14 octobre 2007

LA RECHERCHE DES FUITES D'EAU AEP

La RECHERCHE des FUITES d'EAFUITEBTU (V2)

1 Préambule
2 Définitions / Informations générales
2.1 La population
2.2 Les conditions climatiques (température)
2.3 Les consommations durant le JOUR
2.4 La consommation de NUIT
2.5 Les piscines
2.6 Les fuites
2.7 Les vols d'eau
2.8 La défense incendie
3 La Localisation des fuites
4 L'observation directe
4.1 Observation chez le particulier
4.2 Pour le Distributeur (Dans le réseau)
5 Relevé et suivi des compteurs
5.1 Relevés pour le particulier seulement
5.1.1 Relevé manuel mensuel (ou hebdomadaire)
5.1.2 Relevé à partir de dispositifs de report

5.2 Relevé des Compteurs généraux (distributeur)
5.2.1 Le sens de l'eau
5.2.2 Le contrôle des boucles
5.2.3 Par la télégestion (si elle existe)
5.2.4 Par un relevé radio si c'est possible
5.2.5 Relevé exclusivement manuel

5.3 Le relevé des heures de pompage
5.4 Le relevé des consommations d'énergie
5.5 Le relevé des paramètres des surpresseurs
5.5.1 Le nombre de démarrages des pompes
5.5.2 Le compteur horaire des pompes
5.5.3 L'association radio avec le système

5.6 Le tracé des courbes (Professionnels et particuliers)
6 L'électronique particulière pour compteur horaire et nombre de démarrages
7 L'analyse des résultats
8 La Recherche par l'écoute
8.1 Écoute directe
8.1.1 Chez le particulier : directe ou amplifiée "maison"
8.1.2 Pour le professionnel

9 L'écoute "mathématique" : la corrélation
10 Les bornes d'écoute sous BAC
11 Une Fuite c'est quoi ?
11bis Courbes de débits fonction du diamètre d'un trou

12 Les compteurs intelligents
13 La Recherche des "casses" (ou des vols d'eau)
13.1 Quelle méthode pour mesurer un débit
13.2 L'enregistrement des débits instantanés
13.3 Le piégeage des PI et "autres"
13.4 L'utilisation d'un vieux PC
14 Conclusions

Si vous arrivez directement sur cette page par un moteur de recherche, vous pouvez avoir accès à la table des matières et à chaque article, en page d'accueil.    L'accès se fait par l'un des deux liens en tête de colonne de droite ----->

1 Préambule

La recherche des fuites d'eau dans les réseaux AEP, mais aussi chez les particuliers dans une moindre mesure, est un sujet dont l'importance va croissante.
Cette importance se justifie par la rareté de l'eau destinée à devenir de l'eau potable, par son prix ajouté à celui de l'assainissement, mais aussi d'un point de vue écologique, par les modifications climatiques qui perturbent notre approvisionnement.

Je disais il y a quelques articles, qu'il fallait déjà commencer par éviter les gâchis d'eau potable avant de puiser dans des ressources d'eau fossile. Cela est bien vrai, et pour commencer par les gâchis, il faut bien entendu augmenter de façon importante le ratio des réseaux. (Rapport du total vendu au total pompé)

Toute l'eau puisée devrait être utilisée ! Ne rêvons pas cependant, mais les ratios devraient se trouver largement améliorés notamment dans les toutes petites structures qui n'ont que peu de moyens, mais qui parfois sont dans des luttes électorales stupides.

Nos élus n'ont souvent que peu d'information, excusez moi le terme est impropre, nos élus n'ont souvent que peu de formation sur l'eau potable et la défense incendie.

Ces articles ont pour but de vulgariser pour les élus, mais tout autant pour le public, et je le fais sans concession. Les étudiants en GEMEAU y trouverons aussi des renseignements pratiques utiles.

2 Définitions / Informations générales

La recherche des fuites d'eau est destinée à assurer en premier lieu la sauvegarde de la continuité du service de l'eau pour les abonnés;
En deuxième lieu, cette recherche permet de dégager des ressources financières pour améliorer les réseaux de distribution.
Le traitement pour rendre l'eau potable a un coût qui est en grande partie représenté par le prix du mètre cube (l'eau puisée elle-même étant gratuite)
Enfin la recherche des fuites évite de rejeter en pure perte de l'eau provenant d'une ressource de qualité et préserve ainsi le futur.

La consommation en général et plus précisément celle des ménages, est liée à un certain nombre de paramètres dont les principaux sont examinés ci-après.

2.1 La population

Ce point agit de façon directe sur la consommation, puisque chaque personne humaine a un potentiel de consommation d'eau potable de 2 litres/jour en boisson soit 0.7 M3/an/habitant, mais d'environ 40 M3/an/habitant au nom de la consommation des ménages.
Il y a lieu de faire une parenthèse dès maintenant sur la population sédentaire et sur la population estivale ou de saison. L'observation des consommations au long des mois de l'année pourra donc évoluer simplement par une modification saisonnière dite "normale". Dans ce cas il ne faudrait pas conclure hâtivement vers une fuite…!

2.2 Les conditions climatiques (température)

Là aussi cette consommation peut passer du simple au quadruple en fonction des conditions climatiques et particulièrement de la température, mais aussi de l'humidité.
C'est dans cette rubrique que l'on peut ranger la consommation des animaux de la ferme et principalement des bovins qui sont de gros consommateurs d'eau !
Ne mésestimez pas la consommation d'un élevage de 1000 ou 2000 poulets, c'est loin d'être négligeable ! (quelques mètres cubes/jour !)

2.3 Les consommations durant le JOUR

C'est durant la journée, avec la préparation des repas, la toilette, l'industrie, que les consommations sont les plus importantes. Cette consommation est toujours un maximum. Cette consommation comprend donc l'eau effectivement tirée, mais aussi l'eau qui passe dans les fuites réseau.

2.4 La consommation de NUIT

Elle est le reflet des activités de l'homme et des animaux. Il est tout à fait observable de constater la fin du film à la télévision, et que les personnes passent aux toilettes avant d'aller dire bonjour à Morphée…

Il y a une petite dispersion du fait que personne ne ressemble à son voisin et il y a ainsi une décroissance lente jusqu'à ce que 99% de la population dorme.

Cet endormissement se caractérise par la consommation la plus faible. Ceci représente donc pratiquement le débit minimum et donc le débit de fuite.

C'est à partir des ces valeurs de nuit qu'il y a lieu de savoir si il y a normalité dans la consommation de jour ou non. De plus la valeur de ce débit de fuite peut évoluer et en général augmenter…
Tous les efforts vont se conjuguer sur ces valeurs pour rechercher, LOCALISER ces consommations de pertes.

Les heures d'activité basse en consommation correspondent environ à la fourchette d'heures : 2 H - 5H

2.5 Les piscines

Le problème des piscines se traduit par le fait que pour remplir 50 mètres cubes par exemple, il faut un certain temps…à raison de 1 M3 à l'heure environ, il faudra un peu plus de 2 jours. Le problème n'est pas dans cette consommation qui habituellement ne pose pas de problème particulier.
Le problème est qu'il s'agit d'un débit constant qui pourrait éventuellement être interprété comme une fuite.
Il serait donc tout à fait "citoyen" d'avertir votre distributeur de votre remplissage de piscine, car il détectera une consommation légèrement plus élevée, surtout visible en pleine nuit.
Noter que cette consommation est souvent visible deux nuits ou plus et que l'on pourrait craindre de fait une nouvelle fuite.

2.6 Les fuites

C'est l'objet principal de cet article, et l'obsession de tous les distributeurs. Ces fuites sont les plus mesurables durant la nuit, mais il est difficile, voire impossible de passer sa vie ainsi à la recherche des fuites en pleine nuit.
L'homme vit de jour ! Alors ce sont les machines qui vont analyser ce qui se passe pendant qu'il dort !

2.7 Les vols d'eauMANOU1

Ceux-ci ont lieu de jour majoritairement, sauf pour une catégorie de personnes qui gaspillent nuit et jour.

Pour rappel, ce vol d'eau aux poteaux d'incendie a déjà été traité dans l'article sur les PI, et on trouve :
Les entreprises de TP, les gens du voyage, les entreprises d'assainissement, de nettoyage urbain, les communes…
Il y a parfois les abonnés qui remplissent une piscine et qui prétextent qu'il faut aller vite pour tendre le "liner"...
Il subsiste encore quelques branchements pirates bien naturellement sans compteur… !
J'ai vu également des cas plus vicieux qui s'apparentent à un vol déguisé, mais je préfère ne pas diffuser sur Internet.

2.8 La défense incendie

Elle est très souvent basée sur les réseaux AEP et j'ai malheureusement vu que nos amis pompiers sont parfois étourdis ou simplement polarisés sur le seul feu, à en oublier l'essentiel qui est d'avoir toujours de l'eau.
Alors Messieurs les Sapeurs, si votre tâche est noble, et que vous oubliez de prévenir, vous avez des "petites mains" aux standards téléphoniques qui elles peuvent appeler le distributeur, pour l'informer.
Il est quand même dommage d'apprendre par le journal qu'il y eu un incendie dans telle commune ou d'être appelés pour de l'eau "jaune" (voir plus loin dans cet article).
L'agent des Eaux qui constate un remplissage insuffisant de réservoir et qui n'est pas au courant, va lancer une alerte de fuite à tort et mobiliser ainsi des énergies en pure perte, car il y a certainement d'autres priorités.
Que penser des appels des pompiers parce qu'il y a un manque d'eau ? Là on connaît parfaitement le distributeur ! Comme c'est surprenant !
C'est fini je ne dis plus de mal des autres, mais il y des efforts certains à réaliser !

3 La Localisation des fuites

Cette opération est certainement la plus importante, car c'est de cette analyse que va dépendre la recherche.
Localiser consiste à déterminer une branche particulière, un secteur, parfois équipé d'un compteur général. Parfois il peut s'agir d'une boucle dont la longueur peut aller jusqu'à 15 ou 20 kilomètres avec 5 à 10 communes alimentées.

Il n'y a pas de méthode type mais simplement une série de méthodes qui seront décrites dans les paragraphes qui suivent.

Il faut aussi dire un mot des "vieux fontainiers" qui ont l'expérience et connaissent parfaitement leur réseau. La localisation par eux est souvent extrêmement rapide mais ne repose que sur la mémoire et l'expérience mais beaucoup moins sur l'analyse objective.
Quoi qu'il en soi, cette rapidité a souvent du bon, mais après un échec, il faut bien prendre tous les éléments en analyse.
Le point le plus délicat étant l'échéance du niveau zéro du réservoir. Il faut absolument trouver et éliminer partie de réseau par partie.
S'il n'y a plus d'eau, il n'y aura plus de possibilité de détection ! C'est donc, pour les ruptures importantes l'obligation de retarder l'échéance ultime en mettant en oeuvre toutes les solutions pour maintenir au mieux les niveaux.

On peut cependant remarquer une petite aide de la nature, car les importantes fuites refont souvent surface quelque part à la vision des abonnés ou des agents.

4 L'observation directeVOL_PI

Cette méthode est la plus simple puisque ce sont nos sens qui peuvent nous renseigner. Il n'y a qu'à regarder la photo ci contre, où le tuyau pirate n'a même pas été enlevé !

Il y a la vision, mais il y a aussi l'ouïe et l'odorat !

Rappelons nous que toute fuite crée un sifflement ou suivant les cas un "ronflement" caractéristique.

L'eau potable est presque toujours une eau avec un résiduel de chlore de 0.1 mg/L (obligatoire). Suivant le contexte on peut sentir légèrement l'odeur caractéristique dite "eau de javel".

Il y aussi une "méthode" très importante qui est de sensibiliser les abonnés à appeler au téléphone pour indiquer qu'il y a une fuite. Cela fonctionne encore mais surtout en campagne, car après tout cela coûte encore moins cher que de prendre le tracteur et la tonne à eau pour les bêtes...

4.1 Observation chez le particulier

Le cas le plus simple est représenté par une trace d'eau au sol. Il n'y a qu'à corriger le problème !

Les possibilités chez le particulier restent assez bonnes, mais il y a parfois des cas difficiles. La vision instantanée du compteur en rotation (cas des fuites assez importantes) est un révélateur.

Il y a souvent des fuites dans les dalles en béton, avec des tuyaux non gainés, là on entend, mais on ne peut localiser.
Il y a aussi des fuites sur des branches mortes d'installation (souvent vers l'extérieur, vers des annexes)

Lorsqu'il y a des robinets, il est facile d'éliminer telle branche en regardant l'action sur la rotation du compteur. Une baisse de débit/pression peut aussi indiquer une fuite interne à l'habitation.

Pour une certitude de fuite, n'hésitez pas à "coller" votre oreille sur le réservoir de la chasse d'eau ou sur un tuyau. Vous serez surpris d'entendre que vous pouvez savoir s'il y a fuite ou non.

Si vous n'entendez pas bien, et que vous avez un appareil pour mesurer la tension artérielle, n'hésitez pas à utiliser le stéthoscope sur la tuyauterie ou le réservoir de chasse d'eau. C'est presque aussi performant qu'un appareil d'écoute professionnel. (Et en plus c'est écologique).

Une parenthèse suite à une question: "Sifflement en fin de remplissage de la chasse d'eau est-ce normal  ?" .
C'est tout à fait possible du fait de l'augmentation de la vitesse d'écoulement, mais cela ne doit surtout pas être permanent. Au bout 10 minutes ou un quart d'heure, la chasse d'eau ne devrait plus du tout faire de bruit. Si ce n'est pas le cas vérifiez dans la cuvette s'il n'y aurait pas un écoulement minuscule ! (souvent sans turbulences)

Il n'y a parfois pratiquement aucune rotation visible du compteur et pourtant il y a fuite. A cela plusieurs explications  :
- Le compteur est de type volumétrique et il ne tourne pas de façon proportionnelle au débit mais seulement au rythme du remplissage des chambres de mesure, ce qui est un peu différent. Ces compteurs sont capables de compter une goutte toutes les secondes !
- la deuxième possibilité est que la fuite est petite et que le compteur met beaucoup de temps avant de tourner quelque peu.
A ces dernières possibilités, il y a souvent intérêt à laisser plusieurs heures, voire plusieurs dizaines d'heures sans consommations et relever ainsi avant et après le compteur. (on réalise cette opération souvent la nuit car c'est plus simple d'un point de vue pratique).
Le relevé d'un compteur doit prendre en compte tous les chiffres disponibles. Généralement cela va jusqu'au litre et parfois au dixième de litre.
- Pour rappel les chiffres noirs ou blancs d'un compteur d'abonné représentent les M3 et les chiffres rouges les sous-multiples du M3, 100 litres (hectolitres) , 10 litres (décalitres) , litres, 0.1 litre (décilitres)-

4.2 Pour le Distributeur (Dans le réseau)ABRAHAM_4

Dans ce qui est visible souvent on peut citer l'eau qui sort de terre, qui soulève la route ou qui sort d'une bouche à clé par exemple.
(Dans la photo ci-contre, l'eau s'est répandue sur la route avec aquaplanning d'un véhicule...Le distributeur est responsable dans ce cas.)
Les débits associés sont souvent importants et peuvent mettre à mal les petites structures si la fermeture de la vanne de sectionnement ou de branchement (dans le dernier cas) ne donne rien.
Dans ce qui est de la vision indirecte, on peut citer les traces d'humidité, la couleur de l'herbe dans les prés, ou parfois la fonte de la neige (dans les régions froides).

Il y a les écoulements de fossés ainsi que l'observation des égoûts dont les débits sont jugés importants.
Bien entendu, les compteurs généraux lorsqu'il y en a sont les premiers auxiliaires.

La fermeture de quelques vannes permet d'éliminer des possibilités.

Le serrage d'une vanne et l'écoute "à l'oreille" sur la clé de barrage va renseigner sur l'importance d'un débit. Ce débit ne sera pas quantifié mais seulement qualifié d'important ou non.

Les méthodes de détermination de la nature de l'eau (réseau ou naturelle) par l'analyse au DPD (réactif pour le chlore =diéthyl-paraphénylène diamine) du chlore résiduel ne sont pas réellement très fiables.

5 Relevé et suivi des compteurs

Les compteurs des abonnés ou les compteurs généraux sont les éléments de base de l'analyse des consommations, et de la conclusion de localisation de branche en surconsommation.

5.1 Relevés pour le particulier seulement.

5.1.1 Relevé manuel mensuel (ou hebdomadaire)

Pour le particulier, suivre son compteur d'eau va devenir quelque chose d'important tant le coût de l'eau perdue dans une fuite peut se révéler "énorme".
Il y a lieu de relever au moins mensuellement son compteur d'eau potable. Cela permet plusieurs choses, qui sont des éventuels problèmes dans le regard de comptage, mais aussi de voir une éventuelle rotation plus ou moins rapide du compteur.
(Cela a en outre l'avantage de "se préparer" à la facture, voire de corriger les mauvaises habitudes)

Le compteur étant relevé il suffit de faire la moyenne journalière ou hebdomadaire pour voir si la consommation est "normale". EXCEL est maintenant un outil connu pour bon nombre d'entre nous.

De toutes façons ce relevé va permettre de limiter "la casse" en eau perdue et bien souvent limiter la facture correspondante.
Personnellement je relève tous mes compteurs une fois par semaine. (solaire, EDF, pompes fuel …etc)

5.1.2 Relevé à partir de dispositifs de report GROSBT1

Je vois d'ici la moue face au paragraphe précédent, car le compteur est au fond d'un regard sale, plein de boue, étroit, et vous allez me dire que ce n'est pas possible…(je suis en costard bla bla bla…)
OK mais si vous avez la volonté de le faire (et les moyens), il existe des appareils dits de "report d'index" associés avec une tête de mesure posée sur le compteur. (Environ 100 Euros pour chaque)
Vous avez parfaitement le droit de réaliser cela indépendamment de votre distributeur, à condition de ne pas déplomber le compteur.
L'ensemble est donc composé d'un afficheur ayant quelque intelligence et d'un capteur électronique clipsé ou vissé sur le cadran du compteur. Je vais être honnête en disant que cela est plus pour des industriels car le prix reste élevé pour un simple contrôle de particulier.
Ceci d'autant que le capteur posé sur le compteur n'a une durée de vie que de 14 à 15 ans.

Attention cependant au type de compteur, qui doit pouvoir recevoir la tête électronique qui est spécifique de chaque constructeur. Si le distributeur change de compteur… pas simple !

Dans la photo ci-contre il s'agit d'un ILS tout simple (Interrupteur à Lame Souple) sur un compteur déjà ancien. Ce dispositif est incapable de détecter le sens de l'eau mais on distingue sur ce branchement d'un abonné industriel, vannes, filtre et clapet.

Le cas sera un peu plus délicat s'il y a déjà une tête installée pour les besoins du distributeur, là il faudra le rencontrer et discuter avec lui.

5.2 Relevé des Compteurs généraux (distributeur)

Cette opération est certainement la clef de la recherche des fuites et une grande part de leurs pré- localisations.
Il faut dire dès maintenant que tous les "vieux" compteurs généraux ne pourront pas être équipés pour des relevés à distance. Il sera donc nécessaire de commencer par échanger ces vieux modèles par des modèles équipables de têtes de lecture électroniques.
(Il faudra en même temps supprimer les systèmes double sens avec clapets, vannes et by-pass.)
Seul le cas de relevé manuel pourra se satisfaire de ces vieux matériels souvent à bout de souffle et dont la véracité du comptage double sens n'est pas correcte.
On trouve souvent des compteurs à hélice verticale dont la dynamique est peu élevée et la symétrie mauvaise.

5.2.1 Le sens de l'eau

Suivant les circonstances, dans un réseau maillé, l'eau peut changer de sens et il y a donc lieu de comprendre ce qui se passe.
Tout compteur est en mesure de compter ou décompter suivant le sens. Le résultat est toujours la somme algébrique des débits, à savoir que les débits dans le sens de la flèche de compteur sont considérés comme positifs et ceux du sens opposé comme négatifs.
Ce faisant, il est souvent utile de pouvoir analyser ce qui est passé dans un sens, mais aussi dans l'autre, la somme algébrique étant celle du compteur mécanique (ou éventuellement électronique)

Ainsi l'application la plus simple qu'il soit possible d'imaginer et de compter sur une conduite de refoulement distribution, ce qui monte (refoulement) et ce qui redescend (distribution).

J'ai écrit dans d'autres articles que les compteurs comptaient beaucoup mieux dans le sens direct qu'inverse. Je viens de dire ici exactement le contraire ici, mais je ne me suis pas trompé ! Eh oui, les compteurs généraux sont de type WOLTMAN et sont rigoureusement symétriques, et ils comptent juste d'un côté comme de l'autre. Ouf !
Ce n'est pas le cas des compteurs de vitesse pour abonnés ! Il fallait bien quelques exceptions pour rendre le potage un peu plus consistant !

NOTA : Le signal de "sens" (ou "direction")  ne peut être "extrait" que si il y a une tête électronique. Les anciens capteurs type ILS ne donnent que la somme des impulsions dans les DEUX sens. C'est pourquoi dans les anciens montages, les compteurs qui pouvaient éventuellement tourner dans les deux sens étaient doublés, avec chacun un clapet dans le même sens que celui du compteur correspondant.(le coût !)

Le sens a aussi une importance insoupçonnée par le fait que toute installation a aussi une certaine élasticité. Il y a donc de l'eau qui rentre et qui sort. En cas de défaut de clapet cela devient très important. Il est donc essentiel qu'une tête électronique soit en mesure de réaliser exactement ce que fait le compteur mécanique. Ceci est la condition sine qua non pour que l'index mécanique et l'index électronique soient identiques quelques soient les conditions d'utilisation.
(L'index mécanique -sauf incident- fait seul foi en cas de litige)

5.2.2 Le contrôle des bouclesNOEUDS

Il est nécessaire de pouvoir contrôler l'eau qui arrive en un point d'une boucle. A cette fin, la loi des nœuds, s'applique et dit en l'occurrence que la somme des volumes qui arrivent est égale à la somme des volumes qui en repartent. (normal !)
Dans le cas le plus simple d'un nœud à trois branches, il est donc nécessaire et suffisant de placer deux compteurs sur deux des trois branches. La troisième valeur étant obtenue par la somme algébrique des flux.
D'un point de vue de la précision, ce n'est pas trop bon puisque les incertitudes absolues vont s'ajouter, mais cela suffit largement en général.

Il sera toujours préférable que ces compteurs comptent plustôt qu'ils ne décomptent (précision et simplicité des calculs)

En général, si une fuite est sur une boucle, il sera nécessaire de fermer la boucle et de rechercher ainsi de façon linéaire où la fuite ne passe pas. Elle sera alors entre les deux points où il y a bruit et celui où il n'y a plus rien.

5.2.3 Par la télégestion (si elle existe)

Ces relevés de compteurs sont réalisables par télégestion, car il existe de petits appareils transmetteurs, alimentés sur pile et qui peuvent remplir leur mission durant de longues années. Ces appareils peuvent être connectés au réseau téléphonique tout aussi bien qu'au réseau numérique des téléphones portables.
Il peuvent être consultés ou au contraire décider d'envoyer une alarme (voir ci-après)

Avec les téléphones portables, le problème est souvent un problème de transmission radio, car dans le sol, les ondes se propagent mal ! Des antennes extérieures sont souvent nécessaires (ou une remontée plus proche de la surface du terrain naturel - sans blindages métalliques, voir article sur un "abri surélevé pour compteur d'eau radio"-).

Autre écueil, le prix et/ou la location d'une ligne téléphonique. Il parait certain que louer 70 ou 100 lignes télécoms est du domaine du luxe, (quand c'est possible !) sachant que l'essentiel de la facture sera sur la partie fixe du contrat. Cela reste cependant une solution intéressante, mais surtout par la voie numérique ou GPRS.
Cette solution est bonne mais n'est pas donnée non plus !.

Toutes les structures syndicales ne pourront se payer ce luxe que si les ressources financières sont suffisantes.

5.2.4 Par un relevé radio si c'est possibleCPTRADIO

Autre solution qui est un compromis entre la télégestion et le relevé manuel. Si tous les compteurs ont été mis à jour, il va être possible d'installer des têtes radio électroniques en direct ou déportées.
Ces compteurs pourront être relevés à distance en passant simplement en voiture sans descendre du véhicule dans la majorité des cas.

Ainsi cela évite les accidents avec les tampons fonte toujours très lourds à manœuvrer. Cela évite également les accidents de posture pour descendre dans les regards...

La rapidité est un gain fantastique puisque de un jour et demi voire deux, on peut passer à une matinée pour relever 70 compteurs divers environ. (L'ensemble étant inclus dans un rectangle de 18 x 25 KM)

Cette méthode nécessite l'investissement d'un terminal portable avec son récepteur radio. Il faut aussi un logiciel capable d'extraire les données pour les repasser dans un tableur pour tracer les courbes de consommation enregistrées pour chaque compteur. (compter 2000 à 3000 Euros en premier prix pour le seul matériel)
Des macros sous EXCEL, sont réalisables pour automatiser cet ensemble et n'avoir ainsi qu'à regarder et interpréter les courbes.

Pour gagner du temps, dans les endroits difficiles d'accès comme il y en a souvent, des dispositifs déportés sont installés en hauteur, et la portée peut ainsi atteindre réellement quelques centaines de mètres. La tête électronique ne comporte plus cette fois que le capteur d'impulsions (Tops) et de sens, et est reliée au bloc émetteur situé en hauteur. Le prix de la solution est environ le double d'une tête radio clipsée au compteur.

J'ai expérimenté cette solution avec succès, et il faut considérer cette solution comme une étape importante avant la télégestion. En effet les compteurs seront déjà tous équipés de têtes électroniques déportées et prêts pour dialoguer avec une future télégestion. Ce n'est donc pas un investissement perdu.

A savoir que ces têtes radio directes ou déportées disposent en général d'une possibilité extrêmement utile qui est un deuxième index qui peut être le comptage dans le sens des retours d'eau (sens négatif).
La "boucle est donc bouclée" puisque l'on sait maintenant à partir d'une seule tête et d'un seul compteur compter dans les deux sens.
Comment faisait-on avant ? Oh c'était simple et à la fois, coûteux et monstrueux. On faisait tout un jeu de clapets et de vannes et on installait deux compteurs, avec parfois un by-pass.
Quelles usines à gaz, mais surtout quel coût !

J'ai un jour eu peur de voir le signal de sens de l'eau disparaître sur l'autel du profit d'un grand construteur de compteurs, mais mes protestations ont tout de même servi…
Je pense qu'aujourd'hui l'utilité de ce signal n'est plus à démontrer !

5.2.5 Relevé exclusivement manuel

C'est la dernière méthode et certainement la plus délicate, car la plus pénible, et elle se reproduit invariablement en cas de coup dur, mais le plus souvent de façon hebdomadaire.
Elle devra disparaître tôt ou tard car elle est dangereuse et lente.

5.3 Le relevé des heures de pompage

Ce relevé est effectué comme pour les compteurs généraux et témoigne directement des volumes extraits. Les pompes ont un débit en général parfaitement connu, et il est facile de faire la vérification avec les heures de pompage.
Une différence notoire pourrait constituer un avertissement de casse sur le matériel de pompage ou d'obstruction réseau.

Les heures de pompage témoignent de façon directe de la consommation des abonnés (et des fuites !).

Voir paragraphe des surpresseurs pour l'automatisation des ces relevés. A noter cependant qu'à ce niveau le problème de la présence d'énergie ne se pose pas et que très souvent il y a une ébauche de télégestion qui peut être directement acheminée au centre opérationnel.

Cependant pour l'homogénéité, des analyses de courbes, il peut être utile de réaliser cette double opération à la fois télégestion et à la fois relevé radio, (en attendant le tout télégestion !)

5.4 Le relevé des consommations d'énergie

Cette opération est utile car elle enseigne sur le rendement en KWH/EXHAUREFERM3 qui peut faiblir à certains moments, par usure ou encrassement (cas des pompes d'exhaure par exemple qui peuvent être obstruées dans des boues ferreuses par exemple)
Il y a aussi le rétrécissement des canalisations par les dépôts qui modifie les rendements.

Un essai de relevé radio des consommations électrique a été réalisé avec un petit compteur tarif bleu et une adaptation avec cellule sur la LED témoin qui clignote à 1WH/Flash (je crois). Malheureusement le compteur étant équipé d'une LED verte ou parfois jaune et on n'a pu trouver une cellule dans ces longueurs d'ondes de lumière.
On en est réduit à voir avec EDF si il y a moyen de faire quelque chose pour les petits branchement (ça n'a pas été fait) !
Dans les tarifs EDF vert et jaunes, il y a déjà beaucoup plus de possibilités, mais en général avec des modems spécifiques à EDF et c'est bien dommage qu'il faille encore une race particulière pour les transmissions de données.

5.5 Le relevé des paramètres des surpresseurs

Les surpresseurs sont souvent des équipements que les distributeurs d'eau sont obligés d'utiliser, car les hauteurs d'eau sont trop faibles pour alimenter certains points d'habitations.
A ce jour chacun veut son confort et donc une pression "suffisante" pour faire fonctionner les équipements de la salle d'eau….
Ces surpresseurs doivent être surveillés car ce ne sont que des machines et les pannes ne sont pas rares.

5.5.1 Le nombre de démarrages des pompesSURPRES

Ce paramètre est important car outre le compteur général spécifique EDF, il permet de savoir s'il y a des fuites. Il y a toujours dans ces structures de l'énergie et la possibilité de réaliser une mesure automatique du nombre de démarrage de nuit.
Théoriquement entre 2 heures du matin et 5 heures, il ne devrait pas y avoir de consommations.

Ainsi une courbe "hachée" toutes les 15 minutes témoigne d'une fuite. Cela se retrouve également sur la consommation d'énergie EDF. (1 correspond à "marche" et 0 à "arrêt").

Un dispositif simple permet d'obtenir le nombre de démarrages de pompes avec un petit compteur à impulsions d'automatisme. Un article existe sur le blog bricolsec qui est plus orienté "bricolage"

5.5.2 Le compteur horaire des pompes

Juste en aparté : En eau potable, tout est très souvent doublé par mesure de sécurité, mais tout doit fonctionner, car quelque chose qui ne fonctionne pas s'abîme encore plus vite. Ces éléments fonctionnent donc habituellement en alternance.
Enfin, en cas de fuite sur ce réseau, de même que cela se remarque sur le compteur EDF (toujours existant), cela peut aussi se voir sur le compteur horaire de chaque pompe.

Il peut y avoir un déséquilibre de fonctionnement de pompes, qui ne serait pas vu au niveau EDF. (Ce déséquilibre peut témoigner par exemple d'un thermique sauté ! ).

5.5.3 L'association radio avec le systèmeCPTHORDEM

On vient de voir tout l'intérêt des compteurs horaires de moteurs de pompes et du nombre de démarrages de chaque moteur.

Tout cela peut être automatisé en relevé de compteurs généraux (comme pour les compteurs d'eau). Il faut pour cela un peu d'électronique, car malheureusement les fabricants de compteurs horaires n'ont pas prévu la chose.

Messieurs les concepteurs de compteurs horaires faites nous vite une étude et quelques prototypes…

Bien entendu un automate peut faire le travail, mais même un "tom pouce" a un coût qui devient vite prohibitif sur le nombre.

Cette association de la radio pour un groupe pompe a été réalisée avec un seul émetteur déporté et deux informations sont ainsi traitées par le biais du sens et de l'index. Cet émetteur est donc connecté par deux signaux sens et pulse sur l'électronique développée.

Le principe est le suivant :

Avec un seul émetteur déporté, enregistrer le nombre de démarrages moteur et le temps de fonctionnement. On fait croire ainsi au logiciel qu'il s'agit d'un compteur. Le reste du travail se réalisera de façon automatique par macros sur EXCEL.
Ainsi pour enregistrer un démarrage, il suffit de passer le sens en négatif et d'envoyer un top d'index, cela représentera UN démarrage. Ensuite le sens sera repassé en positif et les impulsions de temps seront comptées. Ces impulsions de temps devront être assez fines mais aussi pas trop nombreuses pour ne pas dépasser les capacités de comptage des ensembles initiaux têtes/compteurs.

Cela fonctionne parfaitement et sera réutilisable avec une future télégestion. Cet appareillage électronique sera réutilisable avec une prochaine télégestion, puisque pour l'instant rien ne permet de traiter ces éléments.consopi1

5.6 Le tracé des courbes (Professionnels et particuliers)

Le tracé des courbes est la phase finale du relevé des valeurs des compteurs. Ce tracé peut être préparé à l'avance sur EXCEL, mais les données devront être cependant archivées immédiatement après entrée dans ACCESS.
Ainsi, l'outil principal de localisation et d'analyse de fuites est EXCEL, mais une fois les valeurs traitées, il peut être inutile de garder 10 années derrière soi. Aussi il y a lieu de supprimer sur EXCEL ce qui n'apporte rien à l'analyse.
Le stockage systématique sur ACCESS servira seulement de possibilité pour revenir en arrière et comparer ainsi des évolutions très éloignées. Les données sur EXCEL pourront être supprimées au seul désirs du responsable et pour permettre une comparaison sans surcharge de données inutiles.

Aucune donnée ne doit être perdue si la règle est de stocker en même temps sur EXCEL et sur ACCESS. Un élément majeur des ces courbes est la PENTE. En effet une variation lente (faible pente) est souvent l'indication d'une activité en croissance, alors qu'une brusque augmentation est plus synonyme de problème. (à traiter avec prudence et discernement)

6 L'électronique particulière pour compteur horaire et
nombre de démarrages

Le principe de cette électronique a été décrit dans le paragraphe dédié aux surpresseurs. Elle fera l'objet d'un article séparé ultérieurement (très probablement sur bricolsec : -Ce n'est pas le compteur simplifié-)

Cette électronique est conçue pour fournir deux signaux à un module de relevé radio. (Signaux de sens et de tops de comptage)

Il serait fort utile qu'un constructeur s'intéresse à ce sujet, car le comptage d'impulsions est un élément relativement simple à traiter, sans aucun protocole et à la merci de tout électrotechnicien.

Dès qu'il faut rentrer dans un protocole (JBUS/MODBUS...), ça devient déjà plus délicat. En eau potable les choses les plus simples sont toujours les meilleures.
Qui pardonnerait au distributeur d'eau de ne pas pouvoir faire sa toilette le matin ? à cause de JBUS…?
Personne ! 

7 L'analyse des résultats

A ce stade, vous disposez de toutes les données de consommations, des alarmes éventuelles. Il reste seulement à définir quels vont être les axes principaux de recherche. Ce sont les compteurs généraux qui vont mettre en évidence les possibilités.
Il serait trop simple de dire que la fuite a lieu à l'endroit X. En général on peut dire que celle-ci est sur tel départ ou dans telle zone.
Une fois la fuite pré-localisée, il y a nécessairement un travail de recherche sur le terrain.

8 La Recherche par l'écoute

Rappelez vous, dès que la vitesse de l'eau augmente, le bruit augmente aussi. Tout n'est qu'une question de vibrations. Ainsi un tout petit trou dans une conduite acier par exemple va produire un son dans le registre des fréquences élevées.
A l'opposé une canalisation béante à faible pression ne produira que des infra-sons, voire quasiment aucun bruit détectable.
Ceci veut dire que lorsque l'on part ainsi en recherche d'UNE fuite repérée sur les graphiques, il faut connaître à peu près son débit, pour savoir démêler les fréquences recherchées de l'ensemble du brouhaha d'une écoute.
Cet ensemble d'indications est de plus rattaché à la pression du lieu : Plus la pression est élevée, plus la vitesse sera élevée et donc plus la fréquence le sera aussi.

8.1 Écoute directe

L'écoute directe se réalise le plus souvent par le professionnel en "collant" son oreille sur sa clef de barrage. Il évalue ainsi grossièrement le débit en fonction du nombre de tours de vanne réalisés. Tout cela est extraordinaire, et on comprend parfaitement qu'il y a là une grande expérience de reconnaissance et de tri des différents bruits qui composent un débit d'eau.
Cela ne s'apprend pas dans les livres mais sur le terrain.

8.1.1 Chez le particulier : directe ou amplifiée "maison"

Pour le particulier qui a vu par son compteur qu'il a une fuite, ou simplement par l'écoute d'un sifflement, il y a la possibilité de mieux écouter avec un appareil très simple qui est le stéthoscope (celui du médecin).
Vous en avez peut-être un pour mesurer votre pression artérielle…Eh bien utilisez le, c'est réellement très amplifié et sans piles !
N'hésitez pas à écouter la chasse d'eau ou un tuyau. Si ça siffle, c'est mauvais, cela veut dire qu'il passe de l'eau !.
Si rien n'est réellement visible pensez également aux tuyaux (cuivre) noyés sans protection dans le béton des dalles…ça ne pardonne pas en général !
Vous pouvez aussi bien entendu écouter sur le tuyau d'arrivée en PEHD. Noter que les bruits sont très différents selon la nature du tuyau.
Si il y a une fuite (ou un débit normal), vous pourrez même entendre le bruit du compteur si celui-ci est de type volumétrique (c'est plus facile à entendre)

8.1.2 Pour le professionnel

Le professionnel ainsi que décrit en début d'article va écouter sur sa clef de barrage en premier lieu pour repérer dans chaque bouche à clef où le bruit de la fuite est le plus important.
Il va écouter directement ou avec un appareil amplifié.
Dans ce dernier cas une sonde est descendue sur le carré de commande d'une vanne, ou la sonde est posée sur la clef de barrage.

La sonde mise directement sur la vanne est préférable, d'autant que certaines clef de barrage sont parfois en tube creux et cela introduit des modifications du son avec éventuellement des résonances.

Cet appareil amplificateur va surtout lui permettre d'éliminer certaines bandes de fréquences qui ne sont pas utiles à la recherche. Ainsi, il va tenter de ne garder que le bruit de la fuite en jouant sur les éliminations de fréquences.

Il va pouvoir ainsi utiliser un filtre "passe bande" qui ne va garder que le signal utile de la fuite (c'est très idéalisé).

A un instant donné, il va pouvoir dire par exemple, que la fuite est située entre les deux points A et B, car c'est depuis ces deux point qu'il perçoit le mieux la fuite.

A partir de là plusieurs possibilités sont offertes.
- La recherche est terminée car il a vu de l'eau au fond d'une bouche à clef...
- La fuite est entre les deux points A et B. Il peut alors écouter au sol en augmentant le gain de l'amplificateur et en suivant à peu près la conduite. Cela ne peut se réaliser qu'en milieu sonore très calme, car les signaux de pollution sonore dus par exemple aux véhicules sont supérieurs en intensité à ceux de la fuite elle même.
Le maximum sonore lui indiquera alors le point de fuite.
A noter que souvent, et suivant la nature du terrain (roche, marne, sables...), la fuite n'est pas à l'endroit prévu, à cause de résonances particulières ou de la position de la fuite sur le tuyau (haut, bas, latérale).
- La corrélation est également à sa disposition, et c'est l'objet du paragraphe suivant.

9 L'écoute "mathématique" : la corrélation

Le plus souvent, lorsque l'écoute a permis de pré-localiser une fuite, il est possible de déterminer l'emplacement précis de la fuite grâce au corrélateur.
L'unité centrale de cet appareil électronique est composée d'un écran LCD, de quelques touches et boutons. Elle est complétée en interne par deux récepteurs radio intégrés, dans les fréquences habituelles de 433 MHz.
En complément indispensable à  l'unité centrale, mais dans deux équipements séparés et autonomes, le corrélateur associe aussi deux balises émettrices radio dans les mêmes fréquences radio que les récepteurs. Les deux balises reçoivent ainsi chacune les signaux de deux capteurs audio (A et B)

L'unité centrale va alors décomposer mathématiquement les signaux AUDIO complexes A et B en une suite de fréquences AUDIO sinusoïdales élémentaires.
A partir de ces éléments, il peut déterminer par le calcul où se trouve la fuite.
Pour ce faire il a besoin d'un certain nombre de paramètres dont les plus importants sont :
- la distance précise entre les bornes émettrices A et B.
- le diamètre de la canalisation
- sa nature (Fonte grise, fonte ductile, PEHD, PVC, fibro  etc)
- l'épaisseur du matériaux de la conduite.

L'appareil a en général deux modes distincts de fonctionnement, un mode automatique dans lequel l'appareil va rechercher dans ses filtres sonores ceux qui sont les mieux adaptés. Il les passera ainsi tous en revue et choisira le meilleur pour ses calculs.
Il y a également un mode manuel où c'est l'opérateur qui décide des fréquences à explorer par rapport notamment au débit prévu.
Ainsi, plus la fuite est importante plus le spectre sonore sera situé très bas dans le registre audible.
À contrario plus la fuite est petite, plus la fréquence sera élevée.

Le résultat apparaîtra alors comme une distance depuis la borne A ou B. Un résultat instable ou placé à tort sur un des points A ou B indique très souvent une impossibilité de trouver la position de la fuite
La distance initiale doit être mesurée à la verticale de la conduite, et avec précision (odomètre de préférence).

Pour les particuliers
Notez que la corrélation ne peut malheureusement pas s'appliquer à une habitation, et difficilement à un branchement particulier.
Dans ce même registre, la simple écoute au sol dans une maison est quasiment impossible, à cause des réflexions des ondes sonores et des résonances sur les éléments en béton. La localisation est quasiment impossible dans la grande majorité des cas. (je pense aux fuites dans une dalle en béton !)

10 Les bornes d'écoute sous BAC

L'écoute est réellement la science de résolution des problèmes de fuites. Une autre race d'appareils est le pré-localisateur de fuites type "PERMALOG" ou bornes autonomes qui sont descendues au fond d'une bouche à clé, et qui enregistrent surtout durant la nuit lorsque les consommations sont quasiment nulles, et qu'il ne reste alors plus que les fuites.
Ces bornes sont ensuite vidées dans un système et replacées plus loin pour de nouvelles détections. Cela s'appelle la recherche systématique, par opposition à la recherche ciblée.
Cependant, ces bornes peuvent aussi être utilisée en mode ciblé lorsque l'on sait qu'il y a des fuites, mais sans savoir où.
Les nouvelles versions de bornes peuvent également transmettre par radio les informations à un véhicule qui passe à proximité.

A l'issue d'une détection de fuite positive, il reste alors à RECHERCHER la fuite théoriquement repérée par la ou les bornes.
Ces bornes n'assurent pas la localisation précise. On parle alors de PRÉ-LOCALISATION !

Ce système est assez onéreux mais permet de trouver bien des petites fuites assez facilement.

11 Une Fuite c'est quoi ?

Une fuite ça peut être une rupture de canalisation (fente sur une section ou sur une grande longueur).
Une fuite ce peut-être aussi un collier de prise en charge dont un boulon a cassé car rongé par la rouille.
Une fuite peut être n'importe quel élément de réseau défectueux (boulons, vannes, joints...etc) ou simplement une canalisation gelée qui dégèle et qui casse !

Une fuite peut aussi être prévisible, car une mauvaise mise en oeuvre d'éléments de raccordement (surfaces de joints par exemple avec les brides).

Pour le particulier qui réalise son installation en PEHD par exemple, il devra veiller particulièrement à l'emmanchement du PEHD dans les jonctions. Il est impératif de réaliser des chanfreins externes sur le PEHD, car cela sera la cause de petites fuites qui ne vont que grossir par la suite, car l'absence de chanfrein va faire un pincement du joint torique qui compensera dans l'immédiat, mais avec le temps et l'usure, celui va s'affaiblir et fuir.

Une fuite ne connaît pas la barrière légale du compteur, et il est tout a fait habituel que le distributeur puisse détecter (à l'écoute) des fuites chez un abonné ! (un WC qui coule par exemple)
(Il le signale toujours !)

Une fuite peut aussi être totalement irréelle (non fondée), c'est le cas de consommations fantômes dues à l'absence de clapets anti-retour (ou douille de purge). Dans ce cas il suffit d'observer son compteur aux heures de forte consommation. Quelle que soit la situation, il ne doit jamais faire de marche arrière.
Il est impératif de monter un clapet (voir article sur les clapets)

Dans la grande majorité des cas une fuite c'est aussi du bruit et cela peut-être aussi malheureusement une inondation. (durant les vacances  par exemple où l'on part sans fermer l'eau...)

11bis Courbes de débits fonction du diamètredebitrou d'un trou

Ces mesures donnent un idée des débits correspondants lors d'une fuite. On se rend compte qu'une fuite sur 24 heures donne tout de suite des valeurs énormes, et qu'il faut y veiller très attentivement...La méthode est tout à fait digne du cours primaire avec les éternelles fuites de robinets...
En effet pour réaliser cela, il faut seulement une montre (chronomètre de préférence) et un arrosoir ou seau. La mesure du volume se fera sur 1, 2 ou 5 minutes suivant la précision ou le volume de stockage disponible. Les précisions restent excellentes et voisines de 1% pour deux minutes. Dans la pratique, plus le diamètre sera important plus on réduira le temps (question de stockage possible)...

Le profane remarquera l'importante incidence de la pression sur le débit et donc les volumes perdus consécutivement à une fuite...Alors attention et surveillez de temps à autre vos compteurs !

12 Les compteurs intelligents

Les nouveaux compteurs à relevé radio disposent de la DÉTECTION DE FUITE.
Pour le principe, il faut trouver sur quelques jours, une période de repos de consommation. Si ce n'est pas le cas, il y a déclaration de fuite sur le terminal du releveur de compteur ainsi qu'au niveau du logiciel de facturation. (Cela ne peut pas être signalé par un voyant à l'abonné à cause d'un problème d'énergie non disponible)

(Ces compteurs intelligents peuvent également effectuer un relevé à date fixe, ou détecter et suivant les cas, mesurer les retours d'eau, contrôler les débits …et  bien d'autres possibilités encore.)

13 La Recherche des "casses" (ou des vols d'eau)

Cette partie concerne seulement les distributeurs bien entendu.

13.1 Quelle méthode pour mesurer un débit

Il y a deux grandes types de mesures :

Par échantillonnage
Un petit point sur les méthodes de mesures utilisées en échantillonnage, car aussi stupide qu'il y paraisse, j'ai en effet vu de "redoutables" entreprises d'automatisation qui osaient compter le nombre d'impulsions d'un compteur durant 5 minutes, quelque soit l'importance du débit.
Pour les débits importants c'était assez bien, il y avait suffisamment de tops compteurs, mais pour les débits faibles, c'était la catastrophe d'un point de vue précision. Je préfère me taire car ils ne méritent pas de pub.
(Je rappelle que les débits faibles représentent le débit de fuite et que cela est de la plus haute importance en adduction d'eau potable)

Pour revenir à la méthode de mesure automatisée d'un débit par échantillonnage, il y a le principe précédent, mais qui n'est valable que pour les débits forts. Plus il y a de tops compteur, meilleure est la précision. (Ici la période d'échantillonnage est de 5 minutes !)

Une autre méthode plus digne est de mesurer précisément le temps entre deux fronts identiques de tops (par exemple à chaque front montant)
Ces mesures de temps peuvent atteindre une précision de 10 millisecondes avec un ordinateur quelconque.
En sachant qu'il y a au moins 1 seconde entre chaque top pour le débit maxi d'un compteur, cela donne donc une précision de 1%, ce qui est quand même mieux que 100% de précision !

Remarquer cependant la nécessité de prévoir un "timeout" (temps imparti dépassé)  sur les débit nuls ou très faibles. (Ceci est à réaliser pour tous les principes de mesures)

En eau potable cette précision de 1% (au minimum) est largement suffisante.
Cette fois plus le débit sera faible, plus précise sera la mesure.

On peut toujours conjuguer ces méthodes pour la meilleure précision et faire une moyenne dans les valeurs intermédiaires de débit.consopi2

Par dépassement de résolution

Il y a enfin une solution qui présente un intérêt certain dans le volume des informations à traiter. Le principe en est le suivant :

Quand on a un débit de 15 M3/h, que ce soit 14.5 ou 15.5 M3/h, dans la surveillance, cela ne va pas changer l'image du monde, on ne fait donc rien et on n'enregistre pas .

Pour être plus précis, il est tout à fait possible de définir ainsi une "RÉSOLUTION" de la mesure qui va considérer que les deux débits précédents ne méritent pas d'enregistrement spécifique, car ils sont trop voisins. Dans l'exemple la résolution pourrait être de 0.5 M3/h

Si toutes fois le débit venait à dépasser cette résolution, alors il y aurait enregistrement, et nouveau centrage sur cette valeur pour une même résolution. (15.6 ferait un enregistrement  !)
Cette méthode peu utilisée est cependant très intéressante dans le stockage d'informations car elle ne traite que ce qui est intéressant. Elle met en évidence les incidents.
Cette méthode donne des courbes dites en escaliers.
La prise des données peut être réalisée suivant n'importe quelle méthode, mais le comptage de temps entre deux impulsions me parait hautement préférable dans le domaine de l'eau potable !

Cette méthode suppose que la précision d'une mesure soit toujours meilleure que la résolution.

13.2 L'enregistrement des débits instantanés

La recherche des débits "extraordinaires" dus aux ruptures de canalisations ou de vols d'eau commence par l'enregistrement permanent des débits.

Les télégestions actuelles le font très bien, mais il n'y a pas toujours la connexion permanente entre le site de supervision et le point de mesure. Dans ces cas, le vidage des informations ne se fera qu'au moment de la connexion -sauf s'il y a une alarme prévue-
Dans ce cas précis, il devra y avoir mise en place d'un seuil programmé au-delà duquel, le point de mesure appellera automatiquement le site central pour indiquer le dépassement.
Cela constituera une ALARME.
Le compteur en alarme de débit va donc être localisé et toute la conduite sera ainsi suspectée.
On peut ainsi assister à une rupture en direct d'une canalisation en fonte grise ou à une prise d'eau illégale. L'augmentation de débit est "verticale" sur des valeurs importantes, seulement limitées par le réseau. (Rappelez vous LA PENTE de la courbe !)

13.3 Le piégeage des PI et "autres"

Les PI (Poteaux d'Incendie) servent à remplir des tonnes à eau, car il faut plus de 45 minutes avec un compteur type "abonné", mais seulement 1 à 2 minutes en général à un PI. Quel gain de temps pour une entreprise ! Dommage que cela s'appelle du vol ! et que cela cause des problèmes de remise en mouvement du biofilm des canalisations.
Une fois le sur-débit détecté, il faut parcourir tout le circuit, et connaître tous les PI pour s'apercevoir que les auteurs du larcin ont disparu sans laisser de carte de visite…

Il est cependant utile de regarder à chaque PI possible s'il n'y a pas de l'eau au sol, pour déterminer s'il y a eu une prise d'eau. Il faut ensuite voir les voisins et savoir ce qui s'est passé.
La prise sur le fait pourra peut-être se faire à un autre moment, surtout n'oubliez pas votre appareil photo ! Mais ne vous faites pas voir…il y a des risques…

Entre gens de bonne intelligence, on finit toujours par s'arranger…avec une facture en bonne et due forme pour un volume non négligeable d'eau ou alors ça va chez le procureur…
C'est bien, mais il y a des limites quand un procureur ne veut pas poursuivre pour X raisons les gens du voyage. Alors là l'égalité en prend un sacré coup et ceux qui ont été facturés s'en souviennent à juste titre, et protestent au nom de l'égalité (ils ont raison, mais je n'ai pas de solution pour les problèmes de société)…

Je vais encore ajouter une anecdote authentique pour montrer que l'on peut parfois "remonter" une prise d'eau "à priori illégale".
Un vieux Monsieur faisait du feu dans son jardin et à côté de son tas de bois !
Il ne s'est pas rendu compte que le tas de bois prenait doucement feu. Il est parti déjeuner  et à un moment donné ses voisins ont du le prévenir et les pompiers avec.
Résultat extinction du feu avec le camion tonne des pompiers sans prendre d'eau sur le réseau. Mais ceux-ci gardent toujours leur camion en charge d'eau. Alors ils ont seulement refait le plein après intervention,  sans aucune précaution (voir mon article sur les PI).

Résultat : plainte le lendemain de quelques habitants du village situé juste après, pour de l'eau jaune. Cette plainte a été analysée, mais en l'absence de télégestion sur le secteur, difficile de retrouver quoi que ce soit.
Mais les langues se délient et j'ai pu apprendre par l'institutrice qu'il avait dû y avoir un feu, et j'ai même su par d'autres personnes que les pompiers ont refait le plein ! Voilà, on fini par trouver, mais là c'était les pompiers et difficile de dire quelque chose. Il faudrait simplement leur faire copier 100 fois qu'ils doivent prévenir le service des eaux même pour 1000 litres (surtout à grande vitesse merci).

13.4 L'utilisation d'un vieux PCSCHEMCENT

Les vieux PC sont pleins de ressources et le DOS a encore de beaux restes. Quand je dis vieux, il faut comprendre ceux qui ont encore une prise DB25  25 broches pour une imprimante parallèle en interface CENTRONICS.

Cette interface parallèle était réellement géniale, car il est possible moyennant une simple petite adaptation, voire aucune, si c'est possible d'enregistrer le débit d'un compteur.

En effet cette interface est bidirectionnelle, et bien que ce soit pour un périphérique de sortie, il y a la possibilité de lire des informations binaires.
Les résistances "pull-up" pour les collecteurs ouverts sont sur le PC, de même que les condensateurs de découplage pour parasites.
Pourquoi ne pas lire les tops compteurs et les compter ? C'est fait !
Quelques dizaines de pages de turbo-pascal 3.0 et il est possible de surveiller ainsi plusieurs compteurs.

(Ce programme sera transmis à ceux qui le désirent.)
Attention cependant car les automaticiens ont la mauvaise habitude de ne pas fixer les potentiels, et il faudra seulement vérifier la possibilité de forcer la masse au négatif de l'alim 24 V de l'automate.

Le schéma est si simple que je le joins ici (pour un seul signal). A vous de le multiplier suivant les besoins et en vous assurant que tous les signaux ont une résistance pull-up, ce qui n'est pas absolument certain.

Attention, toutes les entrées/sorties Centronics ne sont pas en pull-up. Les 4 mentionnées sur le schéma (pin 1,14,16,17) le sont. (et ACK* la 10). Pour les autres il peut y avoir quelques problèmes de niveaux.
Notez au passage les adresses du port de commande 37A et celle du port de status 37A
Les poids affectés aux pins sont dans l'ordre : faibles vers forts : 1,14,16,17, avec respectivement les poids 1,2,4,8 (et 64 pour ACK*)
Pour l'explication, seuls les signaux de commande sont utilisés, et principalement pour le pull-up vers le +5 volts, car ainsi la petite interface n'a besoin d'aucune alimentation. (C'est un gros avantage)
Le port imprimante de base est le port 378 (LPT1)

14 Conclusions

Après tous ces détails, je pense que vous avez dû survoler un peu, car vous ne pensiez pas que ce soit quelque peu compliqué.
C'est pourtant ainsi, et je vais me répéter, car si vous prenez votre douche tous les matins, sans vous soucier de l'eau, c'est parce qu'il y a eu des personnes qui ont veillé.
Jamais en grève, presque toujours de l'eau, que demander de plus c'est déjà le bonheur. Y-a-t-il quelque chose au dessus du bonheur ?
C'est le prochain sujet du bac philo pour 2008 !

Cette dernière phrase quelque peu amusante est une réalité, car la recherche des fuites est quelque chose qui n'est jamais pareil, et à chaque fois, il faut se remettre en question, et ce qui est grave, c'est que très souvent le temps est compté.
Vous avez tout juste le temps de réfléchir au problème et de prendre les bonnes décisions. Passé ce délai, il ne reste plus que l'eau des tuyaux et la pression baisse, et les abonnés les plus hauts en altitude commencent à appeler pour dire qu'ils n'ont plus d'eau.
Heureusement ces importantes ruptures restent rares et presque toujours visibles. (Il est d'ailleurs souvent indiqué dans les règlements de service que les abonnés doivent prévenir lorsqu'ils sont le témoin d'une fuite).

Allez, cherche Médor...! Cherche

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Commentaires sur LA RECHERCHE DES FUITES D'EAU AEP

merci

je suis étudiant justement en bsta GEMEAU, et mon sujet de rapport concerne les fuites sur le réseau d'eau potable d'uzès, leurs détection et aussi leurs réparations, j'avais besoin de quelques renseignement et me voila finalement au bout de l'article avec les réponses.
merci

Posté par jc beis, 25 juin 2008 à 14:27
Re JC

Bonjour,

Très sympa d'avoir laisssé un petit merci.
Si mes modestes connaissances peuvent encore t'aider, ce sera avec plaisir. Je réponds toujours (Tu peux noter mon mail de réponse)
Bonne chance pour la suite.
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 25 juin 2008 à 19:39
Recherche de fuites au laboratoire

Bonjour
Je vais faire un montage pour la détection de fuites sur un réseau maillé(3mailles), je veux utiliser par exemple sur un des noeuds, 3compteurs, sur un des noeuds où je dois simuler les fuites des prises de pression, quelles autres methodes me cnseillez vous?
Merci

Posté par fred, 07 septembre 2008 à 17:19
Re fred, essais fuites laboratoire

Bonjour,
Comme ça, je n'ai pas de méthodes miracle, mais je veux simplement attirer votre attention sur quelques points particuliers.

J'ai cru comprendre que vous souhaitiez contrôler l'absence de fuite sur des prises auxiliaires de mesure de pression.
Si c'est la réalité, un simple compteur avec tête électronique sur la prise de pression, permettrait de s'assurer par le biais de la télégestion que le compteur est à l'arrêt. Tout comptage devrait donc être considéré comme fuite. (hormis fuite sur le compteur lui-même ou son raccordement)

Dans l'absolu et si la méthode précédente n'est pas réalisable, utiliser trois compteurs est théoriquement possible, mais la limite sera donnée par le niveau des débits de fuite...Je m'explique, si vous désirez rechercher des débits très faibles, il ne faudra pas oublier que dans ce cas il s'agit d'une méthode différentielle, et que les erreurs absolues de chaque compteur, vont s'ajouter.
Il se pourrait que votre mesure soit entachée d'une incertitude plus grande que la fuite elle-même !
Il serait nécessaire dans cette optique d'étalonner avec précision l'ensemble des 3 compteurs, pour que les valeurs ajoutées algébriquement, qui, si elles ne sont pas exactes en valeur absolue aient au moins un RAPPORT exact. Je pense que dans ces conditions la détection d'une fuite est possible, mais pas sa mesure précise.

Voir également dans l'article sur les boucles, la détermination du sens de l'eau (en l'absence de compteur).

J'espère avoir répondu à votre demande.
Meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 07 septembre 2008 à 19:32
fuite domestique

Il est très utile de disposer d'un manomètre sur son branchement d'eau. Fermez le robinet général. Si le manomètre baisse il y a une consommation à une chasse d'eau, un robinet, ou une vraie fuite dans votre installation.
Il reste à la trouver )

a+

Posté par jacques, 01 octobre 2008 à 14:04

connaissez-vous un dispositif mécanique qui stoppe l'alimentation en eau lors d'un soutirage anormal et continu d'une quantité donnée (200 l p.ex.)
C'est basé sur un compteur volumétrique et une remise à zéro quand le soutirage s'arrête.
A été commercialisé il y a 20 ans
Merci et félicitation pour vos articles
J

Posté par jacques, 01 octobre 2008 à 14:30
Re jacques

bonjour,
Une excellente idée pour le premier message, et qui ressemble au test d'épreuve des nouvelles canalisations.
Pour le deuxième commentaire, je ne connais pas spécifiquement ce système, mais j'ai déjà vu des systèmes très bizarres... A ce jour, je verrais plus un compteur avec tête à impulsions, une électrovanne et un compteur électromécanique à pré-sélection. Meilleures salutations. lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 01 octobre 2008 à 17:39
programme en turbo-pascal

Bonjour, je serais intéressé par le programme pour enregistrer le débit d'un compteur.
Merci
Cordialement

Posté par hacen, 13 novembre 2008 à 14:39
Re Turbo Pascal

Bonjour,
Je vais vous faire parvenir la version pour 3 compteurs. Noter que ceci ne fonctionne que sur de vieilles machines sous DOS et avec port LPT physiquement présent (sans émulation).
Ce programme a été développé sous TURBO PASCAL 3 de BORLAND
Je ne garanti pas qu'il n'y pas de bugs, car cela fait 12 années de passées et il est possible qu'il y ait des modifs non répertoriées.

J'insiste surtout sur l'aspect des mesures de débit "intelligentes" en déclarant au départ une résolution. Cela limite les mesures inutiles et conserve toute la vraisemblance des valeurs. Il est même ainsi possible de vérifier le bruit de fond d'un pompage.
Bonne continuation et meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 13 novembre 2008 à 16:41
un gros probleme

bonjour, je ne suis pas une specialiste des réseaux d'eau, mais il semblerait que j'ai un gros problème.. je suis dans une maison neuve (branchement réseaux 09/2004). Le branchement qui relie le reseau principal a ma maison traverse la propriété de mon voisin. 1ére année conso "normale" puis à partir de la 2éme grosse conco: en moyenne 300m3 / an. relevé de compteur, recherche de fuite ... rien. le syndicat des eaux ma dit que cela etait possible. on n'est pas des gaspi (récup eaux de pluie, LV, chasse économique...). la semaine dernière pendant 3 jours relevés matin et soir (mon voisin me voit relevé) conso sur 3 j: 800l. Hier soir relevé, 6 jours depuis le dernier relevé : 11.6 m3!!!!!!.
mon plombier va venir m'installer un sous compteur dans ma propriété pour pouvoir voir si il y a pontage.. ce que je voudrais savoir c'est: est-ce qu'une fuite est réguliere ou peut elle changer de débit suivant divers critère?
j'ai fait un relevé sur une nuit conso: 0
je vous remercie par avance des réponses que vous pourrait m'apportées. meilleures salutations

Posté par delphine, 17 novembre 2008 à 09:30
Re gros problème

Bonjour,

Une réponse précise pour commencer : Une fuite a toujours tendance à augmenter dans 99% des cas.

La mesure pour des nuits complètes donnant 0 M3 (au litre près je suppose) est une très bonne opération qui indique que votre installation est exempte de fuites et que le chauffe eau ne fuit pas au groupe de sécurité.

Votre Syndicat n'aurait jamais dû accepter de passer votre branchement par chez votre voisin, mais en dehors de cela j'ai besoin de renseignements complémentaires pour être plus précis.

- Où se trouve votre compteur (chez vous, dans votre maison ou dans un regard sur le terrain de votre voisin, ou sur un terrain vous appartenant en bordure de voie publique ? S'agit-il d'un regard en béton ou préfabriqué ?

- Avez vous un clapet anti-retour (Voir l'article sur le clapet anti-retour dans ce même blog) S'il y a des problèmes de ce type, vous verriez des changements de sens du compteur

- Votre compteur est de quel type (vitesse ou volumétrique, me donner la marque et le type je saurai !)

- Demandez donc un (vieux) compteur de vitesse non bloqué à votre Syndicat ou au fontainier. cela vous évitera une dépense.

- Quelle est le diamètre et la nature de votre tuyau de branchement (PEHD bande bleue 25 ou 32 habituellement ?) ainsi que la longueur approximative depuis le compteur.

- Enfin, un Syndicat digne de son nom se doit d'aider dans la mesure de ses moyens ses abonnés qui ont des difficultés. Au pire si rien n'est découvert, Il pourrait par exemple vous mettre un report d'index provisoire dans votre habitation de façon à ce que vous puissiez surveiller vos consommations et peut être ???
Je ne sais trop quoi penser !

En l'attente, meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 17 novembre 2008 à 17:53
renseignements

bonjour et merci de m'avoir repondu aussi vite. je pense avoir les reponses.
- pour la conso de nuit 0 litre
-chauffes eau testé: j'ai récuperé l'eau dans une bassine sur 3 j: env 1L (chauffe eau solaire)
-le compteur est situé dans un regard béton (sec)en bordure de voie publique devant le portail de mon voisin
-le compteur est équipé d'un disconnecteur avec 2 vis de purges
-la longueur du tuyau est d'env. 50m dont 30 passe chez mon voisin.(diam 25)
le plombier m'installe cet a.m un compteur chez moi en limite des deux terrains. si au bout de quelque temps il existe une diff de conso entre ces deux, puis-je penser que de l'eau est ponctuellement puisée entre ces deux points?
meilleures salutations.

Posté par delphine, 18 novembre 2008 à 09:58
oubli!!

le compteur est de marque sensus type d86.
salutations.

Posté par delphine, 18 novembre 2008 à 10:04
Re 2 delphine

Bonjour,

Compteur à jets multiples de classe B c'est à dire comptant à priori correctement. Sur ce type à jets multiples faire attention à l'encrassement (et aux éventuels graviers) qui peut se révéler un peu à votre désavantage (augmentation de vitesse)

Pour le reste je ne pense pas qu'il s'agisse de disconnecteur, mais seulement d'une douille de purge (c'est un clapet : voir mon article sur les clapets)

Chauffe eau, rien à dire c'est correct.

Tuyau de 25 à priori bande bleue, donc c'est correct, mais 50 mètres c'est tout de même un peu long pour un diamètre assez petit ? Reste à voir si ce tuyau a été placé dans une gaine de protection ? Vous pouvez aussi regarder mon article "je raccorde ma maison au réseau..." sur le blog frère bricolsec.

Pour la mise en place du compteur je ne vous recommande pas du tout de placer le 2ème compteur en limite de terrain, uniquement POUR NE PAS COUPER ce tuyau et créer d'éventuelles fuites ultérieures.
Je vous recommande simplement de l'installer dans votre maison juste à l'arrivée, car à priori vous êtes maître sur votre terrain, donc il y a peu de chances qu'il y ait des détournements d'eau. Donc dans l'ordre raccord PEHD avec Robinet d'arrêt d'entrée maison, puis compteur.

Je reste tout de même très circonspect sur le sujet car autant de telles situations sont possibles sur d'anciens branchements, autant sur des branchements neufs c'est peu probable sauf sur des "branchements de branchements".

J'insiste encore sur l'abérration de passage du tuyau chez votre voisin.

Une dernière indication ! Vous a-t-on montré où est votre bouche à clef ? car vous devriez en avoir une pour votre seule habitation ! Il est recommandé aux usagers de connaître sa position pour l'indiquer aux agents lors de problèmes. C'est votre dernier rempart en cas de fuite importante pour que le Syndicat puisse couper l'eau et limiter les dégâts.
Si vous n'avez pas de bouche à clef c'est très embêtant car tout serait possible. Au pire vous pouvez demander que l'on vous coupe provisoirement l'eau pour vérification (peut-être payant ?) Ne manquez pas de rencontrer le Président de ce Syndicat et de discuter avec lui.
Je pense n'avoir rien oublié, meilleures salutations.
bricolsec/lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 18 novembre 2008 à 11:10
Compteur d'eau dans zone privative ?

Bonjour,

Nous sommes propriétaires depuis 5 ans d’une maison au fond d’une impasse privative goudronnée : en effet, notre maison appartient à une copropriété de 200 maisons et notre impasse est gérée par la copropriété.

Le compteur d’eau de notre maison (ainsi que les compteurs de 3 autres voisins) est situé en début d’impasse à plus de 60 mètres de notre maison et le tuyau est en plomb pour nous et un seul autre des 3 voisins. Depuis notre installation, nous avons dû faire face à plusieurs fuites d’eau du tuyau en plomb et nous sommes en permanence inquiets d’avoir une nouvelle fuite et surtout de pouvoir s’en apercevoir à temps !

Nous avons demandé à Veolia qui gère la distribution de l’eau sur notre commune, de nous raccorder devant notre maison mais ils nous ont dit ne pas pouvoir faire de modification car c’est une impasse privative. En même temps, pour le gaz (que nous n’utilisons pas du reste car tout électrique), l’armoire de raccordement est bien située devant chacune de nos maisons.

Le syndicat de copropriété de son côté nous dit que pour changer le tuyau de plomb, tout est à notre charge : je vous laisse imaginer le coût pour nous de 60m de bitume à casser et à reboucher pour changer le tuyau de plomb. Pourriez-vous nous dire si les positions de Veolia et de notre syndic de copropriété sont correctes et si effectivement tout est à notre charge ? Que nous conseilleriez-vous de faire dans notre situation ?

Posté par Travaux356, 28 décembre 2008 à 10:47
Re fuite Pb Travaux356

Bonjour,
Plusieurs éléments vont étayer ma réponse :

Les tuyaux en plomb sont premièrement voués au remplacement car toxiques, et de plus ils autorisent des fuites de type "tête d'épingle", qui si elles ne font pas d'énormes consommations, nécessitent une surveillance constante car la durée fait le volume ! Je terminerai ma réponse par la description de solutions possibles à moindre frais.

Véolia est parfaitement en droit puisque les compteurs sont en limite du domaine public sur le domaine privé.

Votre Syndic et/ou le propriétaire précédent auraient dû vous signaler cet aspect du raccordement à l'eau potable puisqu'un texte de loi existe pour les doses de plomb à l'horizon 2013 (voir mes autres articles). Il peut s'agir de dissimulation ?! Justice ? à vous de voir, mais ça ne règlera pas votre problème sur le fond !

Chaque concessionnaire a en responsabilité son propre réseau et que le gaz soit en limite de votre propriété est une bonne affaire pour vous ! Cela ne serait plus le cas aujourd'hui très certainement.
Il faut remarquer dans ces affaires TOUJOURS litigieuses, que ce sont les promoteurs qui sont les principaux responsables de ces situations. En effet, cela évite des frais aux communes qui sont toujours prêtes à récupérer les impôts mais qui ont toujours la main sur le porte monnaie pour les nouveaux arrivants.
En ce sens il faut aussi savoir si une demande officielle de reprise de voirie a été transmise à la commune. Si ce n'est pas le cas, je ne peux que vous engager à motiver votre Syndic pour qu'il en fasse la demande, à moins que ce ne soit pas la vocation du lotissement…?

Vous grouper à 3 pour passer les tuyaux resterait tout de même assez onéreux. Je pense qu'il y a lieu de voir autrement le problème. Il vous faut une solution temporaire, jusqu'à la réfection ou la nécessité de refaire la voirie. En effet avoir un compteur sur une zone qui n'est pas votre propriété est un problème majeur qui ne devrait plus exister aujourd'hui. Ceci veut dire que les communes ne devraient plus refuser les reprises de voirie sur demande du Syndic…(Là c'est le "public" qui n'est pas toujours "pro"). Mais les Syndics ne sont pas toujours "clean" non plus.
De plus, à terme, dans ces situations "installées", les compteurs resteront souvent à leur place, jusqu'à l'amortissement et la reprise d'ici 50 ou 100 ans, mais des dispositifs de surveillance à distance devraient être installés depuis chaque compteur jusqu'à chaque maison. (Les solutions radio individuelles sont encore peu développées, et la propagation pourrait être limite). 200 tuyaux sous une chaussée est quelque chose d'ingérable en eau potable, et une reprise ne peut se faire qu'à partir d'un adducteur unique, et donc d'un compteur devant chaque habitation.

Ce que je vous propose en attente d'une solution de reprise de la voirie avec passage de gaines pour le relevé individuel est un TUBAGE DU TUYAU PLOMB PAR UNE CHEMISE PVC. C'est un pis aller qui vous permettra de temporiser en attente d'une meilleure solution.
Je déconseille toujours cette solution qui peut se révéler sanitairement plus mauvaise que le simple tuyau plomb en place, mais….
Des entreprises spécialisées font ce genre de travail (cette gaine de PVC est enfilée dans le tuyau et est dilatée à l'eau chaude pour prendre la forme). Renseignez vous auprès de Véolia qui devrait vous donner quelques noms d'entreprises (ils doivent aussi le faire !)

Enfin en dernière solution, à mi chemin des deux extrêmes il existe le TIRAGE DU TUYAU plomb par un câble acier. Vu la longueur, il sera nécessaire de réaliser quelques "trous" intermédiaires, avec une nécessaire réfection de chaussée.

Les solutions de regroupement avec vos voisins restent toujours utiles pour la minimisation des frais de déplacement de matériels. (Faites faire des devis à l'unité pour mesurer l'effort des entreprises pour plusieurs chantiers proches).

Meilleurs vœux et meilleures salutations.
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 28 décembre 2008 à 14:10
Compteur d'eau dans zone privative (suite)

Bonjour,

Merci pour votre longue réponse. Il n'y aura pas de reprise de voirie car effectivement ce n'est pas la vocation de la copropriété et cette impasse restera donc bien privée et gérée par la copropriété. En fait, nous ne sommes que 2 maisons à avoir des tuyaux en plomb dans cette impasse, les autres 198 maisons étant situées sur d'autres voies privatives ont bénéficié en leur temps d'un adducteur unique avec compteur d'eau devant chaque maison. Notre impasse étant à l'écart, nous n'avons pas bénéficié des mêmes conditions pour la desserte en eau. La solution de tubage ne me semble effectivement pas viable sanitairement, en revanche un procédé d'extraction sans tranchée avec câble me semble intéressant. Savez-vous comment trouver des professionnels pouvant proposer ce type de solution ? Pensez-vous que tout est à notre charge ou que la copropriété peut prendre en charge une partie des travaux ?

Posté par Travaux356, 04 janvier 2009 à 11:25
Re 2 Travaux356

Bonjour,
Attention, si personnellement je n'ai pas confiance au tubage PVC dans la durée, cela ne veut pas dire que dans l'immédiat ça n'est pas une solution utile et qui plus est répondrait parfaitement aux problèmes de fuites !
Pour le tirage, cela se réalise avec un gros camion ou une grosse pelle mécanique. (Il faut aussi pouvoir avoir du recul pour tirer)
Il faudra aussi faire des trous intermédiaires suivant la résistance du terrain. (Tous les 10 à 20 mètres environ)
Passer le câble dans le tuyau plomb. Le câble et le plomb seront pincés ensembles avec des serre-câbles. L'extrémité opposée au tirage du câble sera ensuite équipée d'un "tire PEHD" et du PEHD. Une lubrification à l'eau devra être réalisée sur le PEHD qui suivra en même temps le plomb. Lors du tirage, le câble ne devra pas être abîmé et des risques de ruptures sont possibles. (Une "grenouille" devra être utilisée au point de traction).
(Cette opération peut aussi marquer le PEHD sur la longueur).
Il faut rencontrer les patrons des entreprises de TP locales, et voir celle qui saura faire, mais qui a déjà pratiqué la méthode.
Le câble doit avoir une résistance élevée et un diamètre mini de 10 mm. Il faut aussi prévoir le cas où ça casse, il faut des dispositifs de repérage depuis la surface, et une solution de secours au cas où le tuyau a des coudes ou des écrasements qui bloquent le passage du câble ou une rupture de câble.

Vous avez aussi la fusée à choc type "GRUND.." mais il faut la certitude d'absence de tout réseau ou obstacle sur la trajectoire.
Quelques soient les solutions retenues faites toujours déposer une DICT chez les différents concessionnaires de réseau, ainsi qu'au responsable du Syndic.

Pour la prise en charge des coûts c'est le domaine privé qui régit ces éléments ! Je ne peux rien dire sur ce sujet, et le mieux est d'essayer d'obtenir une participation amiable du Syndic.
Meilleures salutations.
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 04 janvier 2009 à 19:34

Merci de votre aide et de votre temps.

Cordialement,

Posté par Travaux356, 07 janvier 2009 à 22:43
Faire une expérience sur la détection des fuites d'eau

Bonjour, je suis étudiant en classe préparatoire et je dois présenter un "mémoire" sur un thème que j'ai choisi : "La détection des fuites d'eau dans les canalisations".
Je suis en binôme et l'objectif serait d'arriver à réaliser une expérience assez simple. Le jury attend un investissement personnel et une grande valeur ajoutée. Nous nous sommes intéressés à la corrélation acoustique qui est un moyen très efficace de détecter les fuites. L'étude théorique n'est pas très compliquée mais l'idée serait de faire des expériences avec des tuyaux par exemple.

Comment pourrais-je réaliser une telle expérience ? Selon vous, quelles autres expériences pourrais-je réaliser ?
La meilleure chose serait de faire un petit "circuit" de tuyau et de créer une fuite afin de la détecter. Cependant la corrélation acoustique demande du matériel assez spécial et est donc difficilement réalisable. Avec quels capteurs (débitmètre, manomètre...) pourrais-je détecter ces fuites ? Le but serait ensuite de faire varier les paramètres : matière des tuyaux, taille de la fuite, position du capteur afin de faire des courbes et de les confronter à l'étude théorique. Sinon, existe-il des logiciels simples qui permettent de modéliser ces expériences ?

Merci beaucoup

Cordialement

Posté par Maxime, 18 janvier 2009 à 10:10
Re corrélation

Bonjour,
J'ai eu utilisé un petit corrélateur portatif de marque Fast, avec deux balises radio en transmission. Le matériel était portable et bien conçu. (Vous pourrez essayer de vous en faire prêter un ?)
(Pour les non professionnels, une fuite n'est pas autre chose qu'une petite consommation)

Je ne pense pas que vos moyens financiers, pas plus que l'obtention d'accords pour créer des fuites soient possibles, aussi il faudrait faire avec l'existant, sans aucune fouille.

Je pensais initialement aux branchements pour les bêtes, dans les pâtures et très souvent situés sur une conduite principale. A la réflexion, il pourrait y avoir quelques phénomènes d'amortissement à cause de quelques décimètres de longueur de branchements. Aussi je crois que la meilleure méthode serait d'utiliser une VIDANGE. Cela vous permettrait avec un Té et une petite vanne d'obturation 20x27, d'avoir la fuite et la pression.
De plus pour vous rapprocher des conditions réelles, quelques bouchons 20x27 en laiton percé de différentes sections vous permettraient d'avoir un minimum de perturbations dues aux éléments mis en oeuvres. (À placer directement sur la petite vanne ou même sur la vanne de vidange si elle est en bon état...?)

Pour cette opération, vous pourrez vous rapprocher beaucoup plus facilement des structures publiques, car pour les affermages, il n'y a que le profit comme religion.
Il faut donc trouver un Syndicat ayant de la fonte grise, ductile, du PVC et peut-être même un peu de PEHD en 63, 75 ou 90.
La structure devrait avoir un maximum de sections et de types de canalisations pour ne pas changer de syndicat en cours de campagne de mesures.

Pour le paramètre débit de la fuite, un simple compteur (en charge) et un bon chronomètre, voire un récipient et toujours le chronomètre sont largement suffisants et donnent avec un temps de mesure de quelques minutes, une excellente précision. Cela vous évitera bien des problèmes annexes, car un débitmètre de petit débit est cher et n'est pas chose très courante, et il faut de plus rétrécir la section pour avoir une "bonne" vitesse. Il faut aussi penser que cette mesure de débit doit se faire en charge. (Il faudrait retirer l'appareil de mesure de débit après calibrage)

Pour le paramètre pression, vous avez des manomètres numériques de bonne précision, avec valeur max, min, moyenne et instantanée. Cependant, ce paramètre ne pourra pas varier fortement dans ce cadre de mesures sur "vidanges". (Au pire, pression différentes lors des valeurs avec ou sans pompage, ou pression diminuée artificiellement par le serrage d'une vanne de sectionnement, à la condition qu'il y ait un débit minimum bien évidemment.

J'attire également votre attention sur la nature du terrain qui a une très grande importance, ainsi que la position de la fuite sur la circonférence (vers le bas ou le haut ou latérale), ainsi que la forme de la fuite, suivant une génératrice ou suivant une circonférence (casses), voire simplement ponctuelle (trou de fuite).

Pour éviter des mesures variables en pression, peu faciles à réaliser, je vais mettre rapidement dans cet article une mesure effectuée pour des trous de 1.5 mm à 6 mm pour deux pressions de 7.5 bars et 3.5 bars.

Bon courage et meilleures salutations. (A l'issue de votre mémoire, je serais intéressé de le lire).

lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 18 janvier 2009 à 14:58
Expériences

Bonour,
Je vous avais contacté il y a quelques temps concernant des expériences sur la détection des fuites d'eau par corrélation acoustique.

J'ai vu votre expérience sur les mesures de débits en fonction du diamètre des trous et de la pression et j'aimerais la réaliser moi même.

Si j'ai bien compris, il suffit d'adapter des petits tuyaux de différents diamètres sur le robinet et de faire couler l'eau en mesurant le temps puis on en déduit simplement le débit en fonction du volume recueilli. Cependant, comment avez vous fait varier la pression, et surtout, comment l'avez vous mesurée ?

L'idée serait de "créer" une étude de cas personnelle en déterminant tout d'abord les pertes d'eau en fonction du diamètre d'un trou qui modéliserait une fuite et de la pression. Je pourrais alors modéliser un réseau avec plusieurs fuites, de tel ou tel diamètre...et évaluer les pertes.

Merci d'avance

Cordialement

Posté par Maxime Louyot, 11 mars 2009 à 14:25
Re Maxime

Bonjour,
C'est très simple ! Un bout de tuyau d'arrosage un robinet 1/4 de tour 20x27, si possible près du bout, avec un écrou collet battu et une ancienne pièce de 20 centimes de Franc percée (cette pièce en laiton avait juste le diamètre) ainsi que des joints pour l'étanchéité. Bien purger et tout est prêt.
On ouvre le robinet avec sa pièce percée en extrémité dans un arrosoir et c'est tout (avec le chronomètre...)

Il n'y a donc pas de tuyau de diamètres différents mais seulement un trou au diamètre de perçage de la pièce de 20 centimes. On reperce au fur et à mesure de plus en plus gros et/ou en réglant les pressions au réducteur.

J'ai la chance d'avoir une pression de 7.5 bars au réseau, et donc pour les différentes pressions plus basses, un réducteur de pression suffit bien entendu. La mesure de pression a été réalisée avec un simple manomètre.
(A remarquer qu'à ces faibles débits, la pression statique et quasiment identique à la pression dynamique).

J'attire votre attention sur la forme de cette fuite sans saillie intérieure et raccordement à angle vifs sans conduite (épaisseur de la pièce) qui est un cas spécifique.

J'ai seulement cherché dans cet exemple une approximation permettant de fixer très simplement les idées. Voir "Bernouilli" pour plus de précisions.

En souhaitant avoir répondu à vos questions, meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 11 mars 2009 à 18:04
Fuite en dalle

Bonjour,
Merci pour ces informations déjà précieuses
Je suis victime collatérale d'une fuite en dalle dans mon appartement (immeuble de 1996) à cause de tuyaux de cuivre enterrés directement dans le béton. Une fuite s'est ainsi déclarée hier chez le voisin dessous (rien chez moi), et la solution que me propose le syndic est de faire passer les conduits eau chaude / eau froide (c'est du 1.6cm je pense) en apparent, ce qui va entrainer des travaux conséquent vue l'organisation intérieure de mon appartement.
J'avais entendu parler il y a peu de la possibilité de 'fourreauter' (je ne sais si le terme est exact) en passant à l'intérieur des conduits existant sous dalle un conduit (en PE?) pour résoudre le pbm de fuite.

Ma question est la suivante : est ce effectivement réalisable, avec quelles contraintes, et quels impact éventuels (perte de débit du fait de la moindre section, coup de bélier car mitigeur .. ?)

Merci d'avance

Encore bravo pour le site
Cordialement,

Philippe

Posté par Philippe, 13 mars 2009 à 11:37
Re Philippe

Bonjour et Merci,
Vous pouvez peut-être voir aussi avec le Syndic et le maître d'oeuvre qui a montré sa négligence en laissant ce genre de choses se réaliser...
Pour la correction du problème, je ne peux que recommander de "l'accessible".
Je suis désolé pour l'aspect esthétique, car je suis d'accord qu'un tuyau n'est pas le "summum de la beauté", mais c'est un élément qui mérite toute notre attention car il véhicule annuellement tout de même une bonne centaine de tonnes d'eau...Oui, oui ! Cela évite des portages d'eau inutiles et éreintants !

Il est effectivement possible de faire réaliser des "chaussettes" en PVC, qui sont très fines et limitent ainsi les pertes de charge. (voir les grands noms de l'eau potable qui utilisent ce procédé pour tuber les tuyaux plomb. Cela se réalise à l'eau chaude pour la déformation et l'application sur la conduite existante sous pression)
Ce procédé n'est donc pas applicable aux circuits d'eau chaude...!
De plus, j'ai une confiance limitée à cause des joints d'extrémités qui peuvent retourner de l'eau entre l'ancien tuyau et la "chaussette".
Alors ce qui s'est produit avec un des réseaux (chaud ou froid) se reproduira mathématiquement avec l'autre. D'autre part le tubage du plomb est différents du tubage cuivre, car avec le cuivre, des bavures (internes) issues de l'installation initiale, peuvent largement rendre la solution caduque en perçant de nouveau le PVC. Vu le risque, je ne le ferais pas...mais c'est un avis personnel et professionnel ! A vous de juger.

Pour la question des débits il n'y a pas de véritables pertes car l'épaisseur est de quelques dixièmes de millimètre, et donc acceptable.

L'autre solution de pouvoir tuber avec un PER (à froid) entrainerait des pertes conséquentes (à cause de l'épaisseur plus importante) en supposant qu'il n'y ait pas de coudes et de trouver un diamètre de PER qui puisse correspondre sans trop de frottements à l'introduction dans un tube de 16. (Le même problème des bavures de cuivre se présentera également).
Un deuxième problème est la dilatation importante du PER qui ne pourra plus se réaliser tant la gaine sera proche du tuyau...
De plus dans une dalle il ne devrait y avoir aucun raccord susceptible de fuir.
Il faudrait ensuite accéder aux départs en cassant une partie pour pouvoir introduire le PER. C'est encore pire en termes de travaux conséquents, car le sol sera en plus affecté avec une partie des remontées dans les murs...
Ma réponse qui est aussi un conseil est non équivoque : TOUT en apparent et en cuivre !

Désolé, mais c'est la sagesse qui parle, car on ne vous pardonnerait pas une deuxième inondation du voisin du dessous au niveau des assurances, et votre propre assurance pourrait se retourner vers vous (surprime) car elle serait alors obligée de donner une contre partie à l'assurance du voisin d'en dessous...
Désolé de cette réponse qui ne va pas dans votre idée initiale, mais mes Meilleures salutations vous accompagnent.
bricolsec

Posté par bricolsec, 13 mars 2009 à 14:06
consommation fantôme

Bonsoir,
Je m'adresse à vous, ne sachant que faire.
A certains moments, mon compteur d'eau continue à tourner, même lorsque l'arrivée générale d'eau est coupée. Je ne pense pas qu'il puisse s'agir d'une fuite car le phénomène est intermittent. (0 consommation pendant 3 heures). J'ai remarqué des baisses de pression depuis quelques semaines, notamment aux heures de pointe, et il arrive même qu'en dépit du fait que mon compteur tourne à plein régime, mes robinets ne donnent plus d'eau du tout! Serais-je "piratée?" Je pensais que cela n'était PLUS possible. Pour information, ma consommation d'eau a doublé: j'ai contacté l'assurance à laquelle j'ai souscrit et qui doit s'occuper des 20 mètres séparant le compteur de mon habitation, pour m'entendre dire qu'ils ne pouvaient rien faire... que me conseiller de creuser moi-même afin de découvrir un éventuel détournement. 60 cms d'enfouissement! Sur 20 m! Demain, c'est férié. Je ne pourrais contacter la Saur que dans 2 jours: sont-ils compétents pour les recherches à effectuer? Me seront-elles facturées? Merci pour votre réponse, cordialement, Corinne

Posté par frenchy, 01 juin 2009 à 00:20
Re Frenchy Consommations fantômes

Bonjour,
Ces cas de branchements piratés par une tierce personne sont très très rares, et je n'y crois pas vraiment. On va lever le doute tout de suite !.

La première des choses est de vous mettre en observation devant votre compteur et de regarder lorsqu'il tourne (sans que vous consommiez), si il tourne DANS LES DEUX SENS.

Si il tourne toujours dans un sens et dans le sens du COMPTAGE 1,2,3…, vous avez peut-être un branchement pirate ? Il n'est peut-être pas nécessaire de creuser pour le savoir, on peut avoir une bonne idée en passant un appareil (flexi…) dont on lui demandera seulement s'il rencontre des obstacles (Té…) Je vous dit tout de même que j'y crois assez peu.


Si le compteur tourne dans les deux sens, ce qui suit est d'actualité.
Le cas est très intéressant car on peut déjà affirmer que le réseau AEP de votre secteur est relativement faible, car il ne ferait aucun doute que la pression change du tout au tout en fonction de la demande des usagers du secteur. Les pertes de charge sont si élevées que votre branchement n'est même plus alimenté. (Il est également possible que l'air soit dû à un point haut de ce réseau).
Il est nécessaire de faire un enregistrement de pression (par la SAUR et GRATUIT (assurez vous en !), car vous êtes MAL DESSERVIE si à un moment vous n'avez plus d'eau).
D'un point de vue sanitaire, ce n'est pas très bon non plus (faites le valoir)

Vous êtes cependant peut-être en tort car vous n'avez pas (?) de clapet anti-retour juste APRÈS votre compteur (voyez mon article N°7 sur le même blog sur les clapets ou douille de purge pour voir la tête que ça a). Ce clapet est essentiel pour la véracité du comptage, (exactitude) voir ce même article.
Il vous faut impérativement en faire poser un par votre plombier OU voir avec la SAUR si c'est un regard préfabriqué.
Ce clapet est OBLIGATOIRE et étant APRES compteur il est normalement de votre responsabilité. (Il peut arriver aussi que le clapet existe et qu'il soit hors service). Ce clapet est parfois intégré au compteur (côté utilisateur).
Si votre compteur tourne alors que vous n'avez même pas d'eau, c'est l'air qui le fait tourner…

Enfin pour clôturer le sujet lorsque vous parlez d'arrivée générale, vous parlez du robinet dans votre maison et non du robinet AVANT compteur…(dans le regard Je suppose ?!) Fermez donc ce robinet AVANT compteur et voyez si votre compteur reste bien à l'arrêt….Si il y a un voisin dessus, il va peut-être s'étonner de ne plus avoir d'eau et peut être venir vous "engueuler", on ne sait jamais !

Faites ces essais, et tenez moi informé de vos observations, et donnez moi marque et type de votre compteur, ainsi que le début de son numéro de série.
Meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 01 juin 2009 à 09:12
Consommation fantôme II

Bonsoir,
Merci infiniment pour votre réponse si complète. Après enquête, il est apparu que mon voisin se servait effectivement d'une ligne "oubliée" tirée directement de mon alimentation. Après avoir nié, il a dû se rendre à l'évidence: sa consommation faisait bien tourner MON compteur (toujours dans le même sens à propos). Ni l'assurance, censée couvrir la distance entre le compteur et mon habitation, ni la Saur ne peuvent quoi que ce soit! Mon voisin a donc condamné les robinets "pirates" et a pincé le tuyau. J'ai l'intention de m'en servir pour installer une prise d'eau dans le jardin. Cela vous paraît-il une bonne idée? J'ai toujours des problèmes de pression lorsque nous utilisons l'eau en même temps, mais me voilà rassurée quant à une éventuelle grosse fuite. Je vais également, sur vos conseils, faire installer un clapet.
Nous avons décidé de régler ce litige à l'amiable: il me remboursera la différence de consommation, soit environ 200 m3. Voilà le mystère résolu!
Bien cordialement, Corinne

Posté par frenchy, 08 juin 2009 à 22:05
RE II Frenchy

Bonjour,
Ok très bien.
Pour un robinet d'eau, c'est une idée, mais au point exact du piquage (là où il y a le Té), car c'est à cet endroit précis qu'une potentielle fuite pourrait se produire.
Cela déconnecterait en même temps le voisin. En effet sur la partie maintenant non utilisée du voisin, celle-ci est toujours en eau et sous votre responsabilité en termes de fuites.

Il ya des techniques en aiguillant le PEHD avec une sonde de tête et un jonc en fibre de verre enroulé de longueur importante....
Peu de plombiers sont équipés, mais la SAUR pourrait faire sur devis à demander. Vous sauriez en plus où passe le tuyau dans la pelouse ?!

Pour la pression il faut revoir la SAUR et le Syndicat qui lui a fait délégation.
Pour le clapet, n'oubliez pas d'être rapide car certains types de compteus marchent moins bien en arrière qu'en avant.
Bonne suite et salutations.
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 09 juin 2009 à 12:00
demande de renseignements

bonjour
je vous remercie pour votre excellent travail sur la traque des fuites d'eau qui fait perdre plus de 20% du capital eau à l'échelle planétaire pour une denrée qui devient de plus en plus rare et surtout en afrique.ainsi, je vpus serai reconnaissant de m'envoyer le programme pour enregistrer le débit d'un compteur et les nouvelles technologies pour rechercher les fuites pour la préparation d'une thèse
Merci
Cordialement

Posté par driss, 23 novembre 2009 à 15:26
Re Driss

Bonjour,

Ce n'est pas 20% et c'est en réalité beaucoup plus, car en France quelques Communes ont encore des ratios déplorables de 50% !!!
Que dire des pays d'Afrique dont les moyens financiers ne sont pas au rendez-vous et où les conditions climatiques sont encore bien pires !
En ce sens les vieux ordinateurs type 386 ou même 8086 qui sont sous DOS peuvent encore servir à ce comptage. L'interface peut être réduite à sa plus simple expression avec le port LPT (Centronics)
Voici deux versions de programmes en TURBO PASCAL 3.0 qui a servi autrefois...(Il n'y a pas de droits attachés puisque j'en suis l'auteur).
Attention aux nouvelles têtes de compteur qui sont toutes maintenant électronique (les ILS directs sont abondonnés car trop peu chers !)
Notez également que ces programmes ne traitent pas les retours d'eau, car ils ont été développés pour la production seulement.
Il vous sont envoyés par mail directement. Meilleures salutations
lokistagnepas

P.S. Cette adresse mail est une adresse temporaire, toute liaison est à continuer par le blog

Posté par lokistagnepas, 23 novembre 2009 à 17:51
toutes mes féliciations

Bonjour et toutes mes félicitations pour votre excellent site.

Ça fait plaisir de voir des réalisations telles que la votre qui est véritablement une mine d’informations. De plus, j’ai apprécié la présentation intelligente des différents sujets pour lesquels tout est analysé, documenté, expliqué sans jamais laisser entendre qu’il s’agit d’une vérité incontestable. Cette part laissée au dialogue et à la contradiction me semble propre à une véritable démarche de recherche.

C’est à cause d’un problème personnel de fuite d’eau entre mon compteur et la maison que j’ai recherché et trouvé votre site.

J’ai bien compris la possibilité de localiser la fuite dans le « plymouth » (corrélateur) ainsi que celle de localiser le plymouth dans le terrain (déjà plus délicat), mais finalement dans mon cas de figure je me demande si il ne vaudrait pas mieux tirer un nouveau plymouth dans une des gaines présente dans la tranchée.

J’ai recensé les gaines suivantes : électricité (fort diamètre, mais déjà occupé par le câble électrique), télécommande jour/nuit (plus faible diamètre et occupé par le petit fil de télécommande), téléinformation compteur (idem télécommande), téléphone (idem).

Je pourrai libérer une des gaines en passant la télécommande jour/nuit et la téléinformation compteur, et y passer le plymouth neuf : qu’en pensez vous ?

L’idée bien sûr est d’économiser : la localisation de la fuite, du plymouth dans le terrrain, le terrassement, la réparation d’un vieux plymouth qui a déjà lâché.

Vous remerciant par avance de vos conseils. Amicalement
Nicolas-alphonse

Posté par nicolas alphonse, 23 janvier 2010 à 17:15
Re Nicolas

Bonjour,

Merci pour les éloges, ça fait toujours plaisir de savoir qu'un travail est utile à d'autres.

Si j'ai bien compris, ce PEHD se trouve enterré tout simplement (avec les cailloux et sans sable !). Il n'y a donc pas de gaine réservée pour l'eau à ce jour…

Alors passer le tuyau d'eau PEHD dans la gaine d'électricité me dérange beaucoup…Je ne peux pas décemment le recommander, car c'est contraire à toutes les bonnes règles. Cela, même si l'ensemble est sur le domaine privé, car en cas de sinistre, les assurances pourraient ne pas cautionner !

Il est possible de repérer, le tracé du tuyau PEHD par différentes méthodes, de même qu'il serait théoriquement possible de localiser plus ou moins précisément la fuite (profitez de la neige pour repérer une fuite, car la neige fond plus vite), mais il faudra ajouter un petit bout de PEHD et deux raccords !
Un particulier ne doit pas mettre de raccords enterrés car le risque de fuite est trop élevé : Rien ne remplace la continuité d'un tuyau !
Les raccords, même les meilleurs, sont toujours des sources complémentaires de fuites !

D'autre part si ce PE(HD) a déjà fait "des siennes", c'est qu'il a été mal posé comme aux époques anciennes, ou que l'on a cru au miracle du PE . Aujourd'hui le PEHD bande bleue 16 bars est la référence pour les particuliers (et les distributeurs).
Je vous invite donc à passer une gaine annelée bleue de 63 ou 90 et pendant que vous ferez l'opération passez aussi une gaine rouge pour les "divers électriques", ainsi que les grillages avertisseurs 20 cm au dessus.

Je sais que le terrassement est une opération lourde, mais c'est un mal nécessaire à mon avis, et vous y gagnerez en tranquillité par la suite, car la réparation d'un tuyau déjà fragile n'engage pas à le laisser ainsi, car c'est un peu un plâtre sur une jambe de bois !

Je ne peux que vous donner ce conseil et je suis désolé de ne pas aller dans votre sens, car je vous rendrais un mauvais service à vous inciter de passer dans la gaine électrique.

Bon courage et meilleures salutations

lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 23 janvier 2010 à 20:31
Re

Bonjour et merci pour votre réponse si rapide et détaillée.

Maintenant que toute mon affaire est terminée, je tiens à vous rendre la politesse en vous tenant informé de la manière dont j’ai procédé.

Je suis près de mes sous et la facture d’un terrassement me rebutait terriblement. D’un autre coté, j’ai pu libérer la gaine –lisse de surcroît, mais orange- de son fil de téléphone. Et j’ai donc dérogé aux bonnes règles en connaissance de cause sur mon domaine privé et en prenant mes responsabilité vis-à-vis d’une hypothétique indemnisation par une assurance en cas de sinistre (je ne vois d’ailleurs pas trop lequel).

Ainsi j’ai pu tirer un joli PEHD tout neuf qui a remplacé feu le précédent.

Je suis conscient que ce que j’ai fait n’est pas à conseiller et que vous voudrez sans doute ne pas mettre mon message en ligne.

Dans cette hypothèse et dans celle où vous voudriez cependant réagir à mon message, voici mon adresse électronique xxxxx@xxxx.fr

Bien cordialement


"PS Pas de raison de ne pas publier, mais pour votre sécurité j'ai rayé votre votre adresse mail.
Chacun procède selon ses propres règles et budget et mes conseils orientent vers ce qui est le plus correct. Meilleures Salutations.
bricolsec"

Posté par nicolas-alphonse, 18 février 2010 à 21:15
debit de fuite

Bonjour,j'ai decouvert votre site par hasard,il est tres interessant.Travaillant dans le TP en eau potable je voudrais savoir si il existe une methode,voire un abaque pour calculer le volume qui s'echappe d'une conduite en fonction de la baisse de pression.Mon exemple:j'ai 200 metres de tuyau fonte diametre 150 mm combien faut il ajouter au volume theorique pour passer de 0 bar a 5 bars puis de 5 a10 bars etc...Merci.

Posté par alala, 20 février 2010 à 14:41
re alala

Bonjour,
Si j'ai bien compris, vous avez posé de la fonte de 150 sur 200 mètres et vous perdez aux essais de pression.
Si c'est la fonte du fabricant Français bien connu demandez lui donc, il vous répondra peut-être, car maintenant que je suis en retraite, moi, il ne me connaît plus...Ce n'est pas très cool de sa part !
Trêve de bavardage, la société de ce représentant a sorti un très bon livre "formulaire" qui vous aidera dans tous les autres calculs.

Mais pour votre demande spécifique, je n'ai cependant rien trouvé de concret.
Les éléments à prendre en compte sont les suivants, mais peuvent varier sensiblement suivant les moments de l'année et les méthodes de remplissage des conduites.
L'élasticité des joints va prendre une partie importante du volume.
La déformation élastique des tuyaux va également s'ajouter ainsi que le glissement et le léger dévoiement possible.
Je suppose que vous faites l'essai directement avec l'eau javellisée et donc les écarts de température de l'eau et de la conduite/fouille vont jouer également sur ce volume.
J'en oublie certainement encore, bref tous ces éléments font que sur une fuite de tête d'épingle, vous allez perdre quelques litres seulement.

Ce volume est un faible pourcentage du volume total. Le quantifier précisément avec des paramètres variables ne me semble pas possible et en tous cas je ne connais pas d'abaques de ce type. La seule chose que l'on puisse affirmer sans trop se tromper, est que le volume sera très fortement proportionnel au linéaire posé.
Lors d'une fuite STATIQUE (en essais de pression déconnecté du réseau), cet ensemble d'éléments élastiques représente le minimum de dégonflage de 5 bars à 0 par exemple en supposant une altitude à peu près constante.
Pour des fuites dynamiques (sous pression réseau) J'ai mesuré les débits en fonction d'un orifice de passage en mm et pour deux pressions (dans cet article), mais je n'ai rien de spécifique sur votre question.
J'ai d'ailleurs peur de mal comprendre le fond de votre question, car vous énoncez presque la réponse :
Je m'explique : En gros vous avez gonflé votre ouvrage à 5 bars et vous êtes passé à 4 bars en 1 heure. Vous cherchez alors le volume qui a été perdu. Eh bien, si la fuite est assez petite, regonflez à 5 puis évacuez rapidement en mesurant le volume rejeté jusqu'à la pression de 4 bars.

Je ne peux vous donner d'autres explications, mais les fabricants de fonte connaissent parfaitement les déformations élastiques des joints, tuyaux et ont très certainement des valeurs "moyennes" en litre par kilomètre et par section de tuyau, pour des fouilles compactées "normalement".
Si vous obtenez ces valeurs, merci de les indiquer sur ce même blog.
Meilleures salutations.
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 20 février 2010 à 20:53
consommation surréaliste

Bonjour, et d'abord, bravo pour cet excellent site, compréhensible pour tous.
Mon problème est le suivant.
Après avoir reçu ma facture d'eau, que je trouvais un peu élevée,je suis allée vérifier mon compteur. Et là : horreur ! l'index indiquait un débit de 40 m3 pour un mois.
J'ai tout de suite appelé le distibuteur VEOLIA.
Qui m'a demandé de faire un test de fuite.
Résultat : 0 m3 au litre près. j'ai réitéré le test une seconde nuit : même résultat, pas de fuite.
Un responsable est venu regarder le compteur. Ce dernier est neuf, de marque ALTAIR et permet les radio relevés. Il y a bien une douille de purge après le compteur, qui se situe à un petit mètre de la maison.
Le technicien nous a demandé de surveiller notre consommation durant trois semaines, de même que le système de sécurité du chauffe-eau.
Le conduit extérieur laisse échapper l'équivalent d'un verre d'eau par nuit.
Notre consommation semble s'être normalisée, mais je ne dispose pas d'un recul nécessaire pour en être tout à fait certaine.
Je n'arrive pas à m'expliquer cette surconsommation faramineuse en un mois, vivant à deux, sans piscine, ni fantômes dans la maison, ni oubli de fermer un robinet.
Avez-vous des pistes pour résoudre cette énigme.
Et des conseils à me donner.
Merci par avance.
Anne

Posté par bego, 08 mars 2010 à 18:31
Re bego

Bonjour,
Un seul mot effectivement "SURVEILLANCE". Comme ça, et vu ce que vous dites, je ne trouve rien de particulier à dire.
- Le compteur ALTAIR est un compteur volumétrique, de bonne qualité. Je ne le soupçonne pas.
- Très bien pour la surveillance du chauffe eau. Un verre par nuit c'est parfait.
- Votre compteur est-il dans un regard extérieur ? Si oui, et SI vous avez quelques voisins mal intentionnés ou plus, il faut aussi penser aux gens méchants qui peuvent ouvrir la douille de purge et la refermer.
Dans cette suite d'idées vous ne pouvez pas condamner le tampon, mais placer des repères que vous seule connaissez et qui témoigneront d'une ouverture anormale.

SI votre compteur est équipé d'une tête radio (couleur blanche), VEOLIA peut savoir en exploitant le fichier des relevés si il y a une fuite (en cours), OU si il y A EU fuite (disparue). (Vous pouvez consulter mon dernier article sur les compteurs et compteurs radio) Peut-être ont-ils éliminés après facturation ces éléments non contractuels ?


• Parmi les fuites habituelles, il faut penser à la chasse d'eau qui se coince,
• Le chauffe eau (déjà vu au repos). cependant, il est nécessaire de penser aux sur pressions éventuelles du distributeur. Il a pu avoir des problèmes de surpression sur de gros réducteurs.
• Dans la même suite logique avez-vous un réducteur de pression ? Il a pu lui aussi se coincer mais c'est plus rare. Il est bon ou mauvais (mais ne revient jamais bon !)
• D'une façon générale le propre des fuites est de ne jamais s'arrêter et particulièrement d'avoir toujours tendance à augmenter.

Voilà ce que je peux vous dire, mais votre démarche est bonne, et il faut continuer de surveiller et principalement de relever le compteur très régulièrement et de tout rentrer les index sur EXCEL avec date et heure et de calculer les moyennes journalières et de les rapprocher de vos activités. (Un relevé par semaine me semble acceptable)

Meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 08 mars 2010 à 21:39
demande d'inscription

j'ai l'honneur de venir tres respectueusement aupres de votre bienveillance solliciter une formation gratuite en depannage en plomberie je vous remercie

Posté par ngo ibondzi, 11 novembre 2010 à 21:46
Re ngo ibondzi

Bonjour,
Désolé de vous décevoir, je ne peux donner suite directement à votre demande pour plusieurs raisons :
- Je n'ai aucune référence dans le domaine de la PLOMBERIE même.
- Mes compétences en ce domaine sont seulement au niveau de l'adduction d'eau et des réseaux sous pression.
- Je suis un simple particulier et je ne me déplace pas au delà du secteur Franc comtois. Je réponds seulement aux questions par Internet, et dans la mesure de mes moyens.
- Vous comprenez bien que je ne pourrais pas donner de formation à une seule personne, car j'aurais l'impression de perdre un peu mon temps, alors qu'il y en a tant d'autres qui souhaiteraient se former.
Voyez donc avec les organismes officiels de formation qui peuvent éventuellement prendre contact avec moi par le blog.
Merci encore de l'intérêt que vous portez à mes articles.
Meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par bricolsec, 12 novembre 2010 à 09:36
ca fuirait chez le voisin!

ma grand mere veut nous ceder sa vieille baraque! jusque la genial sauf que apparemment quand on ouvre le compteur d eau ca fuit chez le voisin: au rez de chaussée la cuisine avec juste l'evier et en dessous la salle de bain (wc douche) chez nous ca fuit pas mais c'est une vieille maison mitoyenne dans un village perdu en corse et la voisine dit qu'elle a de l'eau sur les murs de chez elle quand nous on ouvre. si c'est bien le cas, comment on fait parce que si c'est des travaux qui coute 5000 euros j'en sais rien on a pas une tune! sans casser les murs comment on pourrait faire pour savoir deja ce qu il y a vraiment? si ca suinte dans le mur, peut on faire passer des tuyaux tans pis dans la cuisine mais au moins ca nous ruine pas?
si quelqu'un m'a compris!!!!

Posté par clapanik!, 28 novembre 2010 à 15:15
re clapanik

Bonjour,
Désolé pour vous, c'est après compteur, c'est donc à votre charge à priori. Cependant vous ne dites pas si le compteur se trouve effectivement dans vos locaux.

SI le compteur est bien chez vous, vous n'avez qu'à refaire l'installation en apparent depuis le compteur et abandonner l'ancienne installation ou condamner la partie qui fuit probablement.

Un conseil pas de canalisations dans des parties inaccessibles, et à fortiori aucun raccord.
J'ai vu tant d'installations non dépannables immolées sur l'autel de la beauté du tout caché (cuivre noyé dans les cloisons ou des murs, voire dans des dalles en béton...et naturellement des fuites à la clef !
N'oubliez pas de remercier la grand-mère ! C'est un beau cadeau.
Meilleures salutations...
bricolsec

Posté par bricolsec, 28 novembre 2010 à 19:13
merci

vraiment un grand merci je pensais deja pas avoir une reponse aussi rapide!c'est bien l idée qu on avait de refaire les tuyaux apparents mais on voulais avoir un premier avis deja là dessus car car faut voir aussi pour le compteur electrique!!!
en tout cas merci et bonne continuation!

Posté par clapanik, 28 novembre 2010 à 19:27
Fuite bizarre

Bonjour, merci pour toutes ces informations
Je suis confronte a une fuite bizarre et j aurais aime avoir un avis:
J ai de l eau (bien propre) qui entre dans mon
Sous sol par la gaine (en PVC) de protrction du tuyau d'arrivée d'eau
la fuite a lieu uniquement l'apres midi et en début de soirée
(environ 100l jour).
Je pensais être tranquille car c est avant mon compteur mais la lyonnaise dise que ce n est pas eux et que a partir du moment ou c est sur mon terrain c est mon problème et cote assurance comme c est en dehors de la maison il me dise que ce n est pas couvert !!!!

Posté par Kl, 07 septembre 2011 à 22:46
Re kl

Bonjour,
Effectivement, dans ce genre de fuite, ce n'est pas très facile !
Selon vos observations, la fuite n'est pas continue, aussi j'en déduis qu'elle résulte d'une activité humaine.
Que l'eau soit propre ne veut pas dire qu'elle vient systématiquement du réseau d'eau. J'écarterais dans un premier temps l'eau d'infiltration due aux pluies, et je serais enclin à penser à une fuite soit du réseau AEP (avant compteur) ou à une fuite du réseau d'assainissement.
Pour le réseau d'eau, je vous engage à relever la pression tout au long d'une journée pour voir si cette origine peut correspondre à un changement.
Dans le cas de l'assainissement, l'eau peut être filtrée par le terrain et apparaître claire. Cette eau peut venir de loin.
Vous pouvez éventuellement faire la recherche pour déterminer si c'est de l'eau du réseau ou de l'eau de ruissellement avec les réactifs DPD, mais le test est peu fiable aux faibles teneurs en chlore, et les eaux usées en contiennent encore un peu.

Je crois qu'il faut se déguiser en inspecteur de police et voir dans le voisinage ou chez vous directement si il y a un lien de cause à effet (avec un délai constant) entre une activité utilisant l'eau et le phénomène observé. (Machine à laver, (douche peu probable), remplissage quelconque avec débordement …etc)

Ce que je trouve réellement bizarre sont les heures auxquelles se produit la fuite. Il faut vraiment examiner à la loupe tout votre entourage en fonction des pentes et surtout du NIVEAU OÙ LA GAINE DÉBUTE (avant d'arriver chez vous).
Je suppose pour toutes ces actions que la gaine n'est pas percée, car dans ce cas la recherche serait réellement très difficile sans tout déterrer.

De toutes façons vous devrez retrouver le début de la gaine pour l'obturer, car on ne peut pas boucher en fin de gaine à cause de la pression de la colonne d'eau, car vous êtes en contrebas du début de gaine.
Voyez également l'article "je raccorde ma maison…" sur bricolsec.
http://bricolsec.canalblog.com/archives/2007/08/16/5908945.html

Pour boucher le début de gaine, le plus simple est avec de la mousse de polyuréthane en début de gaine conforté avec un marron d'argile c'est plus sûr.

Meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 08 septembre 2011 à 08:35
recherche de fuite

Bonjour,

je suis un plombier reconvertie en chercheur de fuite.
J'ai créé une société spécialisé et je souhaiterais entrer en contact avec vous car vous avez une tel connaissance sur le sujet...
en particulier le système du vieux PC m interpelle.
Cordialement
Aurélien
Société ADN

Posté par ADN, 25 octobre 2011 à 12:02
Re ADN

Bonjour,
Je ne suis pas opposé à aider ceux qui en ont besoin…
Merci de me donner vos différentes informations concernant la société, CA, Nb de personnes, date de création, etc….(J'ai visité votre site pour le reste des informations)
Quels secteurs vous intéressent particulièrement (hormis le vieux PC qui date tout de même un peu), et à ce jour je serais plus partisan de solutions avec PIC et liaison série RS232, ce qui ne change rien sur le fond.
Par secteur, il faut aussi comprendre le sens des travaux chez les particuliers ou au contraire l'aide aux distributeurs ?
Bien entendu les commentaires du blog étant modérés, votre réponse à caractère personnel ne sera pas publiée.
Faites moi donc un petit cursus de ce que vous désirez faire, ainsi que vos projets, pour que je puisse me faire une idée de la charge éventuelle et évaluer ce que vous cherchez !
On prendra contact en direct après cela.
Meilleures salutations.
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 25 octobre 2011 à 13:47
recherche de fuite

Bonjour
Dans un petit lotissement de 10 villas, il y a des fuites d'eau sur le réseau général d'environ 800 litres (huit cente litres) par jour (différence entre les compteurs individuels et le compteur général - plusieurs lectures sur plusieurs mois).
Cette perte est bien sûr facturée par la Cie des Eaux
Sauriez vous me dire à qui je pourrais m'adresser (dans la région de Fréjus) pour localiser ces fuites et les faire réparer. Merci

Posté par Jean Cure, 10 avril 2012 à 19:35
Re jean cure

Bonjour,
D'abord mesurez précisément la fuite en faisant fermer tous les compteurs un jour et heure prévus, durant une heure environ. Mesurez alors durant le maximum de temps le seul débit du compteur général, toutes habitations condamnées.
(Les précisions des compteurs ne jouent plus alors)

Ensuite vous pouvez demander un devis à la Cie des Eaux qui se fera un plaisir de vous répondre et de vous faire une offre. (Demandez de préférence avec obligation de résultats)

Vous pouvez aussi contacter des indépendants Société FAST DÉTECTION Monsieur Joël DORFFER. (03 88 63 03 12) Cette personne est très compétente et analysera au corrélateur les fuites. Il vous restera en principe seulement à creuser et à réparer !

Attention il est nécessaire qu'il y ait des BAC pour chaque habitation pour pouvoir travailler au corrélateur (ou des points d'écoute tels que des vannes, ventouses ou autres)
Meilleures salutations
lokistagnepas

Posté par lokistagnepas, 10 avril 2012 à 20:46
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