Abri Surélevé pour Compte100_1703ur
d'eau Radio en zone Pâtures

1   Solution
2   Corps de l'abri
3   Chapeau de l'abri
4   Conclusions
5   Droits

Si vous arrivez directement sur cette page par un moteur de recherche, vous pouvez avoir accès à la table des matières et à chaque article, en page d'accueil.    L'accès se fait par l'un des deux liens en colonne de droite ----->


Préambule

Ce premier article du blog vient d'être toiletté un peu et rendu plus attractif et précis. Il remplace l'article "le Champignon en béton" dont le titre était un peu anachronique.  Ce dispositif très simple est déjà le résultat de plusieurs essais n'ayant pu aboutir pour des questions de réalisation et d'exploitation. Ce nouveau modèle n'a pu être essayé au réel, puisque les nouvelles têtes radio d'un fabricant n'étaient pas encore disponibles.
Si les fabricants de têtes sont intéressés, il peuvent toujours reprendre le contact par les commentaires de blog....

Dans la catégorie eau potable, cet article concerne la partie du relevé des compteurs d'eau. Cette opération qui n'est pas des plus faciles, prend toute son ampleur lorsqu'il s'agit du relevé des compteurs situés dans les pâtures à proximité des animaux.

Certains animaux sont dangereux, et peuvent causer de graves accidents.

Pourquoi ce cas particulier existe-t-il ?

De tout temps on a cherché à minimiser les longueurs de canalisations d'eau à poser, simplement pour le coût important que cela représente. On a donc tiré au plus court par monts et par vaux et sur le domaine privé.
Bien entendu, en traversant les pâtures sans point d'eau, les agriculteurs ont donné leur accord "à condition" d'avoir un branchement (gratuit) pour les animaux...
Par le passé, cela importait peu, pourvu que la canalisation passe sur le terrain privé ! De tels regards techniquement obligatoires (vidange ou ventouse), ont donc abrité en plus des compteurs de pâtures.
D'où ce constat aux points bas, de regards souvent inondés (regards de vidange).

Ceci n'est pas important pour la qualité de l'eau puisqu'elle n'est pas affectée, mais cela rend le relevé un peu plus contraignant, avec souvent la nécessité d'utiliser une petite motopompe (et de l'amener jusqu'à l'endroit).
Par le passé, on pouvait profiter de l'absence des animaux dès le début de la mauvaise saison, c'est à dire le début de l'hiver, saison qui ramenait les animaux à l'étable.
Ce n'est plus le cas maintenant, car les bêtes restent toute l'année en pâture (Et parfois même sans abri !), et le bruit d'une motopompe les attire bien évidemment.

Alors comment relever ces compteurs sans se faire charger par un taureau ou un étalon  ?

A ce jour pas d'énergie dans les regards, donc il a fallu attendre que les sociétés aient développé des systèmes de relevé radio (presque sans énergie).

Ces inondations de regards sont fréquentes, et la partie mécanique du compteur qui existe toujours, n'est pas affectée par cette situation. Seule la partie radio qui est un accessoire superposé au dessus des compteurs est affectée.

Le problème n'est pas de type humidité puisque ces ensembles sont étanches, mais bien un problème de transmission des ondes radio aux fréquences de l'ordre de 400 Mhz ou 800 Mhz. En effet les ondes radio à ces fréquences ne se propagent que très très mal dans l'eau.

Voilà donc l'origine de ce dispositif qui est censé permettre un relevé sans pénétrer dans les pâtures. La sécurité des releveurs de compteurs est donc préservée.

Cette solution concerne les dispositifs de relevé radio dont le principe est que la tête radio (sur le compteur ou déportée) émet à intervalles fixes sans demande d'émission préalable de la part du portable.

1   Solution

La seule solution de principe consiste à utiliser un ensemble radio déporté en hauteur échappant ainsi le niveau de l'eau, relié à un capteur étanche situé sur le compteur.

Le capteur d'impulsions est donc toujours immergé et "fait corps" avec le compteur. Une liaison électrique étanche depuis le capteur fixé sur le compteur va donner les informations à un module radio situé à une distance de quelques dizaines de centimètres plus haut, et en tous cas au dessus du niveau de l'eau.

Pourquoi ne pas garder le regard de 800x800 ou plus, et remonter seulement la partie radio, car il y a largement de la place ?
Eh bien simplement parce qu'à ce niveau il y a normalement un tampon fonte qui lui aussi vient perturber la transmission radio. Il est donc nécessaire de se déporter latéralement de ce tampon pour gagner quelques dizaines de mètres complémentaires de portée radio. (s'il est vrai qu'un simple trou permet au rayonnement de s'échapper, le maximum de portée n'est certainement pas optimum)

La propagation en vue directe d'une tête déportée a été vérifiée à 1400 mètres, mais c'est un cas de limite extrême supérieure (tête en altitude), qui donne seulement une idée des possibilités maximales. De plus en émission, il est toujours utile d'avoir un plan de masse bien conducteur qui représente le symétrique au sol d'une antenne d'émission. En ce sens, l'eau en termes de masse conductrice située sous la tête radio est normalement un élément favorisant la propagation.

C'est donc ce module radio, surélevé de quelques dizaines de centimètres pour échapper à l'eau présente dans le regard, qui va transmettre les informations vers le terminal portable du releveur, et favoriser ainsi la portée utile pour assurer un relevé à une distance importante.

Plus cet équipement sera haut, meilleure sera la portée. Le seul frein est qu'il ne faut pas faire "une tour Eiffel", car le coût serait prohibitif, par rapport au prix de la tête radio et du capteur.

Le cahier des charges est strict : Le prix ne devrait pas dépasser environ 15 à 20 Euros. Le dispositif devra résister à la force et au poids des "animaux de la ferme" (ça peut aller jusqu'à la tonne). La distance de relevé devra, dans la mesure du possible, atteindre une centaine de mètres ou plus, de façon à ce que le releveur de compteur soit sur un chemin et non dans le parc (au pied du regard).

Noter que ce même dispositif peut également exister en zone urbaine avec parfois une acuité moindre concernant le poids et la distance...(à voir cependant avec les véhicules !)

Tout équipement sous forme de pylône métallique (pourtant l'idéal) ou de poids prohibitif est exclu. Il y a donc un choix de matériaux réduit et imposé de facto par le cahier des charges et le prix : le BÉTON ! Il n'y aura rien d'extraordinaire au niveau propagation car l'équipement de surélévation devra être enterré à raz du sol. Tout équipement dépassant du sol étant exclu à cause de la solidité.

Il est évident que ce mini-regard en forme de Champignon devra pouvoir évacuer d'éventuelles entrées d'eau par un point bas laissant l'ensemble radio non immergé. Sa couverture devra être perméable au rayonnement électromagnétique.

Un passage de diamètre 25 tubé ou non par une gaine, amenant les fils de raccordement au(x) capteur(s) servira également de vidange pour l'abri (appelé aussi "Champignon" voir photo de tête de chapitre).

CHAMPIchampi7

L'implantation sera faite conformément au schéma ci-contre, sachant que la conduite d'alimentation, (suivant les régions) est souvent située à 1 mètre de profondeur.

Les raccordements des fils entre capteur et tête radio se réaliseront toujours dans le "champignon" (à l'abri de l'eau). Une connectique étanche type téléphonie reliera les 3 fils nécessaires, le champignon servira ainsi en même temps de boîte de raccordement.
Suivant les marques, le nombre de fils pourra différer, mais les 3 fils utiles sont : la masse (référence des tensions), le sens du comptage et les tops de comptage. (ou éventuellement des tops comptage et décomptage + une éventuelle source d'énergie ?).

2    Le cchampi4orps de l'abrchampi1i

Les fortes contraintes conduisent à une solution à très faible prix de revient. Ceci sous entend qu'il est presque exclu de fabriquer un moule spécifique, ou en tous cas d'un prix de revient extrêmement faible.

Vous aurez également compris que le poids de l'abri est un obstacle majeur, à cause des coûts de transport. Il ne reste donc plus qu'à le fabriquer à la demande et localement.

La méthode de production est à elle seule une part importante du projet, principalement pour la création du moule externe.

Le moule externe du soubassement n'est autre qu'un seau de maçon noir des plus standard.

L'évidement (noyau)  recevant une ou deux têtes sera réalisé par découpage dans du polystyrène de 10 cm d'épaisseur ou mieux par un nchampi3oyau réutilisable en petite tchampi2ôle d'acier, comme dans le modèle présenté.

Un noyau de passage de gaine assurant aussi la vidange sera assuré par un morceau de PEHD de 25 mm. Une alternative en gaine électrique de 20 noyée dans le béton est possible mais peu pratique lors du transport (longueur dépassant d'environ 30 cm).

Un fil de fer circulaire en partie haute (la plus fragile) est nécessaire pour assurer la solidité.

On remarquera dans l'exemple que le noyau cubique en tôle est réalisé en deux parties démontables sans aucune pièce de verrouillage. Un tirant de perpendicularité est seulement ajouté pour respecter une section carrée et faciliter l'assemblage. (Voir photo suivante du cube démontée) 

On peut penser que les restes de béton des entreprises de BTP peuvent servir localement à ce genre de choses. C'est une utilisation utile des excédents et très écologique.

3   Le  champi5Chapeau de l'abrchampi6i

La partie externe du moule sera réalisée par un cerclage en tôle d'acier posé sur un socle plan recouvert d'un plastique anti-adhérent. Un noyau en polystyrène assure l'évidement de centrage sur le corps.

Un fil de fer circulaire proche de la feuillure assure le non fractionnement du chapeau en cas de choc. Le passage d'un "fer de maçon" assurera un petit chanfrein pour éviter un bord supérieur fragile.
Pour la solidité, c'est l'épaisseur importante  du béton (4cm ou plus) qui l'assurera. (Tout autre ferraillage que le cerclage de feuillure sera écarté pour assurer la meilleure propagation possible).
Sur la photo de droite, il sera nécessaire de tailler en biseau le polystyrène de l'empreinte du creux  pour éviter une arête vive et une amorce de rupture, et ne pas réaliser comme la photo. A cette fin, il sera même possible de réaliser un chapeau légèrement cônique s'ouvrant vers le bas, ce qui en arrasant la terre fera également office de blocage au sol, et permettra d'avoir un rebord de taille suffisante pour ne pas casser.

Ne pas oublier que c'est le chapeau qui supporte le poids éventuel des animaux (ou des voitures pour la ville)

Lorsque la terre aura recouvert le dispositif il sera possible si on le désire de laisser une capsule de bouteille au centre pour permettre la détection magnétique, mais cela semble superflu puisque déjà positionné à côté d'un regard.

4    Conclusions

On peut regretter que les fabricants de têtes radio n'aient pas eu l'idée de prévoir une sortie "Antenne" souple. En effet lorsque la force ne peut venir à bout d'un problème, c'est certainement par la souplesse que l'on peut régler les problèmes...(Voir Monsieur Jean de La Fontaine)

Ce dispositif prévu initialement pour les pâtures est utilisable également dans les grandes propriétés lorsque le compteur est inaccessible ou toujours inondé.
(Le cas des regards inondés est un phénomène connu, assez courant. A ce jour  il est souvent demandé aux abonnés d'assurer le drainage des regards)

Le chapeau (couvercle) est simplement posé sur 4 dés de mastic amortisseur qui assurent "l'antichoc" nécessaire et en même temps la fixation souple du couvercle sur le socle. Ce couvercle ne doit pas quitter son socle par le choc d'un sabot d'animal, ni se briser par choc ou porte à faux. (Cette disposition est incontournable)

Cette idée et sa réalisation est issue d'un point important qui est la sécurité des personnels de relevé de compteur, car en plus des animaux, il faut avoir vu ce dont sont capables de laisser faire sans se soucier, quelques agriculteurs...! Pas d'échelle à 2 mètres de profondeur, compteurs noyés dans la "merde", pas de tampon ou un simple grillage, tôle ondulée avec vieux pieux en bois...dépôt de produits chimiques, parfois cave à vin (c'est mieux !)

Il faut considérer que ce sont les petites entreprises de maçonnerie ou du BTP qui seront les principaux vecteurs de fabrication/vente, vu les contraintes de prix.

Pour ajouter encore un élément en faveur de ce dispositif, il faut dire que les regards de comptage préfabriqués en plastique relèvent naturellement les compteurs au niveau du sol. MAIS ils sont incapables pour certains de tenir la charge perforante des sabots des animaux sans détérioration.
S'ils supportent une charge supérieure grâce à un mini-tampon fonte, l'assise (souvent la "coiffe") révèle alors sa fragilité et plie sous la charge.
Seuls les regards béton ont la solidité requise, ainsi que la longévité attendue. Un équipement préfabriqué en plastique avec compteur coaxial est donc inadapté dans le cas des pâtures, d'autant que la "petite mécanique fragile" de ces regards, ne peut plus fonctionner dans les conditions de la ferme !...(Cela sans parler du coût !)

Y-a-t-il encore d'autres solutions ? Oui clôturer le regard et mettre l'émetteur sur un piquet de pâture mais dans ce cas, l'accès au regard est difficile et il faut faire un accès en chicane. Qui financera cette réalisation spécifique et quel en sera la responsabilité ? Connaissant le monde paysan, je vais prendre les paris !

5    Droits

L'abri surélevé pour compteur radio fait l'objet d'une protection commerciale et une production industrielle ne peut être réalisée sans un accord entre les parties. (Un commentaire de contact peut être laissé sur le blog, la discrétion est assurée par la modération)

_____ ( retour en début d'article ) ____

_____ ( retour accueil lokistagnepas ) ____
_____ ( retour accueil bricolsec ) ____