Le relevé à date fixe des compteurs radio AEP

releve_cpt_radio


1    Nécessités
1.1    Au fait pourquoi des compteurs ?
1.2    Application aux différents compteurs
1.3    Le contexte de relève en AEP
1.3.1    Le gel
1.3.2    Les regards
1.4    La pénibilité
1.5    Les calculs de rendement de réseaux
1.6    Application aux différents compteurs
1.7    Radio en eau potable (AEP)
1.7.1    Les relevés à date fixe
1.7.2    Le relevé radio par interrogation
1.7.3    L'émission spontanée
1.7.4    La durée de vie du dispositif
1.7.5    Les avantages partagés du relevé radio
2    Réalisation en AEP
3    Le relevé à date fixe
4    Que sera le futur
5    Conclusions
6    Addendum 1

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Avant propos


Les photos de têtes d'article sont seulement un clin d'oeil et représentent un fossé de plus de 60 années...

Les progrès des communications et du numérique en particulier induisent des modifications profondes dans les méthodes de gestion des consommations d'eau et d'énergies.
Ainsi la relève visuelle des différents compteurs chez les particuliers change radicalement.

Cet article a été détaché d'un de mes articles qui sortira prochainement et qui est dédié effectivement à un système de relevé radio à date fixe pour une marque très connue de compteurs d'eau, ayant déjà son propre système radio de relevé à date fixe, opérationnel.

Bien que je fasse référence à ce système, cet article se veut beaucoup plus généraliste et expose avantages, inconvénients et spécificités du procédé.
Ce futur article sur un système radio déjà très dense au niveau technique a du être assoupli pour ne pas être trop "indigeste".
Aussi il m'a paru nécessaire d'extraire ce chapitre et de le développer ici un peu mieux, car les conséquence d'un relevé à date fixe impactent considérablement l'énergie au niveau de l'autonomie d'un dispositif électronique. (En fait il faut maintenir une horloge temps en permanence)

Il intéressera tout autant les particuliers novices de ce sujet, que les petits et grands distributeurs d'eau potable, mais aussi les étudiants en GEMEAU.
En effet je ne traiterai principalement ici que la partie des compteurs d'eau, car pour l'électricité, c'est vraiment très différent et gagné d'avance !

Entrons dans le vif du sujet….


1 Nécessités
1.1 Au fait pourquoi des compteurs ?

Si l'eau était gratuite !? Combien se sont déjà insurgés sur ce point de devoir payer l'eau qui tombe du ciel !...
L'eau du ciel est pourtant vraiment gratuite, mais le fait de construire des réseaux, de pomper (presque toujours) de la rendre potable, a un coût et c'est là où le bas blesse…

De plus, rien n'est éternel et les réseaux, les pompes, les réservoirs, etc… s'usent au fil des années. On a l'habitude de construire (d'investir) pour 50 à 100 années dans ces types de structures.

Si l'eau était gratuite (J'y reviens…) Personne ne ferait plus attention à un produit qui non seulement coûte cher en exploitation, et tout un chacun dilapiderait de précieuses réserves d'eau potable et ce serait un gaspillage géant.

Alors pour la planète et l'équité on doit payer ce que l'on use ! Payer signifie aussi payer en proportion, et pour cela ce sont les compteurs qui seront les seuls arbitres.

Ce contrôle des consommations ne peut pas être laissé à l'utilisateur, car il serait juge et partie et aurait fâcheuse tendance soit à minimiser soit à oublier de relever son propre compteur pour une date donnée.
"Désolé j'ai oublié…!"

Alors cela nécessite que des agents du distributeur relèvent les compteurs. Un agent releveur par compteur ?!
Non quand même ! Mais 1 ou 2 agents pour 10 000 compteurs sont des chiffres plausibles, car une moyenne de 10 minutes pour accéder (Avec trajet), lire et enregistrer l'index d'un compteur manuellement ou sur un terminal est acceptable, (en campagne).
En fait un releveur de compteur, travaille à cette tâche souvent une année entière (dans des structures déjà importantes).

Et si les abonnés relevaient leur propre compteur ? Cela se fait, mais la fiabilité n'est pas toujours au rendez-vous, pas plus que la faisabilité réelle lorsque les compteurs sont noyés sous 1 mètre d'eau sale.

1.2 Application aux différents compteurs

Le cas de l'eau potable est celui que je développerai ici, car c'était ma spécialité, mais il y a d'autres cas notamment pour l'électricité ou le gaz.
Pour "l'élec", il y a de l'énergie toujours disponible, et les nouvelles technologies sont très facilement applicables à la relève automatique. (Nouveau compteurs LINKY par exemple)

Il y a aussi les compteurs de gaz, (Pas les "compteurs à gaz !!!") où l'énergie n'est pas directement disponible.
Sur ce point, les compteurs gaz ont encore une mesure complémentaire de sécurité avec les risques de feu ou d'explosions associés, mais ils sont toujours accessibles et dans des coffrets aériens sans problèmes de gel.
Je n'en parlerai pas non plus, car je connais mal ce sujet.

1.3 Le contexte de relève en AEP

1.3.1 Le gel

Les compteurs d'eau en AEP seulement (Et non les sous compteurs d'immeuble) font partie des compteurs les plus difficiles à relever et les plus sales, car ils sont (presque) toujours enterrés à cause du gel (du moins en campagne dans nos régions d'Europe).

Ce gel potentiel et la présence d'eau et d'humidité sont des problèmes qui ont des conséquences très contraignantes sur une électronique éventuelle de relevé automatique.
Conséquence directe d'un compteur enterré :
Des éventuelles immersions complètes des équipements, car de très nombreux regards sont remplis d'eaux de ruissellement ou autres polluants, ou se trouvent dans une nappe phréatique ou dans un point bas.
Or électronique et eau ne font pas bon ménage !

1.3.2 Les regards

Il y a des regards préfabriqués qui sont en plastique et où le compteur assez en hauteur est protégé du gel par un large couvercle isolant.
Les nouveaux regards préfabriqués ont le seul avantage d'être un peu moins sales et difficiles à relever, mais restent mécaniquement très fragiles sur les chantiers (principalement dans les lotissements où les différents corps de métiers "ne travaillent pas dans la dentelle…."

Il y a encore mieux, avec des regards où l'on va chercher la chaleur profonde du sol jusqu'à 1.5 mètre, à l'aide d'un caloduc (échangeur de chaleur) ce qui peut autoriser des regards spéciaux en muret de clôture, mais… (Attention à la bonne remise en place de l'isolant, à son intégrité et aux malversations ou négligences possibles)
Il y a aussi les regards en béton ou en matériaux divers et de nombreux regards bétons avec des tampons en acier, fonte voire en béton, parfois très lourds à manoeuvrer et avec des risques d'accidents pour les mains, et de chute dans le regard.

Nota : Les tampons circulaires (ronds) sont conçus pour ne pas pouvoir tomber au fond du regard (et casser du matériel par exemple). Ce n'est pas le cas de toutes les autres formes de tampons

Quelques soient les types de regards, c'est presque toujours sale, inondé, difficile d'accès, difficile à lire dans la pénombre de certains regards.

(Rappelez vous les agents GDF des années 50 qui relevaient les compteurs à gaz dans les villes avec leur traditionnelle lampe de poche à pile plate de 4.5V et le petit bidon en zinc pour le niveau d'eau du compteur gaz…!!!)
C'est souvent ainsi aussi en AEP, les lampes de poches sont des outils incontournables.

1.4 La pénibilité

Je viens d'évoquer les accidents dus aux tampons concernant les mains des agents releveurs. Si il fallait soulever à chaque fois de lourds tampons, ce serait vraiment très pénible. Avant que tous les compteurs soient mis en conformité avec toutes les règles en vigueur, il reste tout de même à passer localement même si il n'y a plus à soulever de lourds tampons.
Mais il n'y a pas que les mains….soulever des charges implique aussi des pathologies du dos et des arrêts maladie correspondants… Bref le travail de releveur de compteur d'eau est un travail ingrat, sale et dangereux.

Dangereux aussi face à aux animaux domestiques (Ou plus ou moins domestiqués…!) En effet il y a eu des accidents avec des bovins, des chevaux (pour les regards situés dans les pâtures, et les plus sales), mais aussi et surtout avec les chiens quelque soit les lieux.

1.5 Les calculs de rendement de réseaux

Si les compteurs sont principalement utilisés pour facturer, ils ont aussi une autre utilité qui permet à l'organisme de distribution de juger de l'état de son réseau et donc des fuites.

Les fuites ne sont pas exceptionnelles, elles sont presque incontournables, et elles représentent le fait que rien ne peut durer indéfiniment dans le temps, et c'est là une toute simple leçon de philosophie.

Alors comment fait-on pour cela, sachant que la relève des compteurs des usagers s'échelonne sur 3 à 12 mois suivant les structures.
Le distributeur possède à chaque départ ou branche particulière de réseau, de compteurs de production de gros calibre qui seront alors comparés sur une période identique à la somme des compteurs de particuliers.
Cela est cependant loin d'être parfait car il faudrait au moins que les relevés soient effectués le même jour à la même heure, avec précision.

De plus on compare la somme des consommations des particuliers à des périodes qui sont extérieures à cette période qui dérive.
C'est donc un problème majeur du glissement des périodes de consommation et de production. Cela fausse largement et surtout dérive dans le temps les conclusions  qui peuvent en être faites.
L'idée serait que l'on puisse relever tous les compteurs à la même date (ainsi que les compteurs de production). Cela serait alors le reflet précis du rendement d'un réseau.

Pour cela il y a le relevé à date fixe à l'aide des compteurs radio. Dès que la date correspond , l'index de l'instant est mis en mémoire et sera conservé durant une année avant d'être de nouveau "écrasé". La radio n'est pas absolument nécessaire à cette procédure mais elle va logiquement de pair avec le principe, car seule la mémorisation est nécessaire.

Le rendement d'un réseau (appelé aussi ratio) témoigne de la volonté du distributeur (et de son donneur d'ordres) de résoudre ses problèmes endémiques de fuites.

1.6 Application aux différents compteurs

Relever un compteur d'électricité à date fixe va devenir possible, (C'est déjà une réalité en tests) car dans ce cas la structure du fluide permet le retour d'information vers le poste de transformation le plus proche. Cela se réalise par courants porteurs (CPL). Le réseau de relève est le réseau électrique lui-même ! C'est donc gagné d'avance.

Essayez donc avec l'eau potable ou le gaz… !

Pour les autres fluides, le principal outil pour assurer la relève des compteurs est la radio. Plusieurs principes différents peuvent exister mais tout se concentre aujourd'hui sur les principes les plus économes en énergie, car au niveau eau potable, pas d'électricité disponible à chaque compteur, et de plus cela poserait des problèmes de sécurité avec le secteur.
Il ne faut donc pas s'attendre à voir fleurir dans l'immédiat des raccordements au réseau électrique (230V~) pour les compteurs d'eau.
Peut-être au réseau téléphonique ? Mais là aussi c'est moins sûr, car même cette tension n'est pas dite de sécurité.

1.7 Radio en eau potable (AEP)

1.7.1 Les relevés à date fixe

On vient de voir que relever à une date unique tous les compteurs est pratiquement impossible sans l'aide de l'électronique.
Mais pour relever à date fixe, il est nécessaire de gérer localement "un calendrier" et que gérer un calendrier nécessite une base de temps stable et donc une consommation d'énergie non négligeable.

On verra dans mon article sur le dispositif électronique spécifique, qu'il est nécessaire de jongler en permanence sur la consommation de tel ou tel dispositif associé (alimenter l'émetteur, attendre un signal etc…)

Sur le fond il y aura une date paramétrée à l'installation d'un compteur, et quand il y aura correspondance entre cette date et la date du jour, alors l'index en cours sera stocké jusqu'à la période suivante (1 ou 2 relevés annuels suivant les cas)
Cette comparaison prend également du temps de fonctionnement  (et de consommation  d'énergie) du dispositif électronique

1.7.2 Le relevé radio par interrogation

C'est un principe de relevé qui a commencé dès l'origine.
Je pense qu'il est abandonné à ce jour, car il nécessitait que l'on se positionne vers le compteur à relever et il fallait envoyer l'identificatif du compteur.

Ce dernier comportait un Émetteur ET un récepteur radio intégré dans son électronique de tête de compteur. Ces éléments radio sont des modules très particuliers et assez pointus, qui sont relativement cher.
Le compteur répondrait seulement à une interrogation symbolique de relevé radio.  Voici un scénario ....

"Terminal à compteur N° CB07AA17367 quel est ton index  ?".......réponse compteur "0478"
(Ce dialogue pour imager le processus).

Que le dispositif électronique du releveur comporte ces deux éléments Émission/réception ne serait pas trop grave car ces éléments ne seront répétés que sur les terminaux de relève et donc en nombre limité.

Mais ce sont avant tout les électroniques de compteurs qui seraient trop chères et qui limitent leur implantation pour raison financière.

Relever un compteur suivant ce principe nécessite d'être à proximité du lieu, d'envoyer un identificatif du compteur désiré et de recevoir par retour, la valeur d'un index.

L'avantage de cette méthode est une limite du nombre d'émissions radio, car d'une façon générale, la partie émission radio est toujours une partie consommatrice non négligeable d'énergie.
(Je modulerai ce propos par la notion de puissance d'émission. En effet pour les puissances en cause, le niveau minimum d'énergie pour un récepteur et un émetteur est sensiblement le même)

L'inconvénient est qu'une tête doit toujours être en réception radio dans le cas d'une demande de relevé. C'est donc une consommation (qui, si elle n'est pas dramatique, reste tout de même présente et du même ordre de grandeur qu'une émission  faible puissance avec : 1 ou 2 mA)

Pour fixer les valeurs de courants, et pour tenir 15 années avec des piles de 3200 mAH de capacité, il ne faut pas dépasser un courant moyen de 25 µ Ampères !!! 1 mA c'est déjà 40 fois Plus !!!
On navigue véritablement dans les très très petits courants et consommations.

1.7.3 L'émission spontanée

L'autre grand procédé de relève radio consiste à ce que tous les compteurs émettent à intervalles assez réguliers leurs données.
Le terminal du releveur saisit alors ce qui est "à sa portée".
C'est le procédé qui est utilisé à ce jour et qui le restera encore un bon moment, avant que tout ne soit "connecté".
Dans ce scénario bien réel, il suffit simplement de passer à proximité et dans l'intervalle de 8 à 15 secondes en général, on recevra l'index d'un compteur proche qui sera identifié par le numéro du compteur (Entré au moment de l'installation de la tête radio)
Il suffira de faire ensuite le bilan de ce qui manque et de s'approcher un peu plus de ceux qui n'auraient pas été "vus". La tournée est donc réduite à une "simple promenade de santé"… pour 80 à 90% des compteurs

J'exagère juste un peu ! Mais il n'y a plus d'opérations très physiques et sales à réaliser.
L'avantage de la méthode est la rapidité et le coût réduit au minimum puisqu'il n'y a plus de récepteur radio.
La consommation en réception radio (permanente) est donc éliminée au profit d'une émission à intervalles réguliers. (Consommations émission et réception équivalentes en fonctionnement permanent)

1.7.4 La durée de vie du dispositif

Un dispositif électronique consomme de l'énergie, et si pour la "fée électricité", cette énergie est disponible sans compter, pour l'eau potable c'est la galère…!
Il est hors de question de traîner à côté de chaque compteur une "centrale nucléaire" pour alimenter le dispositif… (Je plaisante bien entendu !)
On comprend maintenant que le challenge sera serré car il ne faut plus être obligé de retourner vers un compteur récemment équipé d'un dispositif radio, avant la durée légale de véracité d'un dispositif de comptage, soit de 7 à 15 années environ.
Les piles doivent donc durer tout ce temps au minimum !

Il faut aussi distinguer l'autonomie en énergie et la durée de vie de l'électronique.

En effet au niveau énergie on peut faire du zèle en atteignant 10 à 15 années d'autonomie, mais au niveau durée de vie d'une électronique très basse tension, c'est quasiment illimité ! (Ce qui n'est pas le cas d'une électronique "secteur" qui n'a pas toutes ses lettres de noblesse... Voir les LBC par exemple)

Il faut intégrer ici le problème de l'eau et de la corrosion des équipements électriques. En effet les premiers équipements avaient des piles extractibles (Et donc remplaçables) mais il y avait des problèmes de corrosion des connexions sur petits connecteurs, pourtant dorés, car cela n'était pas conçu de façon satisfaisante (corrosion des contacts et surtout de l'âme des fils sertis )
La solution aurait été pourtant plus simple avec la connectique style téléphonique (Je ne citerai pas la marque)

Les nouveaux équipements ont résolu ce problème en intégrant ensemble électronique et piles dans un même boîtier étanche, mais ce n'est pas complètement satisfaisant.

Le boîtier est séparable mécaniquement (massicot) en deux parties : Pour l'une, la partie piles et l'autre, la partie électronique.
Les piles partent en déchetterie et l'électronique n'est plus réutilisable car elle est noyée dans la résine à cause du milieu humide, voire même aquatique et ne peut donc plus être simplement raccordée en énergie !

C'est vraiment dommage de procéder ainsi, mais cela arrange bien les fabricants, car c'est une production assurée. (C'est comme le blocage des imprimantes après un nombre de lignes d'écritures…) Oui le progrès va vite et tout est rapidement obsolète …? Pas si sûr !
(L'obsolescence programmée est à bannir, car c'est jeter l'argent par les fenêtres. Mais vous vous appelez peut-être Serge ?....! Moi pas !)

Je considère donc cette approche comme radicalement mauvaise pour plusieurs raisons :

Cela est une consommation électronique inutile puisqu'au bout des 10 ou 15 années les piles seront mortes mais l'électronique sera toujours opérationnelle et fiable.

Nous savons faire des connexions de fils étanches et il suffirait de procéder comme en télécoms pour les réseaux souterrains. Les piles devront être séparées de l'électronique mais cependant être groupées dans un boîtier spécifique étanche (comme l'électronique)
En procédant ainsi il est possible de réutiliser l'électronique existante, ce qui constitue une économie non négligeable mais prive les constructeurs d'équipements électroniques de leur fond de commerce.
Quel beau gaspillage !
(J'ajouterai, que bien, que  ne l'ayant pas réalisé, il serait même possible de mettre à jour le logiciel de la tête radio in situ et donc ainsi de le faire évoluer avec les derniers développements techniques).

1.7.5 Les avantages partagés du relevé radio

Pour le distributeur c'est un gain de temps très appréciable, et j'ai pu constater la capture des index d'une cinquantaine de compteurs en passant simplement en voiture à vitesse réglementaire dans un village de quelques centaines d'âmes équipé d'un dispositif du commerce.

Certes il y a quelques problèmes de propagation des ondes dans certains cas et notamment lorsque les compteurs sont noyés dans les regards inondés, mais globalement c'est très rapide.
Il y a aussi une récurrence statistique qui fait qu'un même passage ne donnera pas nécessairement les mêmes compteurs à cause de l'instant statistique différent d'émission pour chaque compteur et relativement au passage de l'agent.

Il était habituel également que le releveur signale à un abonné qu'il a un problème de fuite APRES compteur, et ainsi de permettre à l'abonné de régler au plus vite le problème.
Cela sera identique avec les compteurs radio, bien que l'on n'accède plus physiquement au regard, puisque les incidents sont détectés puis reportés et figureront aussi sur le terminal de relevé. L'abonné sera donc informé de la même manière.
On pourrait même informer l'abonné d'une consommation élevée SANS pour autant qu'il y ait des fuites
(Ce n'est pas implémenté dans mon projet. Cela reste très variable suivant les familles)

Le principe d'une fuite abonné est issu du fait qu'un compteur radio doit "voir" un arrêt des consommations au moins de quelques heures pour 3 ou 4 jours consécutifs.

On pourra suivant les dispositifs disposer d'un indice qui indiquera qu'il "y a eu fuite" ce qui permet cette fois au distributeur de se disculper car l'abonné a certainement eu une fuite dont il s'est aperçu tardivement et l'a corrigée.
Avec cet indicateur, un faux prétexte de compteur défectueux serait alors peu plausible.
Des historiques sont parfois stockés également. (Cela est implémenté dans mon projet, seulement pour les incidents)

Pour l'abonné c'est un avantage, principalement dans les anciennes installations où le compteur est encore en intérieur, pour ne pas avoir l'obligation d'être présent le jour du relevé.
(Maison secondaire par exemple)

Mais c'est aussi la possibilité THÉORIQUE (Mais non gratuite) de recevoir sur PC son index sans avoir à aller physiquement sur place.
Dans mon cas la gratuité sera assurée par un protocole réduit à sa plus simple expression de transmission de données en RS232.
Dans certains cas les compteurs sont très éloignés du lieu de distribution, voire parfois même chez le voisin ! Alors fini ces "altercations de bon voisinage" …!

Chaque incident peut être horodaté à la minute et peut faire l'objet d'une écriture en mémoire fixe (En EEPROM, dans mon cas)

On peut également s'interroger sur le bon fonctionnement d'un compteur (hors périodes de vacances) car il doit y avoir au moins une consommation au bout de 50 jours, car on considère que les vacances d'été sont normalement terminées. (C'est une simple vigilance technique pour la suspicion d'un compteur bloqué)

Le revers à cette radio miraculeuse n'est tout de même pas négligeable, car de nombreuses fuites se produisent au niveau des joints plats des compteurs, tant à l'arrivée qu'au départ. Alors les fuites AVANT compteur ne seront plus vues et donc non signalées… C'est une perte pour le distributeur et Il y a toujours un talon d'Achille ! Le Distributeur a cependant d'autres moyens plus sophistiqués pour détecter celles-ci.

Un dernier élément très utile est la tension de la pile qui sera toujours surveillée par tous les fabricants. Cela est incontournable dans ces équipements (C'est comme le niveau d'énergie dans votre téléphone portable ou votre smartphone !)

Malheureusement ce progrès technique va supprimer des postes de releveurs, mais la pénibilité sera résolue et ces postes devraient évoluer vers le haut, un peu à l'image des métiers à tisser (Reviendrions nous à un tissage manuel ?)

2 Réalisation en AEP

En AEP, c'est le principe de l'émission spontanée à intervalles réguliers qui semble le plus répandu. C'est aussi celui que j'ai retenu car il est techniquement plus simple et techniquement meilleur marché.

Cela signifie que toute tête radio émet selon la synchronisation initiale de sa propre horloge et que des émissions peuvent parfois "se chevaucher". C'est la position physique du terminal de relevé qui fera la différence par la distance (Toutes les têtes émettent à la même puissance), tout autant que la répartition temporelle de l'ensemble des émissions des compteurs dans l'intervalle de repos.
(Il n'y aura PAS, fort heureusement, à une seconde donnée tous les compteurs qui émettent en même temps).
Une émission radio durera au maximum 150 millisecondes

Naturellement chaque constructeur a voulu "montrer sa spécificité" en tenant ses "clients prisonniers", et tant les fréquences que les protocoles de transmission sont différents entre les principaux constructeurs d'équipements de relevé radio en AEP.
Nos tentatives d'harmonisation de 2 constructeurs de l'époque sont restées sans suite. C'est la face obscure du commerce !

Alors si vous choisissez un constructeur spécifique d'équipements radio, il sera obligatoirement fabricant de compteurs et vous constaterez que ces équipements existent en natifs seulement pour la marque retenue.

Certes vous pourrez acheter seulement la partie électronique radio séparée du comptage proprement dit, mais les coûts sont insupportables avec deux appareils distincts. (Il faut tout de même une tête pour capter les Tops d'index)
Donc vous êtes pieds et poings liés à un fabricant de compteurs…et pour longtemps ! De plus les terminaux de relevé (matériel et surtout logiciel) sont également dédiés à la marque, alors tout est fait pour que vous soyez captifs et consommateurs…

Quelle alternative à cette situation ?

Qu'une société tierce développe des têtes radio pour les principaux fabricants (Les différentes marques de compteurs !) et développe peu ou prou (Et de préférence peu) le dispositif de relevé qui peut à ce jour être un simple PC portable standard et presque sans aucun logiciel spécifique autre que le dialogue RS232.

C'est donc ce que j'ai amorcé en développant une tête radio pour une seule marque de compteur.
L'ensemble de relevé radio qui fera l'objet de mon article suivant consiste à relever les compteurs de la marque Schlumberger/Actaris/Itron équipés d'un capteur "Cyble" avec les fonctionnalités de relevé à date fixe etc...

Ce principe à courants de Foucault a été délicat à mettre en œuvre, et j'y ai passé un temps considérable. C'est certainement un des plus délicat à mettre au point, et il n'est pas encore complet puisqu'il ne traite pas les retours arrière (retours d'eau). Il y a donc nécessité absolue d'un clapet antiretour "NF antipollution", mais de toutes façons c'est obligatoire, alors… !

C'est certainement une idée générale à concrétiser avec un fabricant d'équipements du domaine de l'eau potable, mais ne faisant PAS partie des "grands noms du comptage".

Le terminal de relevé sera simplement basé sur un PC portable et une minuscule adaptation électronique radio connectée en standard sur PC par RS232 (Avec adaptation USB/RSR232 puisque les PC n'ont plus en standard cette sortie pourtant si pratique)
Le logiciel RS232 sur PC existe déjà, (y compris en émulation USB), alors…

3 Le relevé à date fixe

C'est le principe évoqué qui permet "d'aligner les consommations usagers avec la production" et donc de pouvoir véritablement comparer et de juger réellement des efforts réalisés pour supprimer les fuites.

Le principe autorise aussi des relevés très souples puisque les informations restent présentes jusqu'au prochain relevé de la même date soit durant une année (Avec 1 ou 2 périodes de relevé à date fixe). Il suffit de commencer après le jour et mois paramétrés, et durant une année, tant que vous passerez, vous aurez ce relevé qui sera le même pour la date (l'index du jour continuant d'évoluer normalement)
Le bouclage dans les temps, d'une tournée de relevé n'est plus alors une obligation et seul l'envoi de la facture serait décalé, mais pas les chiffres en M3 qui seraient inchangés.

La "facturation" restera tout de même vigilante et ne devrait normalement pas tolérer de grands écarts. Les rentrées d'argent sont le nerf de la guerre...

C'est donc une réalité au niveau des contenances facturées (Relativement à des dates de relevé un peu éparses dues à des passages à dates souvent différentes et un peu "élastiques"...

Pour mon dispositif dans sa forme actuelle, l'électronique dispose d'un calendrier et une comparaison de date est faite pour mémoriser l'index dans le cas d'égalité.
Cette gestion des dates implique une bonne stabilité pour que les dates ne dérivent pas dans le temps, car on va rester ainsi sans correction du temps durant 10 à 15 années, ce qui est beaucoup, surtout avec des restrictions importantes d'énergie.

La stabilité du temps implique un oscillateur précis et fonctionnant en permanence. C'est ce dernier point qui est le plus délicat, car il est effectivement possible de mettre en sommeil le calculateur mais contrairement à celui-ci, l'oscillateur temps devra donc fonctionner en permanence.

Ne soyez pas trop surpris car votre belle montre à quartz n'a qu'une année environ d'autonomie. Dans ce schéma de 10 à 15 années d'autonomie, il faudra plus d'énergie (10 à 15 fois plus) rien que pour maintenir le temps, (Sans parler des calculs spécifiques et auxiliaires).

Ce principe de relevé à date fixe est donc un peu plus consommateur d'énergie, mais ses avantages sont indéniables, tant pour les abonnés que pour les distributeurs (releveurs).

Relativement à cela, l'énergie dépensée pour la radio représente un facteur 5 à 10 fois plus important (y compris la périodicité de 10s) que le maintien de l'heure et la puissance CPU nécessaire aux calculs. Il faut donc relativiser ce consommateur d'énergie qu'est l'horloge.
Dans les consommateurs d'énergie, on trouve ensuite le microcontrôleur, pour ses calculs et comparaisons, mais aussi l'incontournable régulateur de tension qui fournira un tension stable à l'ensemble de la tête radio.
Je ne parle pas non plus de la facilité du rapatriement des données relevées automatiquement, car une fois sur PC, le transfert vers toute application de facturation devient alors très simple, ce qui est le propre de tous les relevés radio.

Une anecdote pour sourire….
Nous avions détecté une fuite chez un abonné, or cet abonné un peu tatillon n'a pas voulu admettre qu'il avait une fuite et n'a pas même voulu qu'on l'aide dans sa recherche (Avec lui bien entendu). Nous avons alors relevé par radio (sans pénétrer chez lui) sa consommation un soir, puis un matin (Une nuit de consommation) et il a dû se rendre à l'évidence… !Le groupe de sécurité du cumulus fuyait tout ce qu'il pouvait !
Le remerciement n'a même pas été au rendez-vous… Soyez bons !

4 Que sera le futur

Sans préjuger du lendemain ni de jugements qui sont peut-être corrects ce jour, mais moins demain ? Le futur en AEP consistera certainement en une concentration de plusieurs dizaines ou centaines de compteurs radio vers des équipements FIXES desservis correctement en énergie et reliés cette fois par Internet ou des liaisons à grand débit vers les centres de relevé des distributeurs.
(On peut même penser à de petits concentrateurs locaux ayant seulement batterie et chargeur solaire, qui émettront les petits regroupements vers de plus grands concentrateurs cette fois.)

Le compteur radio tel qu'il est n'évoluerait pas beaucoup et serait le maillon de départ doté d'une très faible énergie et ne pourra donc pas faire de miracles à cause de cela. La tendance serait à supprimer cette horloge et les fonctions associées de relevé à date fixe, pour les reporter vers les concentrateurs
Le relevé à date fixe pourra être pris en charge par le concentrateur, ce qui éviterait le paramètre lors du paramétrage des têtes, mais simplifierait aussi l'électronique de tête.

J'espère me tromper, mais je ne crois guère aux réseaux de terrain (MODBUS, CAN, …etc) pas plus à la WIFI ni au BLUETOOTH sur le même principe des émissions spontanées rapprochées, pour assurer les dialogues. Cela pour la simple raison que la consommation serait prohibitive suivant une périodicité de la dizaine de secondes.

Cependant je module mon propos dans le cas d'un compteur radio qui serait en liaison radio systématique vers un concentrateur. En effet dans ce cas, la surveillance de réception étant permanente par le concentrateur, un compteur de ce type pourrait n'émettre qu'une fois par jour, ce qui serait une énorme économie d'énergie au niveau de l'électronique du compteur.
La concentration aura aussi ses limites, car il ne sera alors plus très simple d'intervenir individuellement... C'est la machine qui décidera (Le concentrateur !)
Plus on s'élève ainsi de la base réelle, moins il sera facile de faire des exceptions suite à problèmes. Tout a beau être développé sur le concentrateur, encore faudra-t-il que la tête radio émette ses données ! Tous les jours à minuit ?!

Enfin, dans la mesure où il y a un concentrateur qui regroupe des compteurs radio, c'est la concentration qui est en mesure d'assurer l'horodatage de l'index. L'horloge consommatrice permanente d'énergie n'a alors plus lieu d'être aussi précise, mais elle devra peut-être subsister seulement pour émettre une fois par jour et résoudre les timings internes au processus spécifique du compteur. (Il est alors possible d'utiliser des fonctions analogiques en très basse consommation comme ULPWU sur PIC).

Le choix de PIC plus évolués n'apporterait rien de plus, et bien au contraire, avec très certainement un surcroît de consommation.

La seule différence sera que l'horodatage sera peut-être différé par rapport à l'instant précis à la minute au niveau du compteur.
Cette fonction d'horodatage est également un frein très important à l'économie d'énergie et donc une forte limitation à l'autonomie énergétique.
En effet maintenir l'heure avec précision coûte en énergie, et comme c'est le concentrateur qui s'en chargera principalement, le réveil du calculateur de la tête radio pourra être moins fréquent et seulement toutes les secondes ou plus (indépendamment du processus de contrôle des tops d'index) et donc la consommation du processeur s'effondrera de même.

On notera aussi que suivant les dispositifs retenus pour capter les tops d'index, (Courants de Foucault, Capteurs à Effet Hall, ILS), les consommations en temps CPU peuvent être extrêmement différentes. La gestion du sens est aussi (le plus souvent, mais pas toujours) un facteur consommateur d'énergie. La détermination du sens permet de comptabiliser les retours d'eau.

Je regrette largement les dispositifs simples qui avaient fait leurs preuves comme les ILS, certes il peut y avoir quelques problèmes de fiabilité dus à cette mécanique des lames souples, qui n'a pas une durée de vie infinie, mais la rotation toute "bête" d'un aimant sur le compteur était vraiment simple et très peu consommatrice d'énergie.
(A ce sujet il est tout à fait possible de réduire le nombre de tops compteur au décalitre voire à l'hectolitre, ainsi le nombre de manœuvres des ILS chuterait de façon drastique. Cela sans toucher au nombre de chiffres significatifs qui peuvent continuer jusqu'aux litres). Seuls les tops index seraient divisés.

(On peut aussi remarquer dans cette suite d'idées, que cette division des TOPs index par 10 ou 100 aurait de très fortes conséquences sur l'autonomie des équipements. Après tout ce serait très normal puisque seuls les M3 sont facturés…) Qu'en pensez vous ?.
Peux-t-on espérer des piles opérationnelles durant 15 ou 30 années ?

Ainsi que je le rappellerai dans mon article suivant, toute collecte d'une donnée quelle qu'elle soit, a un coût pour sa création, sa maintenance et son exploitation. Alors à quoi bon "traîner des casseroles" derrière la voiture...

Faut-il revenir à la simplicité et à la pérennité des solutions ? C'est une question à se poser, car nous n'avons plus les moyens de gâcher stupidement nos ressources pour de faibles améliorations. Nous sommes centrés sur un consumérisme exacerbé et qui participe à l'appauvrissement des ressources de la planète.
Pour ceux qui ont connu : .... "Chassons le GASPI" ...

Alors c'est la raison pour laquelle vous trouverez la description pour cette marque d'un prototype déjà bien abouti et qui propose une vision plus économe des ressources (maintient de l'électronique après 10 à 15 années) et qui œuvre pour un retour à une forme plus conventionnelle de la simplicité.

5 Conclusions

Les compteurs radio AEP sont certainement des équipements très utiles particulièrement pour le métier de releveur de compteur, qui est comme je l'ai déjà évoqué un métier difficile, pénible, et ingrat. Ce type d'équipements représente un investissement non négligeable, du même ordre de grandeur que le coût d'un compteur, sans compter le terminal de relevé.
Le relevé à date fixe est à mon sens ce qui est le plus utile au distributeur. Pour distributeur et abonné, la détection immédiate des fuites est également d'une grande importance.

La concentration amènerait aussi à une surveillance permanente des indicateurs de défauts  et pourrait engendrer des messages d'alerte vers les abonnés. Conséquences de cette surveillance...c'est la liberté...surveillée...! C'est certainement cet aspect qui est à la fois un progrès et une restriction qui risque de poser problème.

Il y a aussi d'autres éléments qui militent en la faveur, tels que les preuves de fraudes ou de fuites qui évitent de nombreux litiges abonnés/distributeur. Cela évite aussi bon nombre de retours pour étalonnage qui ne donnent en général aucun dysfonctionnement, car ils sont réalisés en laboratoire de métrologie et donc en dehors de tout contexte d'installation.

De nombreux paramètres peuvent être issus des têtes radio tels que les débits maxi mini, les historiques de consommation etc. Tous les paramètres ne sont pas d'une nécessité absolue (il faut gérer ces données), ainsi les notions de débit n'ont pas à mon sens de réelle utilité, car une fois un compteur installé, la modification est souvent impossible pour des questions d'encombrement, alors à quoi bon cumuler des données peu utiles ?

A cette fin je rappelle également que tout calcul numérique dans quelque appareil que ce soit est énergivore, et que la suppression des données inutiles est un gage d'économies tous azimuts (énergie, temps, travail…)

Hélas il faut avouer que les compteurs radio vont diminuer le nombre de releveurs de compteurs, mais il faut que le progrès fasse évoluer les métiers vers le haut et supprimer ainsi des métiers sales et dangereux est un bien, mais il faudra former ces personnes à des métiers associés moins pénibles et plus valorisants.

Les compteurs radio : OUI, les électroniques à recycler NON.

Cela pourrait être ma conclusion de ce principe du tout jetable et de ce détestable principe. Certes les piles ne sont pas éternelles mais c'est le seul élément qui devrait être remplacé puis recyclé.
C'est pourquoi vous trouverez prochainement la description d'une tête électronique pour compteur de la marque citée.

Bien évidemment tous les compteurs ne sont pas équipables en radio, et principalement ceux qui ont encore des petites aiguilles pour les sous multiples du M3. (Voir photo de tête d'article !)
Tous les compteurs ont maintenant des totalisateurs à 5 ou 6 galettes avec en plus 3 galettes pour les litres.

Il faut aussi que les compteurs soient relativement récents pour permettre l'adaptation d'une tête radio.

Cependant certains "petits compteurs volumétriques" techniquement et historiquement en avance possédaient en natif un emplacement pour un ILS de comptage.
Dans ce cas ce sont des têtes déportées qui reçoivent les tops grâce à la liaison filaire au compteur et qui réalisent alors l'émission.
Naturellement, les retours d'eau n'étaient pas comptabilisés, et un clapet était impératif pour rétablir la véracité du comptage ILS. C'était une solution simple.


Ce principe des têtes déportées permet aussi de s'affranchir de quelques problèmes locaux de transmission radio, en élevant hors d'eau, la tête déportée pour une meilleure émission. (Voir article sur les compteurs radio en zone pâtures).

Bref le progrès continue sa marche et il serait vain de l'ignorer. A lire prochainement l'article sur la tête radio à relevé à date fixe pour compteur Schlumberger/Actaris/Itron, qui sera directement l'application type du relevé à date fixe et qui détaillera ces descriptions faites ici.

Pour la bonne règle, je n'ai fait appel à aucune photo de compteur récent, puisque ce principe est généraliste et est applicable pour toutes les marques.

6    Addendum 1


Quelques éléments complémentaires issus de quelques essais sur le modèle simplifié et après publication initiale de cet article.

Programmation PIC

- J'ai très souvent eu des problèmes pour programmer ces petits PIC soit en direct sur socket, soit en ICSP. Les problèmes se mélangent tous entre eux pour devenir quelque chose d'assez "indigeste"…

En premier lieu le schéma simplifié comporte quelques imprécisions ou erreurs :
- Sur GPIO3 il est nécessaire d'insérer une résistance au point milieu du strap de choix, pour éviter d'éventuels courts-circuits lors de la programmation.
En deuxième lieu, le programmateur Velleman K8076 pose quelques problèmes, et le 78L05 s'est transformé en 78L06 …! Il n'y a pas eu d'autre casse à priori !

En ce qui concerne ce programmateur cité, le VPP est porté volontairement au maximum autorisé, soit 13.5V, car le 7812 possède 2 diodes en série =13.5V ! C'est tout de même "un peu beaucoup" de se caler au maxi !

- D'autre part la résistance de limitation pour l'alimentation en +5V du PIC est de 47 ohms. Cela induit un bruit important sur la ligne 5V qui arrive au PIC. J'ai mis 22 ohms en // mais cela ne change pas vraiment le fond du problème.

Le courant au VDD lors de la connexion au programmateur passe à 15 mA ce que je trouve assez énorme relativement au 5 ou 600 µA en fonctionnement !!!
Enfin pour clore ce sujet, j'ai abandonné l'ICSP et je suis revenu au socket 40 broches Textool pour tenter de mieux identifier les problèmes, mais…

Les problèmes sont toujours présents, en ce sens que le PIC12F629 est reconnu une fois sur 3 ! Et qu'il refuse la programmation une fois sur 3 aussi environ. (Quelque soit la vitesse de programmation)
- Le "RETLW OSCAL" en fin de mémoire est le plus souvent écrasé par le programmateur et repasse à 3FFF au lieu de 34xx…
Bref toute cette étape n'est pas très claire et depuis longtemps, mais j'arrive tout de même à programmer, mais c'est laborieux et c'est souvent beaucoup de temps de perdu.
Il faut aussi ajouter à cela que l'ICSP doit permettre de prendre le contrôle du PIC en direct, et que les circuits déjà connectés doivent "se faire oublier". En ce sens l'oubli sur GP3 est peut-être la cause de la mort du 78L05.

- Je remarque aussi que la programmation d'un 16F690 avait posé aussi quelques problèmes et je ne peux pas faire "all" en write mais seulement séparément à chacun des sous-menus. Peut-être aussi à vérifier quelques mauvaises isolations lors de la programmation ?

- Je suis également en train de regarder pour le PIC16F688 et je vois que la programmation ICSP est problématique, car il faut effectivement prévoir des coupures de lignes avant programmation, et cela est incompatible avec la mise au point d'un montage.

C'est souvent le cas pour GPIO3 ou RA3 avec MCLR* (Une diode Schottky est recommandée si on utilise MCLR* (DS33023)) et maintenant sur l'ULPWU avec le condensateur qui perturbera, c'est certain !!!

Alors je ne sais pas trop comment me sortir de ces problèmes d'intendance, aussi je vais préparer le montage 16F688 avec un adaptateur DIP14/SOIC14 pour pouvoir programmer sur le socket du programmateur.
Pour le montage final de chaque particulier, ce sera possible de procéder normalement en soudant les fils nécessaires, de programmer, puis rétablir les liaisons coupées avec un point de soudure à mettre. (Le montage est supposé fonctionner !)

J'abandonne un connecteur spécifique de programmation sur ce genre de petit CI car il n'y a pas trop de place et sans faire de double face c'est trop laborieux en routage…!

PIC12F629 et RS232

- Là aussi j'ai eu un "mal de chien" pour faire fonctionner cette radio associée à la RS232 "maison". Au simulateur : "impeccable", j'avais d'ailleurs l'exemple du compteur horaire, (http://bricolsec.canalblog.com/archives/2012/03/21/23820790.html) mais cette fois je ne comprenais plus ce qui se passait…
Tout a été vérifié au "logic analyzer" de MPLAB ainsi qu'au Stopwatch et c'était "tip-top"

Après avoir tout remis en cause, j'ai pu enfin comprendre que le simulateur fonctionne bien à 4 MHz, mais que le PIC fonctionne à sa vitesse soit disant de 4 MHz, mais qu'en réalité, il fonctionne entre 840ns et 980 ns (=f(OSCAL) de temps d'instruction soit 4 fois moins en période de base soit un peu plus de 4 MHz.

Alors lorsqu'au bout de 10 fois 208 µs on reste sans changement (pour 2400 bps) c'est qu'il y a un problème car on doit trouver un STOP puis un START. (En réalité je fonctionne en inversé ce qui ne change rien sur le fond)

Eh bien tout le problème venait de cette fréquence de base totalement à côté des spécifications et sans possibilités de retouche par OSCAL. Grâce au logiciel BRAY++ en baud rate custom, j'ai pu vérifier que finalement tout marchait à peu près bien (de ce point de vue).
J'ai essayé 2 PIC12F629 et les deux ont à priori le même problème !

L'oscillateur 32.768 KHz

Là aussi c'est toujours la panique avec ces quartz qui sont tous si différents. La règle est la suivante : quand il faut que ça oscille, ça se bloque et inversement …
Il faut dans cet essai diminuer les condensateurs jusqu'à 30 Pf, ou ajouter une résistance Rs, (Il m'a fallu 47K, mais j'ai déjà vu jusqu'à 100K) et cet emplacement devra être prévu sur le CI car on a une chance sur 2 !
Là aussi je remarque que j'ai principalement des problèmes avec ce petit PIC … Mais je n'ai peut-être pas tout bien vérifié ?

La self

Une fois tous ces problèmes évacués, j'ai enfin pu faire mesurer le nombre d'impulsions en GPIO2 par le PIC 12F629 lui-même. Mais là c'est une nouvelle surprise car au lieu de 25 impulsions, je n'en trouvais que 10 voire 12 au grand maximum…!
(Le signal paraissait déjà bien amorti au départ)

Je replonge donc dans les selfs accumulées pour m'apercevoir que le choix réalisé avec le modèle 16F690 était véritablement une excellente sélection sur quelques modèles, car les mesures faites de nouveau confirment un coefficient de qualité (Q=Lw/R) de 170, alors que toutes les autres self montent péniblement à 115. Certaines sont même à 35 !
Les oscillations amorties se comptent sur les doigts d'une seule main (ou de 2 !)…
Il faut réellement des oscillations en nombre important (peu de pertes) pour que l'écart soit suffisant à apprécier entre sans pertes et avec pertes.
Une manipulation intéressante de croisement des selfs entre montage 16F690 et 12F629 donne les résultats suivants :

Sur 12F629 avec self avec Q de 170, le nombre maxi d'oscillations est de 13 au lieu de 10 mais pas à 25 !
Sur 16F690 avec self avec Q de 115, le nombre passe de 25/27 à 17.  A la lumière de ces valeurs, on comprend toute l'importance du choix de la self, et surtout de son coefficient de qualité Q !
J'ai donc entrepris de répertorier toutes mes selfs pour m'apercevoir qu'aucune autre n'avait un coefficient de qualité de 170 !
Le maximum sans regarder les valeurs en mH était de 155.
(Cet ensemble de vérifications représente pratiquement une journée de mesures !)

Que conclure de ces selfs ? L'essai de "la bonne self" sur PIC12F629 n'a pas donné les mêmes résultats, ce qui est étrange, car la commande des circuits est identique ainsi que les éléments de l'ensemble self/résistances et condensateurs.
Les PIC ont-ils des entrées différentes entre modèles ??? Je me pose plus de questions que je ne trouve de réponses !

Je cherche donc tous azimuts des selfs et j'en ai repéré une ayant un Q garanti >150 chez MURATA 22R475C mais c'est à vérifier, car je n'ai pas de possibilités de commander actuellement.

J'ai également vérifié chez ce fabricant, chose troublante, que la série indiquée trouve sont meilleur coefficient de qualité Q justement vers 5 mH, et que les Q diminuent de chaque côté de cette valeur centrale de 5 mH.

Je constate également que lorsque le Q n'est pas indiqué, les prix sont les plus bas. Lorsqu'un Q mini est indiqué, c'est donc un composant de qualité dûment contrôlé.

Aussi je pense que les contraintes techniques de bobinages (diamètre de fil) et de noyau sont telles que cette valeur voisine de 5 mH est la mieux adaptée pour donner des Q élevés dans des faibles dimensions. (Diamètre noyau ferrite=2.52mm)
A la lumière de ces informations, je pense que le sujet des selfs est loin d'être épuisé, et que l'on devrait peut-être s'orienter vers de nouvelles formes de self, type demi pot ferrite allongé dont le côté ouvert serait la seule source de rayonnement dirigée sur la Cyble. Ces formes seraient susceptibles de procurer de meilleures différences d'amortissement mais pas nécessairement de meilleurs Q.

(J'ai également vérifié le type d'entrées sur les 2 PIC, et ce sont des triggers de SCHMITT toutes les 2, et elles attaquent directement le TIMER0 en compteur.
Pour une alim de 2.5V, les niveaux théoriques sont IOL 0.5V et I1L 2V en Schmitt trigger
En entrée logique TTL c'est IOL 0.375V et I1L 1.425V)

Le hardware

C'est vrai que je suis séduit par les CMS, mais que c'est petit ...!
Il faut des yeux perçants et surtout bien éviter les courts-circuits lors du positionnement. La loupe est incontournable et j'ai fait quelques petites erreurs à ce niveau, mais sans grandes conséquences.

Radio

-    A priori l'émetteur RT4 n'a pas besoin d'être commuté en alimentation (pour éviter les consommations inutiles), car si les niveaux de repos sont inversés, la consommation est alors véritablement nulle pour une entrée à 0.

Cyble17
Je viens de faire le relevé des courbes de consommation en fonction de la tension d'entrée…
(RT4_Consommations Fichier ODS à télécharger pour 2.5V et 5V)
Le sujet est peut-être un peu éloigné mais permet de confirmer la suppression du FET de mise sous tension  de l'émetteur.
En effet le niveau zéro d'une sortie PIC très peu chargée est au maximum de 20mV mesurés.
On est donc certains que le niveau de repos à 0 logique pour la partie émission n'engendrera aucune consommation. C'est au moins un point acquis. (Ceci est également vrai pour le montage avec 16F690).

-    Sur le 12F629, puisque j'ai été obligé de reprendre les timings, j'en ai profité pour vérifier qu'émetteur et récepteur fonctionnent à 4800 bps.
Du fait du décalage de l'oscillateur interne, je suis monté jusqu'à 5540 bps (Valeur non conventionnelle), et on peut espérer que l'on passera donc sans trop de problèmes à 4800 bps.
Au niveau propagation, je ne peux rien dire car je n'ai pas fait d'essais en ce sens, et ceux-ci sont toujours très "subjectifs" de toutes façons.
(Je rappelle que ce point conditionne des durées de consommation élevée, et que plus c'est rapide, mieux c'est !)

Je peux cependant apporter un point complémentaire qui m'était interdit du fait du FETMOS de commande de tension…Mais grâce à cette suppression, l'émetteur pourra être alimenté directement avec la tension des piles, ce qui "soulagera" un peu le régulateur, mais profite surtout à la puissance émise qui sera plus importante sans que la consommation soit fortement impactée.
(Surconsommation émetteur de 2.5 à 5V à comparer à la puissance perdue dans le régulateur…)

Conclusions de l'addendum

En accord avec ce qui avait déjà été dit, ces essais sont tous très nombreux et longs et je ne pourrai pas tout réaliser.
Je peux néanmoins confirmer que je ne m'orienterai plus vers les PIC12F629, car c'est réellement trop serré pour ce genre d'application et je dois dire que les problèmes accumulés sont trop nombreux.

Aussi j'envisage d'aller vers un remplaçant du 16F628 déjà vieillissant, et je pense au 16F688 qui n'est ni trop grand ni trop petit. (On regrettera tout de même l'absence d'un TIMER2 !

C'est un circuit qui possède l'ULPWU et a seulement 14 pattes ce qui permet de le loger assez facilement. On espèrera que les entrées seront à un niveau technique élevé ?

Dans l'immédiat je vais refaire d'ici plusieurs mois un dernier circuit avec 16F688 dédié aux particuliers (Mais potentiellement utilisable par les professionnels) et reprendre la programmation avec ULPWU et mieux structurer le programme. Parallèlement, il sera tout aussi important de rechercher des selfs avec Q élevé qui conviennent pour un nombre d'impulsions élevé.

NOTA : Les avancées techniques sur ces sujets seront ajoutées en addendum, sans refaire un nouvel article.

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