Règles de DétectionFUITE0 de fuites par compteurs radio

1    C'est si simple …
2    Chauffe-eau
3    Le groupe de sécurité
4    Les compteurs
5    Production ECS en chaudière
6    Comment déclarer : "Fuite"
7    Conclusions


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Avant propos


C'est en terminant l'article sur le circuit intégré AH1892  (Associé à un autre de mes articles concernant mon montage électronique pour le relevé radio des compteurs SAPPEL), que je viens de prendre toute la mesure de la réelle difficulté à conclure qu'il y a une fuite lors de la surveillance radio des compteurs d'eau potable d'abonnés.

En effet la mise en place de cette disposition sur mon montage m'a causé quelques difficultés à ce niveau, et après une analyse plus fine, il s'avère que ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît dans la plus pure théorie. (Difficultés dont la mise en évidence était surtout due à une erreur de programme du micro contrôleur au niveau du temps réel)

Pour la petite histoire, cette marque (et type) de compteur est le compteur officiel appartenant à mon concessionnaire.
Pour éviter la corvée du relevé hebdomadaire de ce compteur, je m'étais proposé de le relever par radio depuis mon PC, sans rien modifier bien entendu, et il me restait un problème de micro logiciel qui déclarait "Fuite" alors qu'à priori ce n'était pas le cas. Une divergence marquée de la valeur des index radio et mécaniques était aussi à l'origine de cette recherche.

Un autre compteur (l'autre marque : ACTARIS)) installé sur un surpresseur pour l'eau de pluie ne posait aucun problème et utilisait les mêmes séquences d'analyse des fuites...Bizarre

Pas facile de rechercher une aiguille dans une "meule de foin" et mis à part une première véritable erreur dans le programme, je n'arrivais pas à comprendre ce qui se passait alors que la séquence était parfaitement identique à l'autre marque de compteur installée sur le surpresseur.
Il a fallut réfléchir et j'ai même débranché l'évacuation du groupe de sécurité de la chaudière pour mesurer au réel l'écoulement et vérifier la véracité de cette information "Fuite" (ballon intégré).

Aussi je rédige cette fois sur le blog plus spécifique de l'eau potable, "lokistagnepas", car informer ou conclure qu'il y a une fuite parait de prime abord particulièrement "bateau", mais ça ne l'est pas du tout, et on va voir un bon nombre de cas attachés à cet aspect et donc pourquoi c'est si délicat d'affirmer qu'il y a une fuite.

Ce sujet bien qu'intéressant les particuliers est plus qu'utile aux professionnels, pour qui une information d'origine pas toujours exhaustive, explique clairement les difficultés de détection de fuites de toutes les têtes radio.

Ces analyses et réflexions pour solutionner mon propre cas m'ont incitées à la rédaction de cet article très pragmatique dont vous découvrirez certainement la complexité pour une électronique de décider...."Fuite ou pas fuite" !

Cet article relate donc les différents cas qui font que cette détection de fuites chez les particuliers n'est pas particulièrement simple et qu'en conséquence les algorithmes des compteurs radio, peuvent laisser passer quelques "fuites" qui n'en sont pas, ou au contraire en oublier certaines.
Voyons donc les nombreux cas liés à cette "déclaration de fuite".

Certes vous n'y pourrez pas toujours quelque chose, sauf d'informer votre fournisseur de compteurs radio, toutes marques confondues, car les éventuels aléas sont indépendants des fabricants, bien que ceux-ci essayent de les conjurer au mieux par tout un ensemble de paramètres.
Majoritairement cela aiguillera votre curiosité et dans 99% des cas ce sera la triste réalité d'une fuite insoupçonnée.

1 C'est si simple …

Fuite4Détecter une fuite c'est peut-être tout simplement regarder si le compteur "tourne" ? Oui c'est vrai et tout à fait exact, mais…le mode de vie n'est pas le même pour tous.

Outre le disque Index vous avez aussi un petit secteur qui tourne encore plus rapidement que le disque Index et qui est souvent visible au travers d'un petit hublot transparent (Appelé souvent témoin de fuite : Flèches sur la photo ci-contre).

Je ne parle pas à ce stade des entreprises qui sont elles aussi alimentées en eau, car le cas est un peu différent au niveau du "mode de vie", et l'on peut trouver si on cherche bien, encore des cas très spéciaux ! (Remplissage automatique de chaudières, processus de refroidissement à eau perdue, laveries, pressings etc…)

Pour les particuliers, nous vivons tous en journée ou parfois la nuit, mais la nécessité physiologique de DORMIR subsiste pour tous et dans une maison ou un logement on devrait normalement trouver un temps d'arrêt complet du compteur d'eau… de jour ou de nuit et correspondant à notre sommeil, bref à nos habitudes de vie !... (Sauf si il y a une fuite !)

Cet arrêt compteur est effectif si il n'y a pas de fuites à la chasse d'eau (Fuite la plus courante…) ou que l'on ne va pas faire un "petit pipi" en milieu de nuit, si l'on a un peu trop bu la veille, ou que la prostate a commencé à vous chatouiller… C'est la vie aussi !

Bon, cela c'est une chose, mais il y a d'autres causes de fuites insoupçonnées comme L'EAU CHAUDE !

Que vient faire encore la chaudière ou le cumulus dans cet aspect des fuites ? Le clapet (d'arrivée sur l'eau froide) intégré dans les Groupes de Sécurité (GS) est rarement rigoureusement étanche, mais l'ensemble de l'installation peut normalement "s'appuyer" sur le clapet (ou douille de purge) situé juste après compteur (Si présent) ce qui est, et doit être encore plus la règle aujourd'hui.

Une partie de l'eau alors en surpression peut passer à l'égout par la soupape de sécurité du GS.
Cette eau qui passe en rejet, a été comptabilisée au compteur et on va voir comment il y a une nouvelle arrivée !

NOTA :
Lors des remplacements de compteurs (renouvellements surtout effectués pour la précision du comptage et non pour raison sanitaire), demandez à votre distributeur d'avoir la gentillesse de mettre une douille de purge (clapet) si il n'y en a pas. Si il refuse et dit que c'est à votre charge, c'est exact, mais alors laissez un commentaire sur le blog, ça fera une publicité bien méritée aux acteurs publics ou privés de l'eau potable qui en sont réduits à moins de 10€ à vie..!.

  ---------Rôle des thermostats de chauffe eau et de chaudière-----------

Le point de départ de tout est le principe physique qui fait que l'eau se dilate avec l'augmentation de sa température (Comme les métaux et autres solides) et elle augmente donc de volume.

Pour cela il faut se pencher sur le fonctionnement d'une chaudière, ou d'un thermostat de chauffe eau.
Ces appareils sont tous basés sur L' HYSTÉRÉSIS (Voir Wikipedia) d'un thermostat qui autorise une variation de la température entre une consigne haute et une consigne basse (Cette dernière est souvent non réglable)

Alors c'est là que se situe toute la SUBTILITÉ de ces fuites, car lors de la montée vers le maximum de température et donc de dilatation de l'eau, on a expulsé l'eau excédentaire sous forme d'un mince filet ou d'un goutte à goutte au groupe de sécurité.

L'arrêt du thermostat et du chauffage de l'eau va ensuite intervenir et la température va baisser lentement par les pertes thermiques (ou l'utilisation, mais on verra que ce cas fait une remise à zéro des équilibres de pression). La pression au sein du cumulus va devenir inférieure à celle du réseau et il va donc y avoir admission d'eau pour compenser la perte lors de la phase de chauffage de l'eau.

Dans les limites de température de l'hystérésis, le volume va donc diminuer et on va alors admettre un complément d'arrivée d'eau froide pour combler ce différentiel de pression entre le réservoir (en dépression) et le réseau interne habitation et en conséquence le réseau public, qu'il y ait ou non un clapet après compteur. (A la rétractation il y a toujours appel d'eau)
C'est ainsi que se renouvelle la fuite aux appareils de chauffage de l'Eau Chaude Sanitaire (ECS), tout en précisant que ce scénario se renouvelle une à deux fois dans le cas d'un cumulus électrique mais beaucoup plus de fois (10 à 20) si il s'agit d'une chaudière assurant également le chauffage central de la maison ou de l'appartement. (Le chauffage central fonctionnant uniquement en saison froide bien évidemment!)
(Plus ce nombre de fois est élevé, plus les volumes perdus seront en principe importants).

Seuls les dispositifs de chauffage de l'eau sanitaire équipés d'un vase d'expansion (Ballons de petit volume avec vessie et pré gonflés) ne rejettent quasiment rien, car c'est le vase d'expansion qui prend en compte l'augmentation de volume par la compression de l'air (ou de l'azote), puis la restitution de ce même volume lors de la baisse de température.

NOTA 1 : Notez que ce petit vase d'expansion ne subit PAS les mêmes règles que son "grand frère", car il reçoit l'eau déjà dilatée et n'aura donc pas de dilatation propre de l'eau. (Il n'a pas non plus de possibilités de chauffage spécifique et n'a aucun clapet ou vanne)

NOTA 2 : Un vase d'expansion sera le plus souvent gonflé à la pression du réseau public (ou à celle du réducteur ou à peine au dessus).

(NOTA 3 : Notez également qu'un vase d'expansion n'est pas une solution sanitairement satisfaisante, car suivant les appels d'eau chaude, l'eau a tendance à stagner dans ce ballon, ce qui est propice au développement microbien).

Ajoutez pour compliquer la difficulté de détecter les fuites, les personnes qui remplissent la piscine une fois par année, et vous comprendrez un peu mieux que l'absence d'arrêt strict d'un compteur une seule nuit, n'est pas une condition suffisante pour que l'on déclare (par l'électronique) qu'il y a une fuite. (Il faut plusieurs jours et nuits pour remplir une piscine à un débit moyen, ne mobilisant pas tout le débit de l'habitation)

Dans certains cas, où il n'y a pas de réducteur de pression, ou que celui-ci est juste en limite de déclencher ou en mauvais état, suivant le réseau sous lequel vous êtes alimenté, il peut y avoir fuite au chauffe eau à cause de la pression qui augmente seulement la nuit, principalement lorsque les pertes de charge du réseau public dues à une faible consommation sont réduites (et/ou que les pompes augmentent légèrement la pression), et qu'en conséquence la pression augmente.

Ce sont de "véritables fuites" comptabilisées qui doivent être signalées (Et pour lesquelles l'abonné doit s'en prémunir par l'installation d'un réducteur de pression !)
Ce cas est majoritairement rencontré dans les réseaux qui sont en refoulement/distribution (Voir mes autres articles sur ce mode de distribution de l'eau potable).
Ce cas représente donc une fuite induite par les techniques d'acheminement du réseau public AEP, mais non une fuite dont l'origine est "locale". Cette fuite vous sera cependant facturée et doit être signalée !

Ajoutez encore que les réducteurs de pression sont rarement étanches EN STATIQUE et qu'ils fuient donc légèrement au fil du temps (La pression monte insensiblement en quelques heures ou minutes et cela peut créer de légères fuites).
La stabilité de la pression sur plusieurs heures caractérise un bon réducteur.
(Il faut penser à renouveler les appareils anciens)

Alors, déclarer qu'il y a fuite n'est pas aussi simple que cela peut paraître, car il faut prendre en compte tous ces cas particuliers qui sont "normaux" ou accidentels et qui devraient apparaître ou non comme fuite.

2 Chauffe-eau

Cet appareil qui peut utiliser diverses énergies et revêtir différentes apparences, sert à la production d'Eau Chaude Sanitaire (ECS). Utilisons les termes généralistes "Chauffe eau ou cumulus" pour désigner cet appareil, et y compris les "ballons" chauffés par le circuit primaire des chaudières ou directement intégrés dans une chaudière (bain-marie).

C'est peut être la discrimination de fuite, la plus délicate à effectuer, car elle dépend du VOLUME du chauffe eau.
Une fuite correspondant à la dilatation de l'eau peut se révéler dans certain cas, et seulement si il y a au moins un clapet en état de fonctionner (Clapet du groupe de sécurité en premier, mais clapet après compteur en deuxième lieu).

ATTENTION :
En l'absence de tout clapet ou de clapets défectueux, il n'y aura le plus souvent aucun écoulement d'eau.
C'est d'ailleurs un INDICE À SURVEILLER de près ! (Mais il y aura un retour d'eau vers le réseau ce qui est INTERDIT et dangereux)

NOTA 1: Les clapets des groupes de sécurité sont rarement étanches car le calcaire se dépose et vient souvent se coller par la chaleur, ce qui n'est pas le cas du clapet situé après compteur, car il est situé à bonne distance en général et n'est pas obstrué par les dépôts calcaires plus soutenus dus à la chaleur de l'eau, mais aussi et surtout par la chaleur (très relative et variable suivant le tirage) transmise par les éléments métalliques du raccord et GS solidaires de la tubulure EF du chauffe eau.

NOTA 2 : Remarquez également qu'en l'absence de clapet juste après compteur, tout aller / retour vers le réseau (interdit) ne provoque (pratiquement) aucun enregistrement de consommation au compteur !!! (en supposant le clapet du GS défectueux)

On sait que le volume de l'eau ainsi perdue lors de la dilatation est une fonction directe du volume du chauffe eau.
Ce volume est également fonction de la température finale imposée par le thermostat (réglage du thermostat pour la température maxi de l'eau). On a donc une double condition, qui bon an mal an se traduit par quelques % du volume initial (1 à 3% sans que l'on fasse pourtant référence à la température maximale).

Y a t il un troisième paramètre ? OUI, car suivant l'élasticité de la cuve, le volume de la dilatation sera plus ou moins important. (Je pense aux cuves Inox que l'on trouve maintenant et qui sont notablement plus minces que les cuves acier traditionnelles, et donc plus élastiques) A volume de cumulus identique, le rejet de dilatation pourra aussi varier suivant les fabricants.
Encore une approximation !

D'une façon générale les familles sont plus ou moins nombreuses sous un même toit et le plus souvent le volume du chauffe eau est souvent le reflet du nombre de personnes vivant au foyer.

Faudrait-il inclure ce paramètre officiellement ? Évidemment non car on serait vite taxé d'inquisition.
A pourcentage identique, la perte de dilatation d'un cumulus de 100L est évidemment plus faible que celui d'un  300 litres.

Le volume ainsi perdu peut empêcher un compteur de s'arrêter durant un certain temps où normalement il n'y aurait plus aucune consommation (Nuit et sommeil des occupants).
Notez que le temps de chauffe des chauffe eau(x) de grand volume est souvent plus important que celui des petits. (Pour limiter la puissance souscrite EDF) 
Remarquez aussi qu'il ne s'agit pas d'un lâché de dilatation brutal, mais échelonné tout au long du processus de chauffe.
Voici donc encore un paramètre qui est cette fois attaché au temps de chauffe.
(Pour l'exemple, "mon" 100L intégré en chaudière, perd 0.6 Litres sur une période standard" de 24 heures en hiver)

Il y a aussi un paramètre technique qui est en général peu présent, mais qui de plus en plus est pris en compte pour économiser l'eau. Je veux parler d'un "vase d'expansion" qui évite les rejets de la dilatation à l'égout, et donc limite la surpression due à la dilatation, ce qui évite une fuite au groupe de sécurité.
Dans un tel cas il faudrait donc déclarer fuite dès le premier litre passé.

Les chauffe eau (électriques) sont en général en chauffe durant les heures creuses EDF et comme il y a plusieurs plages horaires de tarification "heures creuses", il parait difficile d'en tirer directement une loi. Il y a en effet des heures en milieu de journées et en début et fin de nuit (souvent 4 plages horaires possibles (en une ou deux vacations)).
Bref pas de règle absolue pour le chauffage "heures creuses en électrique", et donc difficile de rapprocher un débit de fuite d'une plage horaire.

Et pour compléter le tableau "infernal" du chauffe eau, il y a encore des ballons chauffe eau sur chaudière et des ballons chauffe eau au gaz, mais TOUJOURS obligatoirement avec groupe de sécurité !

Enfin, dès que l'on a tiré un peu d'eau CHAUDE, le système est de nouveau équilibré et ne fuira plus avant quelques dizaines de minutes si il y a toujours chauffage. C'est donc cette fois le type d'utilisation qui peut modifier une fuite à un GS, due à la dilatation.

A remarquer également que cette "remise à zéro" par tirage d'eau chaude peut parfois malheureusement se produire sur un tirage d'eau FROIDE par le biais d'un clapet de groupe de sécurité défectueux ou d'un clapet de robinet mitigeur également défectueux, ce qui est encore le plus pernicieux et souvent le cas et  difficile à débusquer car personne n'y comprend rien.

Je rappelle aussi que la production ECS par princip1une chaudière assurant le chauffage central, devrait en théorie produire plus de fuites d'eau car la température va naviguer dans l'hystérésis plus souvent (10 à 20 fois) du fait de l'abaissement rapide de la température due au chauffage (des radiateurs).
Cela dépendra de la valeur de l'hystérésis du thermostat. La température de l'eau ECS sera cependant "refroidie" au rythme de la température de chaudière et on peut espérer un certain équilibre.
Ceci entraîne donc que les volumes de fuites peuvent aussi être en rapport avec la saison !!! (Encore deux paramètres de plus).

3 Le groupe de sécurité

Ce groupe de sécurité a déjà été cité dans de nombreux articles dont celui-ci et je ne veux pas réitérer sa description, juste la copie du petit schéma de principe pour rappeler que la soupape reste toujours active,
(que le robinet d'entrée soit ouvert ou fermé en ce qui concerne seulement la dilatation !)

(La soupape n'est en revanche pas concernée par les surpressions réseau, SI le robinet GS est fermé)

Je rappellerai le principe que l'eau se dilate et qu'il est nécessaire de toujours gérer cette dilatation qui entraîne une surpression, heureusement limitée par une soupape de sécurité (GS), tarée à 7 bars, (GS toujours présent, qu'il y ait ou non un vase d'expansion).

Dès qu'il y a un groupe de sécurité ou un disconnecteur (voir les autres articles) il peut y avoir un débit de fuite.

FUITE1Ce débit peut provenir de la dilatation locale, mais aussi de la surpression du réseau lorsque l'on est en limite de déclenchement, ou qu'il y a un incident réseau, ce qui arrive parfois (Principalement dans les régions au relief accidenté).
Cette fuite au groupe de sécurité peut aussi avoir pour origine première, un réducteur de pression individuel défectueux (Souvent beaucoup trop ancien).

En général, les fuites de faible volume restent "invisibles" mais font cependant tourner les compteurs, et de ce fait les compteurs ne restent jamais au repos un nombre d'heures suffisant correspondant à l'absence d'activité des particuliers.

Ces fuites invisibles sont souvent de fines fuites aux chasses d'eau, à peine visibles dans la "lunette", mais que l'on entend toujours par un sifflement aigu !


4 Les FUITE2compteurs

Les compteurs d'aujourd'hui sont de plus en plus des compteurs volumétriques, particulièrement sensibles, et capables d'enregistrer en tant que consommation, un goutte à goutte (1 goutte environ toutes les secondes).

(Les 3 compteurs du bas de l'image sont de type volumétrique, contrairement aux deux du dessus, très anciens et de type "vitesse").

Tiens ! C'est justement un goutte à goutte qui se produit souvent au niveau d'un groupe de sécurité !

(Les vieux compteurs "vitesse", étant de plus en plus très paresseux, ne voyaient pas ce type de fuite, c'est pourquoi les fermiers de l'eau potable, très vénaux, les remplacent systématiquement par des compteurs volumétriques)

Rappelez vous que j'ai indiqué que mes montages électroniques de compteurs radio doivent être impérativement équipés d'un clapet anti-retour.

Cela simplement parce que les montages que j'ai développés ne peuvent pas comptabiliser les retours d'eau.

Les retours d'eau sont interdits dans le réseau public, et c'est aussi fortement déconseillé en interne habitation, car vous pourriez vous intoxiquer par les développements microbiens issus de l'appareil de production d'eau chaude.

La précision de la mesure électronique n'est pas meilleure que le litre et il peut y avoir de petites divergences suivant "le point" où on se trouve, relativement au "Top d'index" indiquant le litre. (Position du disque index indiquant seulement visuellement les 1/10 de litres).
(Au pire, l'exploitation du retour à zéro du signal Top index permettrait la pseudo-précision du demi-litre sans aucune garantie car cela dépend du facteur de forme du signal qui n'est pas garanti).

En général compteur mécanique et électronique sont en accord, mais la détection de fuite par un volume dans un temps imparti, pourra être plus ou moins précise, et le fait qu'il n'y ait pas "Fuite" ne veut pas dire que tout est blanc comme neige, et réciproquement !

5 Production ECS en chaudière

Ce cas s'applique aux ballons intégrés dans une chaudière, mais également aux ballons externes avec échangeur (serpentin) alimenté par la chaudière.

C'est encore un cas un peu plus particulier, car la température de la chaudière pourra varier un nombre de fois très important (10 à 20 fois) principalement en hiver lorsque la chaudière va fournir du chauffage pour les radiateurs.
Ceci signifie que les fuites peuvent varier en fonction de la saison !!!

Et ainsi qu'il a été dit, généralement ce sera aussi fonction du type de thermostat et surtout de la valeur de son hystérésis.

Je ne sais pas si vous mesurez bien la multiplicité des cas et la difficulté de trouver une règle qui puisse rassembler toutes ces particularités.

6 Références pour indiquer : "Fuite"

Certes les compteurs radio des fabricants (têtes radio) ont la notion du retour d'eau et sont capables de comptabiliser  les litres passés ainsi en décomptage (souvent jusqu'à une cinquantaine de litres maximum).

Ces compteurs, vont faire la balance des "entrées et des sorties" d'eau, mais la précision du litre ne permet pas une certitude absolue, aussi il faut voir un peu plus large.

Ces compteurs radio ayant la notion du sens de circulation de l'eau peuvent en théorie détecter des fuites en l'absence de clapet.
Ça ne sera pas le cas dans mon application !

La détection de fuite doit donc s'appuyer sur plusieurs jours pour s'affranchir de circonstances inhabituelles et exceptionnelles, parmi lesquelles on peut citer le remplissage d'une piscine, la venue d'invités avec un coucher tardif, le besoin d'aller faire un "petit pipi", soit un seul jour (trop fait la fête par exemple) ou régulièrement (vieillesse ou maladie).

ANECDOTE : un de mes lecteurs avait fait venir une "entreprise" pour vérifier si il y avait des fuites. La personne s'est plantée durant 15 minutes devant le compteur et a déclaré qu'il n'y avait pas de fuites tout en facturant une somme supérieure à 100 €  !!!  C'est la raison pour laquelle j'ai un profond mépris pour de tels acteurs de l'eau...

La décision de déclarer "FUITE" doit être cependant sensible et la plus rapide possible pour pouvoir intervenir au plus vite et corriger un réel problème et éviter d'importantes factures d'eau, mais aussi très fiable, car autrement on ne ferait plus attention à une information dont la fiabilité serait incertaine.

On admettra donc un certain volume, en général UN "pseudo" litre (puisque l'on ne peut pas mesurer plus finement) mais durant un TEMPS de référence qui devra le plus possible être représentatif d'une majorité de particuliers et d'un éventail le plus grand possible de situations techniques. (Mais un volume durant un temps, c'est un débit !!!)

Pour ce volume qui va passer parfois à cause d'un appareil de production d'eau chaude ECS ou du remplissage d'une piscine, je pense qu'il faut admettre en premier lieu 3 à 4 jours de "délai", et donc d'attente pour avoir statistiquement la chance de constater au moins une fois, un repos "suffisant" du compteur durant ce temps.

Il faut aussi comprendre que l'on ne sait pas à quel niveau le disque index va s'arrêter dans "l'espace du litre", c'est-à-dire, quel est sa position relativement au TOP d'Index, et savoir si "ce litre" est déjà consommé à 80% ou au contraire seulement à 10%.
Face à cette interrogation, ce sont les statistiques d'arrêt étalées sur un nombre de jours qui feront la réalité. (Ceci explique le terme "pseudo" cité plus haut)

Je ne sais pas ce que les constructeurs ont retenu comme stratégie précise, mais en ce qui me concerne, et pour mes seules réalisations, je considère 3 à 4 jours d'observation comme acceptable ainsi que 2 à 3 heures SANS Top index qui seront considérés comme critère de déclaration de fuite.

En résumé, si durant 3 ou 4 jours (restant à déterminer) on n'a pas pu observer un arrêt compteur durant 2 heures (absence d'index durant 2 heures) on déclarera "Fuite".
Cette durée en jours devrait permettre statistiquement de "retomber sur ses pieds" à cause de l'incertitude de positionnement relativement à l'unité de volume du litre.

Ce sont des réglages que je vais essayer de vérifier sur ma seule consommation de 2 personnes avec un chauffe eau de 100 L intégré à la chaudière (ballon ECS), et avec 1 clapet après compteur !

On pourrait remarquer également que les constructeurs paramètrent les débits maxi et MINIS et que justement les débits minis pourraient largement intervenir à ce niveau puisque cette fois on acceptera pour une unité de temps prédéterminée (Pas d'information !), un certain volume sans déclarer de fuite.

Quant à mon montage, je n'en suis pas là, car celui-ci se veut le plus simple possible, et j'ai clairement dit ne pas vouloir mesurer des débits (temps entre DEUX Index), et non absence d'index comme je fais, d'autant que dans le cas des compteurs SAPPEL, je n'avais pas prévu pour simplifier, une horloge suffisamment précise .

7 Conclusions

Pour les professionnels de la distribution AEP, si "Fuite" est affiché dans les relevés radio des différentes marques de compteurs radio que vous utilisez, ne soyez donc pas trop surpris si vous voyez parfois des détections à tort, ou au contraire aucun signalement !
(ATTENTION ça ne veut pas dire que c'est toujours faux, bien au contraire, mais il peut y avoir un cas qui est passé au travers).

C'est possible et c'est parfois de tels cas qui peuvent se produire si dans les matériels du commerce, si vous n'avez pas bien paramétré les différentes constantes de fonctionnement, ou que la condition initiale a évolué.

Mais une famille vit et vous devriez alors intervenir quand les enfants grandissent et quittent le domicile familial… Je n'ai jamais entendu parler de telles modifications systématiques, car bien évidemment chaque modification a un coût que les fermiers en premier lieu ne réaliseront jamais (Pour faire plaisir aux abonnés et recevoir moins en facturation...! Il faudrait être fou ! N'est-ce pas ?)

Cela implique aussi une liaison avec l'état civil et une connaissance du nombre d'habitants, bref c'est l'inquisition et je pense que c'est aussi une raison qui fait qu'il faut des valeurs standard acceptables et moyennes pour chaque partie.

De telles informations peuvent de façon parcellaire figurer dans la presse locale (mariage, décès) mais doit-on les utiliser ou au contraire les ignorer…? C'est à chacun de voir, et en ce qui me concerne je reste sur des valeurs qui conviennent à ma situation familiale sans généraliser à outrance, et je n'ai jamais entendu parler de modifications de ce type, mais ça viendra peut-être ?.

Pour mes propres montages radio, je vais essayer d'observer un arrêt compteur d'au moins 2 heures sans index sur une période de 3  jours. J'élargirai la fenêtre au besoin si c'est trop serré.

Pour éliminer les problèmes de chauffe eau, il est certain qu'un vase d'expansion reste une solution technique, et bien que je n'en n'eusse pas encore, je crois que je vais tout de même regarder de plus près ce sujet. Mais comme j'ai aussi un chauffe eau solaire, utilisé en préchauffage, je devrais en installer 2 ! C'est une dépense non rentable financièrement et peut-être "limite" au niveau sanitaire
(Il est toujours fortement déconseillé de boire de l'eau chaude produite ainsi pour un café ou une infusion par exemple).

Le vase d'expansion est un atout pour le respect de l'eau en évitant ces petites fuites. Cependant je voudrais vous indiquer par les calculs simples ci-dessous, que la rentabilité est loin d'être un critère pour de petits volumes.

Exemple :
Chaudière avec ballon intégré de 100L, en saison de chauffage (ce qui est la pire des situations pour les fuites): Perte réellement mesurée de 0.6 L /24H Prix global du M3 d'eau 2€
Consommation annuelle : 219 L
Perte annuelle 0.438€
Prix d'un vase d'expansion environ 40€ (sans la pose)
durée d'amortissement 91 ans !!!
Alors vous avez compris que cela concerne seulement les très grands volumes d'ECS.SAPPEL_01_11

Bon on va déjà vérifier si mon montage pour compteur SAPPEL fonctionne correctement maintenant.

Il a reçu le dernier circuit avec le AH1892 et il a été reprogrammé pour corriger le problème de divergence des volumes (Pb temps réel), (Il reste encore le problème de la détection de fuite à tort).

Comme le programme pour la partie détection de fuites était commun entre SAPPEL et ACTARIS/ITRON, je vais aussi regarder ce dernier qui ne pose pourtant pas de problèmes dans son cas d'emploi, simplement parce qu'il n'y a pas de chauffe eau sur le circuit, et qu'il n'y a donc aucune fuite.

Ssssss !     Ssssss !

lokistagnepas