Les rega100_0809rds de compteur d'eau (V2)

1 Les critères principaux de choix d'un regard
1.1 Les pays (nations)
1.2 Le prescripteur, l'homogénéité du parc
1.3 Régions et Altitude
1.4 Résistance mécanique aux pressions latérales des matériaux (terre)
1.5 Durabilité des matériaux latéraux des regards préfabriqués
1.6 Résistance au roulement et à l'écrasement pression verticale
1.7 Ajustement au terrain naturel
1.8 La couverture (Tampon)
1.9 Résistance aux chocs sur le tampon
1.10 La détection
1.11 L'accessibilité au fontainier
1.12 Le Gel et l'isolation
1.13 Les matériaux nécessaires et suffisants pour la mise en œuvre
1.14 Le drainage
1.15 L'aspect esthétique
1.16 Le nombre d'éléments de comptage par regard
1.17 L'aspect sanitaire
1.18 L'emplacement
1.19 Le responsable des travaux
1.20 Le prix
2 Quels sont les choix de regards
3 La forme du regard
4 Les matériaux et la stabilité
5 L'espace interne disponible / Accessibilité
6 La taille des éléments de fontainerie
7 La couverture (Tampon)
7.1 La détection du Tampon de regard
7.2 La propagation des radiofréquences
8 Le drainage / inondation
9 Le genre de destination (Ville/Campagne)
10 Les regards préfabriqués
10.1 L'outillage spécial d'intervention
10.2 Les raccordements côté utilisateur
10.3 L'isolation
11 La hauteur du compteur
12 Le type de compteur utilisé
13 Le regard et le releveur de compteurs
14 Le coût
15 Le snobisme des nouveautés
16 Les responsabilités
17 Les interventions suites à problèmes techniques
18 Quels choix
19 Les idées à développer

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(Photo trémie ou réhausse conique supérieure asymétrique)

Préambule

Ce chapitre est un complément plus précis sur un des éléments de l'article ''Je raccorde ma maison au réseaux public d'eau potable". Il ne traite que du regard dans le choix (ou son accommodement).

Ce qui est décrit ne concerne que les petits branchements en PEHD de 25 ou 32 avec compteur de DN15, (éventuellement de DN20)  représentant au moins 90% des branchements.
Le choix du regard est rarement laissé à l'abonné, mais cela peut arriver ou être négocié.

C'est un article autant à destination des particuliers que des Régies publiques et des concessionnaires Publics et Privés qui se laissent séduire par un commerce agressif et toujours néfaste à l'utilisateur final comme aux collectivités.
Nous verrons ainsi qu'il n'y a pas une seule solution, mais quelques solutions, dont certaines sont toujours préférables.
L'examen strict des avantages et inconvénients des différentes solutions reste le meilleur garant d'un article qui se veut une référence de choix en dehors de toutes contingences commerciales et de fabrications.

1 Les critères principaux de choix d'un regard

1.1 Les pays (nations)

Suivant les pays, les textes réglementaires peuvent différer, mais en général le modèle d'un regard n'est PAS décidé au niveau d'un pays, mais beaucoup plus bas, soit au niveau d'une région ou département ou directement par le concessionnaire en charge de l'eau potable ou son organisme de supervision (Syndicat ou Commune).
Les textes légaux nationaux ou recommandations des services publics, se contentent souvent de définir les fonctions principales et non le modèle ou le type d'un regard.
Cet article fait naturellement référence au Système Français, mais déborde largement dans l'esprit à une généralisation, n'en déplaise à quelques détenteurs exclusifs de la bonne parole.

1.2 Le prescripteur, l'homogénéité du parc

Le cas le plus habituel en France, est le concessionnaire de réseau qui impose le type de regard à installer. En général, s'il s'agit d'un Privé, il va aller vers ce qui rapporte immédiatement, et donc il va choisir un modèle sur lequel il peut réaliser un bénéfice d'achat important.
Il serait vain de croire que les régies Publiques ne procèdent pas aussi ainsi, car si elles ont le droit de réaliser un bénéfice sur l'achat, celui-ci ne pouvant être distribué à des actionnaires (par définition), repartira obligatoirement au financement des investissements.
C'est une façon indirecte d'alimenter les investissements. (Ça a au moins le mérite de servir la cause de l'eau potable locale et de profiter à un ensemble local)
On constate dès cet instant l'impact des pressions commerciales qui touchent non seulement les Concessionnaires privés, mais aussi les structures Publiques, qui par manque de courage et/ou par snobisme foncent tête baissée, vers des solutions de facilité mais malheureusement techniquement moins durables.
Un chapitre est également consacré au relevé manuel des compteurs, et dans cet esprit, le concessionnaire souhaite un parc homogène pour que le releveur de compteur n'ait pas à "batailler" avec de vieux tampons lourds, dangereux ou fragiles. Cette homogénéité aide aussi au repérage.

1.3 Régions et Altitude

La Région est importante et peut intervenir largement sur des choix, qui peuvent être mauvais pour un secteur donné, mais peuvent devenir intéressants dans d'autres Zones.
(Exemple de regards préfabriqués rectangulaires)
Entre le Nord ou l'Est de la France et le SUD, des solutions différentes peuvent être mises en œuvres relativement à la profondeur moyenne des canalisations. Ainsi un regard résistant mal à la pression du terrain peut trouver une utilité en région PACA, alors qu'en LORRAINE il serait proscrit car la profondeur de couverture des réseaux est de 1 mètre.
Un regard peut aussi se trouver mal adapté à certaines Communes d'altitude, alors que le même regard (chez un même concessionnaire) peut parfaitement aller pour la vallée…

1.4 Résistance mécanique aux pressions latérales des matériaux (terre)

Cette qualité figure parmi les qualités les plus importantes demandées à un regard. En effet il ne doit pas s'effondrer 10 années après avoir été construit. La durée d'un regard doit dépasser 100 ans.
On sait parfaitement que la terre exerce une pression qui croît avec le temps, et que le vide crée a toujours tendance à se combler.
Les matériaux des parois latérales doivent donc être aptes à résister à ces pressions latérales qui sont toujours importantes.
On peut déjà indiquer les structures physiques les plus adaptées pour résister : Sphère, cylindre et cône. (Voyez par exemple les grosses buses coniques d'égouts)
La sphère n'est pas réellement utilisable à cette fin, mais seulement en tant que demi sphère supérieure d'un cylindre peut-être.
Dans ce qui n'est pas une référence de stabilité à long terme, dans la forme à angles vifs (carré rectangle), il faut toujours préférer le carré qui résiste mieux en principe. (Pour une surface constante)

1.5 Durabilité des matériaux latéraux des regards préfabriqués

Les matériaux doivent assurer leur fonction durant de longues années, ainsi que cité ci-dessus. Pour les parois latérales, la résistance ne devra pas faiblir car elle s'accentuera au fil du temps. De même la couverture, (c'est le tampon avec éventuellement des pièces annexes d'adaptation (Tête hexagonale, fendue...poignée de levage...).

Dans le même chapitre il faut aussi parler cette fois des agressions par les tout petits, je veux parler des fourmis et autres insectes qui adorent le polystyrène pour y nicher et en manger une petite partie ou y creuser des galeries. L'isolant de la coiffe devient difficile à décoller et est fragilisé jusqu'à casser. La remise en place d'un tampon peut parfois s'avérer difficile sans un nettoyage approfondi.

1.6 Résistance au roulement et à l'écrasement pression verticale

Un regard est maintenant souvent placé sur l'entrée principale d'une propriété ou vers les places de parking souvent demandées par les services des DDEA. (Place préférée au milieu de la bande de roulement)
Ceci étant, si sa place est directement sur la bande de roulement,  le regard va devoir supporter non seulement des pressions statiques dues au poids des véhicules qui peuvent passer, mais aussi aux pressions dynamiques plus importantes et orientées dans des directions multiples avec des composantes horizontales de forces.
Un regard enterré doit donc résister à des efforts très importants, sans se rompre, tout en restant facilement accessible

1.7 Ajustement au terrain naturel

Il est souvent nécessaire d'ajuster la face supérieure pour être "en accord" avec le terrain naturel, voire dépasser légèrement pour éviter l'embourbement. Cela se réalise souvent par le réglage de la coiffe des regards préfabriqués.

Pour les regards béton, la mise en place détermine le niveau final, et les réglages se réalisent par le calage avec le tout-venant sous la réhausse inférieure. Ce réglage n'est pas très facile, il faut le reconnaître, mais il est essentiel.

1.8 La couverture (Tampon)

Le tampon plus simplement appelé en langage commun, "le couvercle", est un élément important qui doit être d'une solidité extrême. Il doit pouvoir laisser passer un engin sans crouler et créer ainsi un accident. La résistance d'un tampon est toujours donnée en KN (Kilo Newton) ainsi 125 KN équivalent environ à 12.5 tonnes (rapport 9.81 arrondi à 10). Il s'agit d'une force appliquée, et non d'une pression par unité de surface.
C'est la résistance du tampon seul, hors de son contexte d'installation (le contexte dégradera en général très largement cette valeur).
Un tampon ne devra pas pouvoir tomber au fond d'un regard, car il pourrait créer de la casse de matériel d'adduction.
Dans cette optique, il est important de remarquer, là aussi que les formes géométriques rondes permettent SEULES de ne pas "perdre" un tampon au fond d'un regard !
On demandera aussi au tampon de pouvoir suivre au mieux les pentes d'un terrain, par un réglage simple.

1.9 Résistance aux chocs sur le tampon

Un corollaire au paragraphe précédent est la résilience du regard. En effet un simple coup de frein d'un véhicule sur le tampon va transmettre une force de composante horizontale importante qui peut endommager une structure de regard mal élaborée.
Ce cas se produira également verticalement si le releveur de compteur par exemple laisse retomber accidentellement le tampon. Celui-ci ne doit pas casser.
Pour palier ce phénomène, des mastics amortisseurs sont toujours à utiliser lorsqu'un élément vient s'enchâsser dans un autre, quelque soit la nature (et même pour le PVC qui casse aussi).
Un tampon fonte doit être immobilisé avec du mastic amortisseur, sur sa dalle de réduction ou la trémie qu'il recouvre.

1.10 La détection

Retrouver un tampon est parfois nécessaire, car divers impondérables peuvent perturber des situations qualifiées de stables. Ainsi le recouvrement par de l'enrobé, on l'envahissement par la végétation sont les cas les plus fréquents.
Les fontainiers utilisent principalement la détection magnétique, (type "poêle à frire") comme pour les Bouches à Clé (BAC)
Il est important que cela fonctionne AUSSI pour les regards.

1.11 L'accessibilité au fontainier

Le fontainier préfère largement pouvoir intervenir DANS le regard lorsque c'est possible. En effet autrement les opérations sont souvent acrobatiques, la tête en bas, avec perte des outils au fond etc…A ce jour, on ne peut demander de telles conditions de travail à un personnel, aussi cet aspect à qualifier de "pratique" aura une réelle importance.

1.12 Le Gel et l'isolation

Traditionnellement le gel des compteurs est de la responsabilité des abonnés. Cependant si le Concessionnaire impose son regard, il prend de ce fait la responsabilité du gel (à voir plus loin § 10.3)
Dans le cas d'un regard réalisé par l'abonné, il est responsable du gel (et de son entretien).
(Voir article sur le gel des compteurs d'eau)

Les regards préfabriqués sont isolés par l'intérieur ou par l'extérieur. Il est admis que toute isolation est principalement réalisée par de l'air emprisonné. Or une isolation extérieure qui serait écrasée par la pression de la terre ne serait pas très bonne. Il y aura donc lieu de préférer une isolation par l'intérieur.

1.13 Les matériaux nécessaires et suffisants pour la mise en œuvre

Pour les regards préfabriqués, leur stabilité doit être très surveillée du fait de leur faible poids. Ils doivent donc en général être installés à la bonne hauteur et bloqués avec du concassé (0-31.5 habituellement).
Il devrait normalement en être de même pour les regards béton, mais pour ceux-ci, leur poids est tel que c'est presque superflu. Cela devra cependant être fait dans les cas de pentes accentuées.

1.14 Le drainage

Cet aspect est important pour tous les regards, pour de multiples raisons. A cette fin le fond d'un regard fera toujours l'objet d'un drain vers un point bas, soit vers le collecteur des eaux pluviales si les pentes le permettent ou vers un point bas du terrain.
Ce drainage permettra à l'abonné de contrôler en tout temps ses consommations d'eau potable. Il permettra aussi au releveur de compteur d'assurer un relevé sans pomper l'eau qui stagnerait. Ce drainage évitera aussi certains pourrissements sanitairement mauvais.
Enfin avec les nouveaux procédés radio, les ondes se propagent très mal dans l'eau, et cela obligerait à ouvrir le tampon pour relever le compteur qui serait noyé.
Un mot simplement pour dire que l'eau qui stagnerait ne pose pas vraiment de problème aux dispositifs hydrauliques en place, qui sont en principe prévus pour. Je dis bien en principe, car la réalité est souvent un peu différente, et il n'est pas rare de voir des compteurs de toutes marques avec de la buée. (Sauf les compteurs dits "noyés" ou les "supercopters", zut j'ai oublié le m et le u...-Compteurs à tête en verre et peut-être remplis d'azote ou d'air dessiqué- ? ).
D'une façon générale il est toujours important de pouvoir accéder en ultime recours au robinet avant compteur en cas de fuite importante dans l'habitation.

1.15 L'aspect esthétique.

Ce point est une critique largement féminine des "gros vilains tampons noirs" (fonte, voire béton)
Il y a des possibilités de faire quelque chose pour cela, en réduisant la surface d'emprise au sol.
Il est évident que les regards préfabriqués dont les dimensions sont ténues, gagnent toutes les faveurs des dames par ce simple fait. Mais je crois qu'il faut parfois savoir ce que l'on veut et faire des choix techniques avant tout. Si une personne doit pouvoir accéder à l'intérieur, il faut bien légalement un certain diamètre de passage…
20 centimètres d'eau dans une cave sont en général dissuasifs, mais à cet instant c'est trop tard ! Madame, gardez donc la tête froide et écoutez pour une fois la technique, vous ne le regretterez pas…
Les enjeux ultérieurs sont tellement importants que je considère cet aspect esthétique comme largement secondaire ! .

1.16 Le nombre d'éléments de comptage par regard

Je crois que cela a déjà été largement indiqué dans d'autres articles, il faut UN regard par abonné. Dans certaines situations, il peut y avoir plusieurs compteurs par regard, mais ce sont des erreurs fondamentales à ne pas renouveler.
Quelques fabricants de regards préfabriqués proposent jusqu'à 2 compteurs dans un même regard (c'est du commerce avant tout ! hélas)

1.17 L'aspect sanitaire

L'intérieur d'un regard doit être entretenu par son propriétaire qui est l'abonné.
Pour la partie sanitaire, s'agissant d'opérations relatives au domaine agro-alimentaire, les mêmes règles s'appliquent. On doit pouvoir changer tout élément sans introduire pas accident des substances pouvant nuire à la santé (microbes et produits divers).
(Je rappelle qu'un tuyau d'eau ne peut emprunter une canalisation d'eaux usées comme passage, voire traverser un regard d'eaux usées). J'ai déjà vu !

1.18 L'emplacement

Le regard d'un compteur d'eau est en général la propriété d'un abonné. Il est normalement placé sur le domaine privé, directement accessible du domaine public. (Même si des dérogations ont parfois accepté des regards privés sur le domaine public. (Dans ce cas le propriétaire doit assurer à ses frais la mise à niveau éventuelle)
Il sera tel que l'agent des eaux devra pouvoir relever le compteur ou intervenir sur le branchement sans avoir à pénétrer dans la propriété clôturée de l'abonné.
Ceci sous-entend une absence de clôture ou un aménagement spécifique à cet endroit (place de parking, centre d'une bande de roulement, adossé à un muret etc…)
Un regard sur un parking devra pouvoir être ouvert en tout temps (avec ou sans véhicule).
Un autre fait est souvent ignoré. Il est plus du ressort de la mise en œuvre que du regard lui-même. En effet les éléments supérieurs doivent être tels qu'ils ne doivent pas constituer un entonnoir pour les eauREGDEG2x de ruissellement et la terre. Il doit dans ce cas y avoir des petits murets de quelques centimètres à quelques dizaines pour assurer le non éboulement des parties les plus hautes de terre et de dévier les eaux de ruissellement pour qu'elles n'aillent pas sur le tampon et dans le regard lui-même.
La hauteur à considérer doit toujours être celle du terrain fini.
La photo ci contre est un "concentré" par définition de tout ce qu'il y a lieu d'éviter pour raison d'emplacement, d'accessibilité, d'aspect sanitaire, drainage etc...
La ville est un lieu particulier où la place est comptée et où les dimensions des regards doivent être ajustées au plus fin. C'est rigoureusement l'inverse en campagne, où la place est disponible et où il faut se donner les moyens d'intervenir facilement.

1.19 Le responsable des travaux

Le propriétaire est toujours le responsable des travaux pour un regard dont il aurait la charge. Pour les regards préfabriqués, il doit de même guider les fontainiers pour la position sur le terrain et surtout pour la hauteur relativement au terrain fini.
Il y a sur la hauteur un laxisme important qui fait qu'il y a conflit permanent entre les abonnés et le distributeur, car le regard n'est jamais à bonne hauteur.
Dans cette optique il est toujours plus facile de modifier avec un regard traditionnel en béton, qu'avec tout regard préfabriqué quel qu'il soit !

1.20 Le prix

C'est un élément important, mais dont l'abonné n'a pas toujours la maîtrise et particulièrement si le regard imposé est un modèle préfabriqué.
Le prix doit être le plus bas possible, bien naturellement. Le nombre d'éléments à utiliser est quasiment directement responsable du prix.

2 Quels sont les choix de regards

Lorsqu'il est possible de choisir un regard, il faut donc examiner tous les critères du premier paragraphe. Bien entendu, vous n'aurez pas le mieux, car le parfait n'existe pas. Cependant, en fonction de la situation, vous pouvez avoir de moins mauvaises solutions.
Je vais rappeler pour différents types de regards les avantages et inconvénients. Je vais rester volontairement muet sur les marques en cause, mais chacun reconnaîtra suivant son expérience et suivant la description technique.
Je n'ai pas parlé des types de compteurs puisque l'article est sur les regards, mais il faut seulement en dire juste un tout petit mot.
En effet suivant la place disponible, il faudra mettre des compteurs plus petits (110mm) ou encore plus petits, des compteurs coaxiaux.
Le prix de ces derniers est sensiblement plus élevé que les compteurs droits (et ça ne va pas dans pas dans le bon sens…)

3 La forme du regard

Les formes qui résistent le mieux à la pression sont les formes sphériques, cylindriques ou coniques, (voire carrées pour le béton).

Il est dès maintenant évident que les regards préfabriqués de type rectangulaire ne sont pas recommandés dans les régions au climat rude, car la profondeur est importante et la structure rectangulaire est très mal adaptée à une forte hauteur. Ces regards doivent être évités lorsque la profondeur dépasse 50 ou 60 cm.
Ces regards doivent être impérativement bloqués par du tout-venant.

Les regards carrés (ou cylindriques) en béton ont pour eux la solidité intrinsèque du béton, mais ils ne doivent pas être choqués ou fêlés, sous peine de s'ouvrir au fil du temps. L'écroulement ne se produit pas immédiatement car ils sont toujours armés.
Ces regards sont quasiment toujours sans fond et doivent être posés sur du tout-venant et de préférence bloqués latéralement avec celui-ci

Les regards constitués de deux coquilles PVC boulonnées ne sont réellement que des jouets pour "jouer à la dînette". Ils ne présentent rien de sérieux face à aux efforts supportés verticalement aussi bien que latéralement, puisque leur section ressemble plus à un petit rectangle.

4 Les matériaux et la stabilité

La nature du matériau est essentielle car c'est principalement d'elle que dépendra la longévité de l'ensemble.

Dans ceux qui ont une très bonne longévité, je dois citer le béton coulé sous forme de réhausses de toutes tailles et hauteurs, qui est un produit connu depuis des décennies, dont la stabilité n'est plus à démontrer. L'expérience sur ce matériau est confirmée depuis l'époque romaine ! De plus il est en général armé de fils d'acier et donc avant un écroulement, il y a des signes avant-coureurs. Il est même parfois fibré, ce qui ajoute encore à sa résistance aux chocs.
Des petits tampons amortisseurs en mastic mou sont à prévoir pour immobiliser les tampons.

Le PVC est aujourd'hui un matériau reconnu, mais il y a des conditions de stockage à l'abri des UV à respecter. C'est un matériau relativement mou, et paradoxalement fragile, qui a besoin impérativement d'une épaisseur importante et d'une ossature résistante à la pression (Cylindrique par exemple) Comme tous les polymères il convient d'être prudent sur sa longévité.
Sa rigidité est parfois obtenue par des renforts métalliques zingués qui ne peuvent  naturellement pas tenir dans le temps. C'est une très mauvaise solution !

L'acier (galvanisé ou non), et le style "tonneau de 200 Litres" sont proscrits

La brique (maçonnée au ciment et non au plâtre) enterrée n'a pas la résistance mécanique suffisante, et seul l'agglo reste acceptable mais au minimum en 10 cm d'épaisseur. Les agglos coffrants sont aussi des solutions tout à fait correctes mais plutôt réservées aux regards de grandes dimensions.

Les modèles en résines fibrées sont peut-être meilleurs en terme de rigidité mécanique, mais la longévité reste incertaine. A modérer ce propos par le fait que les exemples connus concernent des coffrets aériens soumis à l'action des UV et que dans l'emploi en sous-sol cette attaque des UV est sérieusement réduite sauf pour le tampon.
Ces regards sont donc soumis à la longévité des résines utilisées. Il y a beaucoup de type et je ne peux déborder sur la chimie qui n'est pas mon domaine, mais il convient d'être prudent.

5 L'espace interne disponible / Accessibilité

Une des demandes des fontainiers est de pouvoir intervenir dans des conditions acceptables de position de travail. En ce sens le regard béton avec tampon de 60 cm de diamètre, permet de travailler au fond d'un regard avec une relative aisance (tête en haut).

Les modèles préfabriqués rectangulaires sont en général bien accessibles, encore que certains modèles soient mal agencés et obligent à travailler tête en bas ! (Il ne peut être question d'empiler les rehausses)

Les autres modèles PVC cylindriques ont des diamètres différents et des épaisseurs de parois différentes. Suivant les diamètres, il est possible de disposer des compteurs de 110 mm avec RAV d'équerre et douille de purge coudée.
Le raccordement dans ces modèles peut être fait avec chaque tuyau d'arrivée et de départ. L'accessibilité reste juste "acceptable", mais est loin d'être satisfaisante

Dans des modèles plus compacts, des compteurs coaxiaux sont nécessaires pour gagner de la place, mais la place est si restreinte qu'il est alors nécessaire de faire les raccordements par des raccords en dehors du regard…Là il faut de l'outillage spécial pour intervenir et de plus il faut abîmer le polystyrène pour intervenir.
L'accessibilité est très bonne pour la lecture du compteur, mais est quasiment nulle pour une éventuelle intervention sur le Robinet (RAV) .

La douille de purge est en principe du ressort de l'abonné ? Alors comment l'abonné peut-il faire pour la changer ? (C'est une bonne question !).
Cela n'est pas acceptable sans des définitions très précises des responsabilités.

6 La taille des éléments de fontainerie

La réduction des dimensions des regards préfabriqués appelés aussi "hors-gel" a conduit à des tailles d'éléments hydrauliques miniatures mécaniquement trop faibles.
Ainsi au vu des contraintes parfois sévères au niveau pression et coups de bélier, ces éléments n'ont pas la résistance requise, et du fait des faibles dimensions, entraînent des vitesses élevées associées à des pertes de charge élevées.
Les fabricants pour faire des économies calculent les poids de matière première utilisée et bien entendu retiennent le meilleur, c'est-à-dire celui dont le poids est le plus faible.
Ces solutions ne me paraissent pas répondre aux besoins, surtout dans le domaine si important de l'eau potable.
Les matériels utilisés doivent impérativement durer dans le temps. Cela fait partie à mons sens du terme "développement durable".
Il faut donc garder aux équipements hydrauliques leur taille normale de sécurité, permettant une résistance de longue durée.
Cette taille des éléments est naturellement plus sensible sur certains regards préfabriqués.
Les équipements de fontainerie en PVC et en plastique fibré (raccords) sont un exemple criant des tentatives qui semblent avoir échoué par une certaine méfiance des gens de métier d'utiliser des produits dont la mise en œuvre est un tant soit peu délicate (vissage à pas fin) et dont le serrage inadapté peut provoquer la rupture.
Ce cas a été aussi vérifié sur des raccords métalliques dont l'étanchéité est obtenue par serrage.

Je veux ajouter un élément important sur cette taille des éléments. Le compteur est toujours en point haut, et lorsqu'il y a de l'air dans le réseau, il y a des coups de bélier au niveau de ces pièces en partie haute (compteur, douille de purge, RAV)
Je n'ai pas eu connaissance de rétrécissements de passage de l'eau dus à l'air en point haut, mais il n'est pas exclu qu'il y en ai.
J'ai cependant eu échos de compteurs coaxiaux abîmés par l'air et les coups de bélier.

7 La couverture (Tampon)

C'est aussi un point de choix important, car suivant l'emplacement du regard, le tampon devra pouvoir répondre à des sollicitations importantes. Le choix sera réalisé en fonction de cela. Tous les regards devant subir un roulement de véhicules légers devront à mon humble avis ne pas être principalement constitués de plastique simple pas plus que fibré.
Le tampon doit rester accessible sans outillage spécial. Une clé n'est pas recommandée, car après on trouve toute la panoplie de tailles. Seule la fente pour un tournevis reste acceptable.
Pour la solidité dans les cas de roulement ou de charge importante, je ne peux que recommander la fonte à 125 KN, voire en 400 KN si des camions doivent passer.
Il est évident que la taille du tampon est un paramètre important dans sa résistance à la charge statique et dynamique. Ainsi un tout petit accès en PVC peut être acceptable (orifice de relevé de compteur par exemple).
Un tampon fonte peut lui-même être enchâssé dans une pièce plus importante en béton, pour adapter les dimensions. Dans ce cas, la partie en béton est toujours fixe et l'accès se réalise par l'opercule du tampon fonte.
Les tampons uniquement en béton, sont proscrits, car trop lourds à manœuvrer par le personnel des eaux, et surtout des risques de chute et de blessures aux doigts. Ces tampons ont aussi l'inconvénient majeur d'être fragiles. Ils ne devraient plus être admis en couverture de regard de comptage.

Les tampons galvanisés à deux portes, en tôles striée ne sont plus beaucoup utilisés et de plus insuffisamment résistants pour des prix acceptables

Enfin, un tampon ne doit pas, par sa rupture, entraîner d'accident, tant pour les personnes que pour les véhicules s'étant peut-être imprudemment aventurés dessus.
A cette fin le tampon ne doit pas plier, ni casser sous la charge d'une roue de voiture. Cela peut-être éventuellement plus draconien si les camions sont appelés à rouler dessus.
Dans cette optique tous les tampons en plastique fibré posent d'énormes problèmes dans les chantiers de lotissement où la jungle des camions est incessante, et où tous les regards sont fracassés sans pitié et sans responsable identifié !
L'ajustement des ces tampons en matériaux composite est si précis que la moindre boue empêche une fermeture correcte et qui plus est, parfois le verrouillage. On est pas dans le domaine mécanique, et c'est malheureusement ce qui arrive quand ce sont les mécaniciens qui conçoivent…(l'habitude de l'H7g6 !)

7.1 La détection du Tampon de regard

Lorsque la végétation a poussé ou que le bitume s'est trouvé "re-vitaminé" par une nouvelle couche, les tampons peuvent disparaître, et s'ils sont en plastique, en général les constructeurs ont placé un élément métallique magnétique de masse et surface suffisante qui permet leur détection au détecteur de métaux standard.
Cette détection est toujours nécessaire pour un regard quel qu'il soit.

7.2 La propagation des radiofréquences

Pour les structures qui ont opté pour des têtes radio sur les compteurs, il est important que les émissions Haute fréquence ne soient pas atténuées par un tampon métallique pouvant faire écran.
Les fréquences utilisées sont telles qu'un simple trou de 1 à 1.5 cm permet un passage aux émissions.
Le tampon, s'il n'est pas déjà percé, devra l'être.
Dans certains modèles de tampons fonte, un creux central est ménagé à cet effet, tant pour un deuxième point d'ouverture que pour le passage des ondes. Il suffit de percer dans ce creux.

8 Le drainage / inondation

Ce paragraphe est le complément indispensable du précédent. En effet tous les regards (visitables) doivent être drainés. Il y a un complément de raison qui nécessite cela, c'est la propagation des ondes radio. Cette propagation se réalise très mal dans l'eau. Il faut donc, et là c'est à l'abonné de faire le travail, drainer soit vers le réseau des eaux pluviales soit vers un point bas du terrain, de façon à ce que l'eau ne séjourne pas.
Ce point est surtout important dans les régions froides et avec regards béton, là où le compteur se trouve complètement au fond.

Les regards préfabriqués du fait de la hauteur de compteur sont moins sensibles à l'eau de ruissellement/stagnation.
Je pense que cette nécessité du drainage sera confirmée prochainement dans de nombreux règlements de service, car c'est un obstacle important à la télé relève.
Le drainage pourra simplement être constitué de concassé ou de graviers vers le point bas possible.

9 Le genre de destination (Ville/Campagne)

Suivant la place disponible, il sera possible ou non d'installer tel type de regard ou non.
En ville, les compteurs sont encore souvent dans les habitations, et pour ceux qui sont en limite de propriété, la place est comptée, et il n'est pas possible, très souvent de trouver une surface de 1 m2 pour mettre un regard traditionnel. Alors dans ce cas il faut envisager le regard préfabriqué dont le seul avantage est d'être moins gourmand en place au sol.
Suivant les régions on refusera le regard/coffret à intégrer en muret de clôture, qui est une anti-solution pour faire plaisir aux particuliers toujours très sensibles "design". Les nouveautés ne sont pas toutes bonnes.
Ces coffrets, certes très discrets sont plus sensibles au froid que tous les autres. Leur isolation en polystyrène est friable, et le moindre "grain de sable" peut entraîner le gel des équipements…Il faut réserver ces modèles aux régions SUD et aux pays chauds. Ils ont aussi l'inconvénient de la fragilité des pièces.
Pour les regards au sol, préférer ceux qui évitent de mettre un raccord complémentaire, et principalement côté usager :
Rappelez vous qu'APRÈS COMPTEUR c'est votre responsabilité ! Personnellement je refuserais tout raccord sans décharge du distributeur en cas de fuite.
Il faut bien comprendre que toute pièce rapportée est un maillon faible (excusez moi Laurence). Rien ne vaut la continuité d'un support quel qu'il soit.
Tous les regards avec manchon sont donc à proscrire de façon générale. Les tuyaux doivent pouvoir être raccordés (d'un côté comme de l'autre) sur les appareillages du regard.

La charge au sol et la déclivité du terrain interviennent cette fois dans le choix final. En effet si le regard est appelé à être "roulé", la coiffe ou le tampon et la structure devront le permettre. Si ce sont des camions, ce sera très délicat, et peut-être nécessaire d'abandonner une solution préfabriquée.

Pour la campagne, là où il y a de la place, je ne peux que recommander ce qui a fait ses preuves depuis tout temps, c'est-à-dire le regard en béton, soit en béton coulé, soit constitué d'agglos maçonnés ou de d'agglos coffrants.
Si vous avez la possibilité de pouvoir opter pour cette solution, je ne peux que la recommander, car elle s'inscrit dans la durée et la facilité d'intervention (tant Publique que privée). Cette solution vous permettra éventuellement d'installer un réducteur de pression, ce qui protégera encore un peu mieux le tuyau privé dont vous avez la responsabilité.
Pour ce faire il faut demander à votre concessionnaire de pouvoir le réaliser à vos frais (ou en proportion de prix comme ce serait plus juste). Vous perdrez votre assurance contre le gel mais les solutions d'isolation existent et fonctionnent parfaitement.
Si votre concessionnaire accepte, c'est bien ! Sinon vous devrez vous plier à ses "desideratas", mais n'oubliez pas de lui rappeler (courrier à l'appui) que le gel éventuel du compteur et autres problèmes lui incomberont, puisqu'il préconise SA solution.

10 Les regards préfabriqués

Les avantages et inconvénients ont je pense été déjà largement développés, et je ne veux cette fois qu'apporter une ébauche de conclusion.
Il faut garder ces regards préfabriqués pour les endroits où il n'y a pas de place, et là où les efforts restent faibles, ainsi que pour les régions chaudes, là où la couverture des canalisations est faible.

Il faut maintenant expliquer que pour CHANGER UN ROBINET avant compteur, dans certains modèles, il est nécessaire de faire appel à une mini pelle ou un tractopelle, car rien ou pratiquement n'est réparable depuis la surface du terrain. Cela n'est pas à mon sens acceptable, tant pour l'abonné que pour le concessionnaire.

10.1 L'outillage spécial d'intervention

Il est parfois possible d'intervenir depuis la surface à l'aide d'un outillage spécial, mais parfois au détriment de l'isolation qui ne répond plus cette fois aux critères initiaux du fabricant.
Tout outillage spécial n'est pas acceptable en eau potable.

10.2 Les raccordements côté utilisateur

Un raccord sur la partie privée a été évoqué ci-dessus : Tout raccord est une source potentielle de fuites. Ces fuites sont théoriquement à la charge de l'abonné. Cependant, si l'abonné n'est pas l'auteur du manchon de raccordement, en toute théorie, aucune faute ne peut lui être reprochée, et je pense que devant un tribunal, il devrait avoir gain de cause, à la seule condition qu'il en ait fait la remarque par courrier recommandé au distributeur ou au Syndicat.
L'abonné a non seulement la charge de l'eau perdue, mais aussi la charge de la réparation. Attention il y a de la bataille dans l'air ! Le seul intervenant, matériellement possible, sur le regard préfabriqué est le service des Eaux…
Ce cas spécifique peut se produire avec certains types de regards préfabriqués.
Mais le cas arrive parfois avec des regards traditionnels, pour lesquels une erreur de coupe de tuyau a eu lieu. En bonne intégrité, le concessionnaire doit placer le manchon de raccordement de son côté si c'est SON erreur.

Dans certains regards préfabriqués les tuyaux sont parfois passés dans de petites équerres coupantes qui risquent de détériorer les tuyaux PEHD. Les tuyaux en fonction des variations brutales de débits appelés, bougent et peuvent ainsi marquer sérieusement les tuyaux. Il est nécessaire de placer des petits morceaux de plastique (traversées de chassis) sur la tranche de la tôle pour le passage des tuyaux.

Noter également que dans presque tous les regards sur lesquels on peut raccorder les tuyaux, il y a lieu de laisser un peu de mou, parfois en hélice, ce qui permet l'abaissement de l'ensemble de comptage jusqu'au niveau prévu.

10.3 L'isolation

Isoler un regard préfabriqué est réalisé d'origine par le fabricant. Le fabricant s'engage sur la base de ses essais climatiques sur une température, mais aussi parfois sur la durée de maintient de cette température.
Je rappelle que l'isolation "en l'air" n'empêche pas le gel mais qu'elle le retarde. Une bonne isolation capture les calories là où elles se trouvent (dans le sol) et les empêche de s'échapper par le dessus. C'est le principe général.
Dans les regards en béton ou agglos, le plus simple et le plus efficace est de placer 2 ou 3 sacs de 100 litres de copeaux de polystyrène et de les poser simplement sur les éléments de fontainerie.

Pour les regards préfabriqués, on a évoqué l'isolation par l'intérieur ou par l'extérieur. La meilleure est celle par l'intérieur, car elle n'est pas comprimée par la terre et conserve mieux son pouvoir.

Il y a lieu de maintenir en parfait état celle-ci, car c'est sur cette base que le gel ne fait pas ou retarde son office. Les fourmis sont les plus grandes gêneuses de ce type de regard. Il y a lieu de les empêcher de nicher dans le polystyrène et les interstices. Elles dégradent le matériau et constituent une difficulté d'accès et un problème d'isolation.

11 La hauteur du compteur

La hauteur du compteur par rapport au sol fini est un critère important pour l'accessibilité.
Sauf dans des erreurs d'emploi, la position du compteur dans les regards préfabriqués est toujours très haute et assez proche du sol. La chaleur provenant du sous-sol est bloquée par des éléments en polystyrène et vient ainsi empêcher le gel.
Des cannes en cuivre fonctionnant suivant le principe d'un "frigo" (chaleurs latentes), et fixées sur des ensembles métalliques peuvent augmenter la capacité de résistance au gel des équipements. Ces cannes sont aussi utilisées sur les regards préfabriqués, aussi bien que sur des boîtiers intégrables dans les murets de clôtures.
Le principe physique reste simple, mais c'est tout de même bien sophistiqué par rapport une solution traditionnelle.
Il faut reconnaître plusieurs points positifs à cette situation, qui sont la lecture aisée, la grande facilité d'échange de compteur, ainsi que la meilleure propagation radio.

Dans le regard béton, le compteur est au fond, à hauteur variable mais souvent entre 60 à 100 centimètres. Il est nécessaire de descendre ou de se pencher pour lire le compteur. Ce type permet une intervention facile mais est un peu moins bon en transmission radio.

12 Le type de compteur utilisé

Deux grands types de compteurs équipent les regards de comptage des petits abonnés : Les compteurs droits de 170 ou 110 mm pour le DN15, et les compteurs coaxiaux.

Ces derniers utilisent deux canalisations concentriques pour arrivée et départ, et un joint assure l'isolation entre les deux…Un joint est toujours un nid à problèmes…Il faut dire que dans cette vision l'abonné ne sera jamais lésé car au pire il bénéficiera d'une petite partie de l'eau qui passe sans être comptée.

Je préfère à titre personnel le bon vieux compteur droit qui a fait ses preuves. Le compteur coaxial est à ma connaissance (?) toujours de type volumétrique, à cause des longueurs trop courtes pour stabiliser les flux en compteur "type vitesse".

13 Le regard et le releveur de compteurs

Non ce n'est pas la dernière fable de Lafontaine ! Ce paragraphe doit permettre également une vision parallèle de deux entités.
Les regards traditionnels en béton sont malheureusement très (trop) souvent mal entretenus. De ce fait, le relevé manuel des compteurs n'est pas chose facile, mais souvent très insalubre. (Les personnels sont vaccinés contre certaines maladies dont la leptospirose). Ces regards sont souvent profonds et parfois noyés car non drainés. Dans ces conditions, la lecture des Indexes n'est pas très facile et des erreurs sont possibles.

Pour les regards préfabriqués, les compteurs étant généralement remontés plus près de la surface du sol, la lecture est plus facile. Les tampons sont plus légers et d'un diamètre beaucoup plus petit. Ce sont des avantages certains à ce type de regards.

14 Le coût

Beaucoup de regards préfabriqués nécessitent des compteurs coaxiaux, et augmentent ainsi le coût d'exploitation de façon souvent inutile.

Le bon vieux compteur droit a fait ses preuves, est moins cher et compte tout aussi bien… (Classe de comptage) Alors pourquoi vouloir faire cher alors que ce n'est pas obligé. Des regards préfabriqués autorisent les compteurs de 110, et même parfois de 170.

Quand il faut un regard préfabriqué, il y a lieu de le choisir aussi pour sa simplicité, et qu'il puisse être équipé d'un compteur droit.

15 Le snobisme des nouveautés

Ce chapitre m'attriste, car je peux dire maintenant que quelques élus sont parfois de grands enfants toujours prêts à se faire "mousser" et très insouciants.
Quelques responsables opérationnels ont aussi parfois cette mauvaise habitude et cela conduit naturellement à la même chose.

On m'avait ainsi obligé à faire mettre des regards préfabriqués... Mais les regards cassés par les ouvriers de chantier, commençaient à se compter.
Un jour, dans un lotissement, la moitié des regards préfabriqués a été cassée par les gros camions et la négligence des ouvriers.
J'ai dû faire cesser d'autorité cet état de fait au risque de me faire engueuler. Mais au final, la réalité l'a emporté sur la bêtise. Ouf !
Cela n'aura été que de courte durée car depuis que la retraite m'a appelé vers d'autres activités, le préfabriqué est à nouveau en vogue ! Quel dommage, mais il vaut mieux faire de la randonnée que de penser à la bêtise humaine

Il y a aussi la gent féminine qui évidemment trouve "moche" ces grosses plaques noires au milieu de la pelouse. Oui, oui, vous avez votre petite part de responsabilité, Mesdames, dans cet état de faits…

16  Les responsabilités

Il est évident que ce que le concessionnaire impose ne peut pas vous être reproché.
Si vous allez à l'encontre, vous prenez vos responsabilités, notamment pour le gel. Si le concessionnaire impose un regard préfabriqué, que la place n'est pas comptée, et que le concessionnaire accepte un autre regard, vous devenez cette fois responsable de votre choix et de ce qui en incombe, notamment des désordres éventuels et du gel.
C'est un choix ! A vous de voir …
Ne demandez jamais un regard préfabriqué en lieu et place d'un regard béton !

17 Les interventions suites à problèmes techniques

Dans le regard traditionnel en béton, tous les éléments peuvent être réparés sans aucun terrassement.
Dans les regards préfabriqués, généralement cela se traduit par l'extraction à la mini pelle, et la mise en place de manchons de réparation...des deux côtés. Alors dans ce cas vous ne devriez accepter aucun raccord sur votre partie privée ainsi que cela a déjà été évoqué plus haut.
Toute fuite après compteur vous serait immanquablement imputée.
Dans ce cas, vous devez faire un courrier recommandé pour préciser ce fait, et écarter ainsi votre responsabilité comme il se doit.

L'extraction d'un regard préfabriqué en défaut nécessite toujours de la part du concessionnaire, outre le changement dudit regard, le rétablissement de l'eau souvent par ajout d'un raccord sur le tuyau privé ! C'est bien là que la frontière des responsabilités est extrêmement ténue…

18 Quels choix

Je ne vais pas faire de dessins après l'analyse des avantages et inconvénients de chaque système, il faut évidemment retenir les solutions les plus simples, dont le recul sur la bonne tenue dans le temps est le plus intéressant.

En premier lieu le regard à base d'éléments en béton ou d'agglos me semble le plus approprié. Ce type se conjugue en différents modèles carrés (rectangulaires), avec tampon fonte sur réhausse conique ou avec dalle de réduction, et tampon fonte 125 KN de 60 cm.
Noter que les modèles circulaires (type buse verticale) existent mais ne permettent pas une aisance de travail suffisante pour une même dimension de diamètre relativement au côté d'un carré.
Pour la limitation de la surface au sol, préférer la réhausse béton de type cône asymétrique qui existe localement, mais ne fait pas l'objet d'une diffusion des mouleurs béton. (Photo de début d'article)

Si la place est comptée et que les "obligations" sont telles qu'il faut mettre un regard préfabriqué, il faut de préférence s'orienter vers un modèle cylindrique (pour les pays froids) avec isolation par l'intérieur.
Retenir également les modèles où le compteur peut être un modèle traditionnel de 110 mm. Retenir également un modèle ayant un tampon et une coiffe d'une solidité à toute épreuve, réglable en hauteur et orientable pour suivre la pente du terrain.

Dans un chapitre non encore évoqué dans cet article, Il faut penser que les gaines annelées sont de grosses conduites d'eau naturelle et qu'il y lieu parfois de les obturer.  Cela me semble beaucoup moins facile avec les regards préfabriqués. (Voir article je raccorde ma maison...)

19 Les idées à développer

Un regard béton complet avec cône et tampon fonte revenait il y a quelques années, à environ à 300 Euros.

Pour la réduction des coûts, j'avais regardé à l'époque avec des modèles basés sur des gaines annelées de 1000 découpées à la longueur voulue, mais l'obstacle le plus important était l'adaptation d'un tampon fonte de 60 cm et le réglage.
Il est vrai que les fabricants hésitent à se lancer dans des moules coûteux, sachant qu'il n'y aura pas obligatoirement le marché, ou que celui-ci peut se trouver simplement abandonné sans préavis.

Je crois qu'une des solutions passe par des moules de type cylindre et cône, obtenus en roto moulage, sur lesquels on peut poser directement un tampon fonte. Le coût d'amortissement du moule est important et impacte largement le prix qui reste élevé.

Au contraire des parties verticales standard type gaine annelée de 1000 et cône en béton pour ajustage avec tampon fonte de 60

En résumé voici les critères à retenir pour le meilleur regard.

- Légers
- Forme cylindrique et/ou conique
- Réglable en hauteur
- Tête ou coiffe orientable et extractible pour permettre un éventuel accès complet
- Taille permettant l'usage de compteurs standard
- Accessible intérieurement à un fontainier sans décaissement
- Permet la fixation d'un support compteur
- Prix le plus bas
- Isolation facile
- Possibilité d'obturation des gaines annelées
- Surface au sol réduite à un carré de 60 centimètres maxi pour la partie esthétique.

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